Blog du syndicat CGT OM de l’IGN

Bien-Etre et Liberté Pour Tous Les Salariés

Archive de la catégorie «Statut»

Ouvriers d’Etat – Bordereau de salaire au 1er juillet 2009 : + 0,62 %

Posté par cgtgeo le 3 juillet 2009

Communiqué de la FNTE :

Nous venons d’être informés que l’augmentation des salaires des personnels à statut ouvrier en activité sera de 0,62% à compter du 1er juillet 2009.

Cette augmentation correspondrait, selon le Ministère, à l’évolution des salaires dans la métallurgie parisienne constatée au cours du 1er trimestre 2009.

L’augmentation cumulée avec janvier et avril 2009 est de 1,60%, elle était de 2,15% en 2008, de 2,23% en 2007 et de 2,31% en 2006. On constate une véritable dégradation depuis 2006.

La rentrée en septembre sera l’occasion de grandes campagnes sur le pouvoir d’achat, les déroulements de carrières et la bataille pour le recrutement d’ouvriers de l’État.

Montreuil, le 2 juillet 2009

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OUVRIERS – BORDEREAU DE SALAIRE AU 1er avril 2009 : + 0,29 %

Posté par cgtgeo le 31 mars 2009

Communiqué de la FNTE-CGT
Nous venons d’être informés que l’augmentation des salaires des personnels à statut ouvrier en activité sera de 0,29% à compter du 1er Avril 2009.

Cette augmentation correspondrait, selon le Ministère, à l’évolution des salaires dans la métallurgie parisienne constatée au cours du 4ème trimestre 2008.

L’augmentation cumulée avec janvier 2009 est de 0,98%, elle était de 0,99% en 2008, de 1,20% en 2007 et de 1,32% en 2006. Si l’augmentation est identique en 2009 et 2008, on constate une véritable dégradation depuis 2006.

Restons vigilants, combatifs et déterminés, même si la signature de l’arrêté du 28 novembre 2008 fixant le régime de rémunération des personnels ouvriers de l’État mensualisés du ministère de la défense consolide les décrets salariaux de 1951 et 1967 relatifs à la détermination du taux des salaires.

Nous revendiquons toujours le paiement du bordereau de 26,22% qui reste dû pour les périodes de non application et suspension des décrets salariaux. Notre bataille pour un meilleur pouvoir d’achat des salaires passe, notamment par la suppression des abattements de zone et la réindexation des pensions ouvrières sur les bordereaux.
Montreuil, le 27 mars 2009

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Rapport de la Cour des Comptes

Posté par benjaminbriantspi le 12 février 2009

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Cour des Comptes:

UN RAPPORT MENSONGER POUR CACHER UNE ORIENTATION DESTRUCTRICE!!!

Le rapport de la Cour des Comptes sur l’IGN a été rendu public le 4 février. Pour quiconque connaît un peu l’IGN, ce rapport est mensonger et provocateur. Il vise à dénigrer l’établissement, les missions réalisées et les personnels. La CGT dénonce quelques uns de ces mensonges, une analyse exhaustive de ce rapport sera produite ultérieurement.

« Manque de vision stratégique »

Comme si l’IGN se définissait tout seul ! L’IGN est un EPA – établissement public à caractère administratif – sous la tutelle du MEEDDAT et du Budget. Ce sont elles, les tutelles, qui ont laissé l’IGN sans perspective à l’issue du COM (Contrat d’Objectifs et de Moyens)  2003-2006. Lors de l’entrevue accordée à l’Intersyndicale le 23 octobre dernier, le directeur de cabinet du MEEDDAT n’avait rien à proposer de concret, hormis des propos ambigus et nullement rassurants sur le statut de l’établissement.

Depuis 2006, l’IGN n’est pas resté inactif : le RGE a été finalisé,  le  Géoportail  a été  lancé, les CIR-P ont été mis en place pour la réalisation de la mise à jour  en continu du RGE, il y a eu la mise en route de la HD, et le Bati 3D a été mis au point….

Qu’ont fait les tutelles de 2003 à 2009 ? Elles ont accumulé des rapports comme autant d’actes d’accusation pouvant servir contre les missions et les personnels de l’IGN. Mais en matière de propositions concrètes, d’instructions ministérielles ? Rien, du vent ! Et une représentante du MEEDDAT au CA qui passe les séances du conseil, à tapoter sur son portable…Et un cabinet d’audit chargé d’aider « la direction dans les préconisations » !

