Blog du syndicat CGT OM de l’IGN

Bien-Etre et Liberté Pour Tous Les Salariés

Archive de la catégorie «Retraite»

Réforme de l’IRCANTEC : la campagne de la CGT pour la défense des retraites complémentaires

Posté par cgtgeo le 13 octobre 2008

L’Ircantec est la retraite complémentaire des agents non-titulaires de la Fonction publique : elle couvre tous les agents qui ne sont pas fonctionnaires ou ouvriers affiliés au FSPOEIE

Campagne de pétition contre la réforme de l’IRCANTEC

Vous trouverez, ci joint, quatre fichiers destinés à la campagne de pétition contre la réforme de l’Ircantec :

- Le fichier n° 1 présentant le sens et l’organisation de cette pétition

- Le fichier n° 2 : la pétition elle-même

- Le fichier n° 3 : une explication technique et chiffrée de la réforme

- Le fichier n° 4 : le dossier d’analyses et de propositions détaillées produit par les administrateurs(trices) CGT au CA de l’IRCANTEC

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Appel de l’UGFF pour la manifestation du 29 mars 2008

Posté par cgtgeo le 27 mars 2008

Union Générale des Fédérations de Fonctionnaires

LE 29 MARS : MANIFESTONS POUR LES RETRAITES ET LES SALAIRES !

Le « rendez-vous 2008 » sur les retraites va se jouer au cours des prochaines semaines. Après une brève « concertation » que le gouvernement veut cantonner strictement dans la logique de la réforme de 2003, une nouvelle loi serait proposée au Parlement en juin ou juillet – dates qui ne doivent évidemment rien au hasard !

C’est donc dès maintenant que doit se construire le rapport de force. Dès maintenant que, salariés et retraités du public et du privé, concernés cette fois-ci dans les mêmes conditions, doivent se mobiliser. C’est le sens de la journée d’action du 29 mars.

Stopper la logique infernale des réformes de 1993 et 2003.

La France est l’un des pays européens où les mesures les plus néfastes ont été prises, c’est celui où les sacrifices les plus importants sont demandés aux seuls salariés. Il ne s’agit pas là uniquement d’affirmations de la CGT mais des conclusions d’une étude de l’OCDE.

L’allongement de la durée de cotisation, la mécanique de la décote, l’indexation sur les prix conduisent chaque année à une dégradation supplémentaire des niveaux de liquidation des retraites puis des pensions versées.

S’opposer à la mise en danger de la répartition

L’amputation du niveau des pensions sera considérable à brève échéance, créant les conditions pour que les jeunes d’aujourd’hui ne puissent prendre leur retraite qu’à 67, 70 ans ou plus. Cette « réforme » cumule de nouvelles contributions essentiellement à la charge des salariés, la perspective de retraites réduites et l’incitation à se financer une retraite supplémentaire par capitalisation.

La loi Fillon est en réalité une loi anti-jeunes, comme elle est une loi particulièrement néfaste pour les femmes et les salariés les plus précaires.

De surcroît, en créant une situation légale instable avec des remises en cause et des dégradations tous les quatre ans, elle met en danger le principe même de la répartition.

Extension du domaine de la prime… et donc de la capitalisation !

Avec les accords minoritaires issus des dernières négociations salariales, le maintien (très partiel) du pouvoir d’achat n’est plus assuré par l’évolution de la valeur du point indiciaire, mais par des primes.

Par touches successives, malheureusement avec le soutien de certaines organisations syndicales, une partie du traitement des fonctionnaires se trouve en quelque sorte « siphonnée » vers l’indemnitaire et, par voie de conséquence, de la pension de retraite vers d’aléatoires et minuscules rentes additionnelles.

Non à la création d’une caisse de retraite des fonctionnaires

Les ministres des comptes publics et de la Fonction publique « réfléchissent aux avantages et inconvénients d’une caisse de retraite pour les fonctionnaires de l’ Etat ».

Le gouvernement, en prétendant vouloir « mieux assurer le pilotage de la retraite » vise en réalité à couper les liens qui ont jusqu’à maintenant constitué une garantie essentielle pour le niveau des pensions des fonctionnaires. Il s’agirait de gérer les pensions comme un domaine « à part », ce qui permettrait au gouvernement d’afficher une contribution de l’employeur public – c’est-à-dire du contribuable – absolument exorbitante. A partir de là, une nouvelle étape de réduction des droits collectifs et d’augmentation de la part salariale serait plus « présentable ».

Une caisse, ce serait un échelon intermédiaire, représentant un coût supplémentaire n’existant pas aujourd’hui. Qui peut croire que ce genre « d’investissement » n’a pas pour but de procurer à terme, du point de vue de l’employeur public, une baisse des garanties et du niveau des pensions ?

