CSI : Rapport annuel 2007 des violations des droits syndicaux
Publié par cgtgeo sur 7 janvier 2008
La Confédération Syndicale Internationale a publié un très intéressant rapport concernant la violation des droits syndicaux à travers le monde. Ce document très copieux est consultable sur le site de la CSI.
Alors que la loi dite du “service minimum” entre en vigueur en France le 1er janvier 2008, ne doutons pas que si les salariés et le mouvement syndical n’arrivent pas à imposer l’abrogation de ce texte scélérat, cette attaque contre le droit de grève des salariés, commençant par le secteur des transports, se généralisera ensuite dans tous les secteurs d’activité.
Le droit de grève, c’est l’arme élémentaire des salariés. Le droit de grève n’est pas négociable !
13 janvier 2008 à 5:32
Certes, la marche à pied les jours de grève des transports, c’est galère. Mais avec ce principe, on pourrait aussi dire que les salariés des boulangeries ne devraient pas bénéficier du droit de grève car manquer de pain, c’est désagréable. Et puis, de fil en aiguille, on déshabillerait l’ensemble des salariés au prétexte que, d’une façon ou d’une autre, le droit de grève est gênant sous tel ou tel prétexte.
Aujourd’hui, de nombreux salariés sont soumis à des règles de réquisition en cas de grève. Ainsi, en ce moment, la mobilisation des médecins urgentistes dans les hôpitaux est minorée par ce procédé. Le but du gouvernement, à travers la loi dite “du service minimum”, ne vise pas à améliorer les services publics mais bien à démolir le droit de grève qui est la liberté fondamentale des salariés.
Avec le droit de grève, les salariés ont déjà bien du mal à se faire entendre.
Sans droit de grève, ce sera pire.
Et en matière de service public, on en verra des conséquences bien plus funestes que quelques jours de marche à pied… Jusqu’à présent en France, la capacité de lutte des salariés des services publics a permis de préserver de nombreux services indispensables aux usagers. Sans cette résistance syndicale, qui a parfois pris la forme de la grève, on aurait connu une dégradation plus poussée des services publics.
A l’heure où le MEDEF veut détruire le Code du travail et le CDI, supprimer la durée légale du travail, mettre les salariés toujours plus sous pression, étendre la précarité et la flexibilité, ce n’est vraiment pas le moment de laisser démolir le droit de grève !
La rédaction.