«Une gestion dispendieuse »

L’IGN est un établissement qui, depuis 1966, assure son financement en complétant la dotation de l’Etat avec des ressources commerciales. Depuis 1986, l’IGN est doté d’un système de comptabilité analytique. Depuis les années Poulit (DG de 1997 à 2002), les CEPP ont été institués et pourtant, la Cour découvre une « insuffisance de clarté et de transparence sur les modalités d’affectation de la subvention et sur la fixation des tarifs». La CGT pense que les opérateurs privés rêvent surtout d’interdire à l’IGN d’avoir une activité commerciale complémentaire. Et aspirent à prendre ses parts de marché ! Voila la vérité !

« Absence de gestion immobilière » ?

C’est en lisant le Figaro que le DG a appris en 2006 la mise en vente du siège de Grenelle par France Domaines ! La dénonciation calomnieuse de l’occupation du site de La Boétie n’est que l’expression de l’envie irrépressible des spéculateurs immobiliers de mettre la main sur cet immeuble dans ce quartier précis de Paris …

Les effectifs : un mensonge grossier à l’heure de la baisse systématique des effectifs

Sources : rapports d’activité + budgets votés en CA.

Année

2002

2003

2004

2005

2006

2007

2008

2009


En activité

1765

1759

1779

1762

1745

1723

1709

1678

-101

m-a-d

20

17

13

13

13

10

9

10

Ouvriers

929

901

893

872

867

834

803

774

- 155

Effectif total

1785

1776

1792

1775

1758

1733

1718

1688

- 104

Le delta est calculé en comparant le chiffre le plus élevé au chiffre de 2009.
En 7 ans, l’effectif global fond de 6%  mais près de 17% du corps ouvrier a disparu ! La Cour sait dissimuler la réalité de la politique de destruction d’emplois statutaires pour mieux ignorer le recours à l’embauche de contractuels CDI à la situation pire que celle des fonctionnaires de catégorie C.
L’IGN a toujours été soumis aux directives des tutelles en matière d’embauches, et ne dispose d’aucune liberté en ce domaine ! C’est pourquoi, les effectifs fondent,  mais trop lentement au goût de ces messieurs ! Il est vrai que personne ne pointe pas aux ASSEDIC, rue Cambon(siège de la Cour des Comptes) !
Le rapport exige au moins 10% de baisse des effectifs (règle du 1 sur 2) en se basant sur la prévision de 295 départs à la retraite (20% de l’effectif) entre 2007 et 2011, et laisse entrevoir une exigence accrue en ce domaine en évoquant l’évolution du marché, les nouvelles technologies et les gains de productivité.
Il n’est pas besoin de faire beaucoup d’efforts pour deviner à qui profiterait une telle évolution des effectifs, donc des activités de l’IGN : aux opérateurs privés…sachant que le marché de l’information géographique est présenté comme en pleine croissance…
Parallèlement, le rapport critique le niveau de sous-traitance de l’IGN pour la constitution du RGE. Ces grands esprits n’ont pas peur de la contradiction : on vous coupe un bras d’un coté, et on vous demande de travailler comme si vous en aviez deux, de l’autre !

SAA : les rapporteurs ne savent pas pourquoi on a encore besoin des avions !

C’était bien la peine d’accumuler plusieurs inspections sur l’IGN en moins de dix ans, pour oser dire que le satellite pouvait remplacer la PVA. La prise de vue satellitaire et la prise de vue aérienne ne répondent pas aux mêmes besoins. Le savant calcul sur les heures de vol ne dit pas que la DG a interdit les missions à l’étranger, pour ne plus faire que de la vocation et qu’elle empêche le SAA de se positionner sur certains contrats en France…Place, faites place aux opérateurs privés !

Pour la CGT, le SAA est en début de la chaîne de production, celle-ci a un caractère fortement  intégré du début à la fin. Accepter de laisser démolir le SAA, c’est accepter le début de la mise en démolition de l’ensemble de la production de l’IGN !

«DC : absence de gestion commerciale »

Pourtant, les rapporteurs devraient délivrer un satisfecit aux différents Directeurs qui, depuis quinze ans, ont fermé, l’une après l’autre, les agences en province et qui continuent ! Pas de mystère : les rapporteurs veulent que l’IGN fasse place nette sur le terrain commercial et laisse le champ libre aux opérateurs privés.