LES PROPOSITIONS DE LA CGT POUR ASSURER L’AVENIR DU SYSTÈME DE RETRAITE

Dans le public comme dans le privé

- Le taux de remplacement du salaire net par la pension nette ne doit pas être inférieur à 75 % pour une carrière complète.

- La reconnaissance d’une « carrière complète » à 60 ans doit intégrer, entre 18 et 60 ans, outre les temps d’activité professionnelle, les périodes d’étude, de formation, d’apprentissage et d’inactivité forcée (recherche d’un premier emploi, chômage).

- Pour l’UGFF, cette carrière complète doit correspondre à 37,5 annuités.

- La reconnaissance des travaux pénibles, dangereux et astreignants doit permettre un départ anticipé assorti de bonifications.

- Le minimum de pension pour une carrière complète doit être fixé au niveau du SMIC.

- L’augmentation des pensions doit être indexée sur les salaires des actifs.

Dans la Fonction publique en particulier

- Le régime actuel des pensions civiles et militaires de l’Etat doit être maintenu, sans la création d’une caisse qui n’a aucune utilité pour un employeur unique.

- La prise en compte de tous les éléments de rémunérations complémentaires (les primes) dans l’assiette de cotisation pour la retraite doit conduire à une mise en extinction du Régime additionnel.

- Les droits familiaux et conjugaux amputés par la réforme Fillon doivent être rétablis et améliorés, en particulier pour les femmes.

Les propositions de la CGT pour réformer le financement :

- Une contribution doit être instaurée sur les revenus financiers des entreprises ;

- La cotisation des entreprises devra être modulée afin de pénaliser celles qui licencient et recourent à une main d’œuvre précaire ;

- Réforme de la « compensation démographique » avec prise en compte des ressources réelles des ressortissants des régimes des non salariés.

* * *

Le 29 mars, avec les salariés du privé et des régimes spéciaux, avec l’ensemble des retraités, les fonctionnaires ont toutes les raisons de se mobiliser. Pour empêcher une étape supplémentaire de régression et pour, au contraire, faire s’inverser la logique des choix de 2003.

=> Pour revenir sur l’allongement de la durée de cotisation.

=> Pour corriger les injustices engendrées par l’amputation des droits familiaux, en particulier au préjudice des femmes fonctionnaires.

=> Pour empêcher l’appauvrissement programmé des pensionnés en imposant un mécanisme d’indexation des pensions lié à l’évolution des rémunérations des actifs.

=> Pour exiger une augmentation générale des salaires, synonyme de meilleures retraites et de ressources supplémentaires dans la cadre incontournable du régime par répartition.

MANIFESTONS ENSEMBLE LE 29 MARS DANS TOUTE LA FRANCE.

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Compte-rendu de la “concertation” du 13 novembre 2007 sur l’insalubrité

Posté par cgtgeo le 14 novembre 2007

Insalubrité : chantage des tutelles contre le droit à la retraite !

Hier, mardi 13 novembre, la DRH avait invité les organisations syndicales du corps ouvrier à une « concertation » sur la question de l’insalubrité.

Cette « concertation » découle d’une demande formulée par les ministres des tutelles (Budget et MELT) dans leur courrier en date du 29 mars 2007. En contrepartie d’une dérogation dans l’application du décret 2004-1057 du 5 octobre 2004 concernant une quinzaine d’agents ouvriers de l’IGN, affiliés au FSPOEIE, bénéficiaires de l’insalubrité, menacés par l’application de la loi Fillon, les tutelles voulaient :

« En contrepartie, il est nécessaire que vous engagiez une concertation avec les organisations syndicales représentatives au sein de votre établissement, visant à revoir le classement de certains emplois en catégorie insalubre, qui ne correspond manifestement plus à la très profonde évolution des métiers au sein de l’Institut et chez ses concurrents. »

Pour mémoire, grâce aux actions menées en Intersyndicale en février-mars 2007 (dont l’occupation du CA), nous avons sauvé 19 collègues menacés de se retrouver illico à la porte avec une retraite minorée…Comme quoi, il ne faut jamais se résigner.

En fait de concertation, il s’agissait d’obtenir l’approbation des syndicats pour la remise en question de l’insalubrité dans le corps ouvrier.

L’objectif de l’administration est simple :

La plus grosse partie des agents du corps concernés par l’insalubrité se trouve aujourd’hui parmi les DRPI. L’administration entend réserver la reconnaissance de l’insalubrité aux seuls restituteurs et exclure les dessinateurs et photo-identificateurs. Alors que tous travaillent sur écran avec la même « matière première » mais selon des techniques différentes.