Mise en cause de la DIRCOM, du SLOG, du SAF, de la DRH …

Ce rapport est long et dense. Le réfuter demande un effort particulier que nous effectuerons pour armer les agents de l’IGN dans la lutte inévitable qui s’annonce et pour gagner le soutien des usagers contre les mandataires du secteur privé qui ne rêvent que de mettre la main sur les données obtenues par l’investissement public.

Le gouvernement actuel, appuyé sur les directives européennes de déréglementation, veut casser les services publics, l’emploi public statutaire et l’égalité des droits des usagers, pour favoriser les grands groupes financiers et industriels, ceux-là mêmes qui savent tendre la main lorsque le fonctionnement de leur système fait faillite.

Pour la CGT, missions, moyens budgétaires et personnels sont indissociables pour maintenir et améliorer un service public moderne apportant un service de qualité à tous les usagers. Notre lutte à l’IGN rejoint celle de tous les agents publics soumis à la même offensive de casse, celle des usagers qui ne trouvent plus les services auxquels ils ont droit.

C’est pourquoi, la CGT appelle l’ensemble du personnel à répondre à ce rapport et à la politique anti-sociale et anti-service public qui la sous-tend !

Assemblée Générale

- Lundi 16 février 2009 à 14H -

Hall de la photogrammétrie – St-Mandé

Préparons la riposte !



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LE GOUVERNEMENT S’ATTAQUE AU STATUT DES FONCTIONNAIRES

Posté par cgtgeo le 17 mars 2008

Communiqué de la Confédération CGT et de ses fédérations UGFF, FAPT, Santé et action sociale, services publics.

Dans le prolongement du discours de Nicolas Sarkozy à Nantes en septembre dernier, les ministres en charge de la fonction publique veulent, par la voie législative, mettre en œuvre une régression majeure pour les agents de la fonction publique.

Le projet de loi, dans sa partie restructuration, envisage la mise en disponibilité d’office des fonctionnaires sous deux ans après suppression de l’emploi exercé. Il vient donc en complément de l’annonce du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux.

C’est l’introduction du licenciement des fonctionnaires sous une forme à peine déguisée car la phase préalable de réorientation professionnelle évoquée par le texte ne trompe personne.

Le projet de loi envisage la généralisation du temps incomplet auprès de plusieurs employeurs. Ainsi, la précarité chez les fonctionnaires s’installerait durablement comme dans le privé, ceci sans aucune mesure de consolidation du décompte du temps de travail, de mesure de l’amplitude de celui-ci …

Enfin, pour couvrir les emplois de fonctionnaires non pourvus, l’administration se propose d’étendre le recours aux agents précaires et de pourvoir les emplois vacants par l’intermédiaire des agences d’intérim ; Il s’agit ici d’une rupture aggravée avec les fondements de la fonction publique.

La CGT rappelle son attachement à des textes nouveaux favorisant la mobilité volontaire dans les 3 versants de la fonction publique ainsi que des débouchés de carrière améliorés. Ce n’est pas la voie prise par ce gouvernement dans le projet de loi mobilité.

Le projet de loi concerne les 3 versants de la fonction publique. Il représente des dangers énormes pour les 3 versants. Ce serait une erreur de penser qu’il s’agit seulement de dégraisser la fonction publique de l’Etat.

Le projet de loi, totalement lié à la stratégie de RGPP (révision générale des politiques publiques), est l’outil pour réduire d’une façon drastique les missions publiques de la santé, de la territoriale, de l’Etat, en livrant les missions publiques qui n’auront pas été totalement supprimées, au privé, par différentes formes juridiques.

Nous considérons qu’il faut maintenant engager une phase de mobilisation contre ce projet de texte, véritable machine de guerre contre l’emploi et les missions publiques.

Les luttes indispensables, peuvent prendre appui sur les mouvements en cours, contre les réorganisations et les abandons de missions, dans de nombreux secteurs de la fonction publique.

La CGT avec ses organisations de la fonction publique ne peut accepter ce qui constituerait une régression fondamentale a la fois pour le service public et pour l’emploi. C’est parce que les droits et devoirs des fonctionnaires – contenus dans le statut général – n’existent que parce qu’ils sont une garantie pour tous les citoyens d’égalité de traitement sur tout le territoire et de démocratie que le gouvernement envisage d’y mettre fin.