Les autres techniques, notamment à l’imprimerie et dans les laboratoires de photographie, sont marquées par une très forte décroissance numérique des postes de travail. Et ne constituent pas la cible première des tutelles. Néanmoins, si on laisse faire sur une technique, la contagion peut sévir sur d’autres activités.

La discussion a permis de souligner que le décret 2004-1057 était particulièrement pervers car il encercle le droit de partir à la retraite plus tôt d’un certain nombre de contraintes qui s’accumulent contre l’intérêt des salariés :

- avant la loi Fillon, un agent, classé dans un emploi insalubre, qui avait validé quinze années au titre de l’insalubrité, pouvait partir en retraite selon son choix, entre 55 et 65 ans.

Sa pension était basée sur la formule « N annuités x 2% »

- maintenant, avec la loi Fillon, cet agent peut toujours partir entre 55 ans et 60 ans mais gare à sa pension s’il ne totalise pas 40 annuités de cotisations ! Dans ce cas, la décôte lui fera chèrement payer son désir de partir avant 60 ans !

Sa pension deviendra « N annuités x 1,875% – décote »

- en pratique, le décret 2004-1057 met à mort la possibilité de départ à 55 ans avec une bonne pension, car pour avoir 40 annuités et ainsi échapper à la décote, il faudra avoir commencé à travailler à l’age de 15 ans. Or, aujourd’hui, l’age moyen d’entrée dans le corps ouvrier est de…22 ans.

- avant la loi Fillon, un agent concerné par l’insalubrité avait une vraie liberté de choix, entre 55 ans et 65 ans. Selon ses besoins, selon son état de santé, selon son choix !

- maintenant, avec la loi Fillon et le décret 2004-1057, un ouvrier insalubre est mis à la porte le jour de ses 60 ans. Certes il échappe alors à la décote, mais il ne peut plus compléter le nombre d’annuités ni poursuivre sa carrière.

La discussion a surtout montré :

- la duplicité, pour ne pas dire la malhonnêteté de l’administration, dans le but poursuivi. Elle n’offre aucune sorte de négociation sérieuse mais une demande de capitulation de la part des salariés concernés.

- les seuls moyens de garantir un droit réel de départ en retraite à partir de 55 ans passent par :

-> La suppression de toute décote ;

-> Le retour sur l’allongement de la durée de cotisations ;

-> Donc l’abrogation du décret 2004-1057 et la loi Fillon qui en est la source.

L’enjeu de cette discussion dépasse le cadre du corps ouvrier à l’IGN, car l’administration a souligné la valeur d’exemple de ce dossier pour le secteur privé (cf. la formule « et chez ses concurrents » dans le courrier du 29 mars 2007. Ainsi, on retrouve la supercherie de Fillon et du MEDEF qui avaient promis à certains syndicats, pour le moins naïfs, une négociation sur la pénibilité du travail dans le secteur privé en échange d’une acceptation des 40 annuités de cotisations pour tous. Quatre ans après, les «naïfs » sont toujours dans l’attente d’une négociation de la part du MEDEF comme du gouvernement…Et maintenant, patronat et gouvernement disent qu’il faudrait travailler toujours plus : 41, 42, … annuités !

Le but est clair : gommer toute référence à la pénibilité, à l’insalubrité, dans quelque secteur professionnel que ce soit.

Pour la CGT OM IGN, l’équation posée est simple :

TMS + charge visuelle + charge mentale = droit à l’insalubrité !

La solution de l’équation a un nom :

L’abrogation de la loi Fillon de 2003 et celle de la loi Balladur de 1993 !

Une dernière remarque :

Nous saluons le fait qu’aucune organisation syndicale n’ait accepté de jouer le jeu de l’administration à cette réunion. Mieux vaut tard que jamais. Mais pour autant, il faut tirer toutes les conséquences de la démonstration apportée par l’administration sur le contenu réel de ses intentions : il faut revenir sur l’allongement de la durée de cotisations. Céder à chaque demande patronale entraîne les salariés toujours plus bas. C’est aujourd’hui qu’il faut dire STOP !

Nos préoccupations rejoignent celles des salariés des régimes spéciaux (SNCF, RATP, EDF-GDF, …). 37,5 annuités, ce n’est pas un privilège, c’était le lot commun de tous hier. Cela doit le redevenir au plus vite.

La plate-forme revendicative CGT OM :

- contre l’allongement de la durée de cotisations : retour aux 37,5 annuités pour tous, privé et public !

- contre la décôte !

- retour à l’indexation des pensions sur les salaires, au lieu de l’indexation sur les prix introduite par la loi Fillon.

- conservation de la mémoire technique et juridique de l’insalubrité des métiers et spécialités ayant bénéficié ou bénéficiant toujours de l’insalubrité.

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