Il est de la responsabilité de l’ensemble du syndicalisme et, au-delà, des acteurs politiques et associatifs et des citoyens- de s’opposer à cette loi et de faire valoir d’autres propositions porteuses de progrès social pour tous les usagers et tous les salariés.

Montreuil, le 14 mars 2008

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Les fonctionnaires, citoyens de plein droit, par Anicet Le Pors

Posté par cgtgeo le 1 février 2008

Tribune parue dans LE MONDE du 31 janvier 2008

Présentation :

Anicet Le Pors, ministre de la Fonction publique de 1981 à 1984 est “le père” des lois qui ont façonné le statut général de la Fonction publique depuis lors. A l’occasion de sanctions ayant récemment frappé des fonctionnaires, il donne une analyse de ce que sont aujourd’hui, dans le cadre juridique établi sous son ministère, les droits et devoirs des fonctionnaires et agents de l’Etat. En cette période d’autoritarisme nécessaire pour imposer les reculs sociaux souhaités par le MEDEF et les multinationales, et pour ce qui concerne l’IGN, en ces temps de “Charte des valeurs” et de confection d’un “réglement inétrieur”, nous reproduisons cette tribune pour susciter la réflexion de tous les salariés.

Deux hauts fonctionnaires viennent d’être sanctionnés de manière hypocrite en étant démis de leurs fonctions pour s’être exprimés en tant que citoyens sur certains aspects du fonctionnement du service public. Le premier, Yannick Blanc, directeur de la police générale à Paris, pour une déclaration jugée inopportune sur l’opération de juillet 2006 de régularisation des parents étrangers d’enfants scolarisés. Le second, Jean-François Percept, pour des appréciations générales sur sa condition de fonctionnaire.

La question n’est pas ici de porter un jugement sur le fond de ces déclarations, mais de savoir si ces deux fonctionnaires, et plus généralement le fonctionnaire, ont le droit d’émettre publiquement une opinion et jusqu’à quel point. De savoir si le fonctionnaire est un citoyen comme un autre. Pour avoir conduit l’élaboration du statut général des fonctionnaires entre 1981 et 1984, je crois pouvoir témoigner utilement sur le sens des dispositions en vigueur. C’est à tort que l’on évoque à ce propos l’article 26 du statut général des fonctionnaires qui traite du secret professionnel et de la discrétion professionnelle. Les fonctionnaires sont tenus au secret professionnel, soit que les faits qu’ils apprennent dans l’exercice de leurs fonctions leur aient été confiés par des particuliers, soit que leur connaissance provienne de l’exercice d’activités auxquelles la loi, dans un intérêt général et d’ordre public, a imprimé le caractère confidentiel et secret. Les fonctionnaires doivent faire preuve de discrétion professionnelle pour tout ce dont ils ont connaissance dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de leurs fonctions. Dans les deux cas considérés, ce n’est pas du tout de cela qu’il s’agit.

Même si ce n’est pas sans rapport, on ne saurait non plus se référer principalement à l’article 28 qui pose le principe hiérarchique d’obéissance du fonctionnaire dans les termes suivants : “Tout fonctionnaire, quel que soit son rang dans la hiérarchie, est responsable des tâches qui lui sont confiées. Il doit se conformer aux instructions de son supérieur hiérarchique, sauf dans le cas où l’ordre donné est manifestement illégal et de nature à compromettre gravement un intérêt public.” Le fonctionnaire garde donc une marge d’appréciation des ordres qu’il reçoit. On ne saurait sans méconnaître la loi contester au fonctionnaire cette liberté qui, avec la bonne exécution des tâches qui lui sont confiées, participe de sa responsabilité propre. Mais les deux cas évoqués relèvent d’autant moins de cette règle que le premier a fait ses déclarations alors que son supérieur hiérarchique, le préfet de police, était parfaitement informé, et que le second n’évoquait aucunement ses propres activités.

Reste donc le principe posé dès l’article 6 de la loi du 13 juillet 1983, qui s’exprime de manière on ne peut plus simple : “La liberté d’opinion est garantie aux fonctionnaires.”

La première conséquence est d’entraîner un autre principe : celui de non-discrimination des fonctionnaires ; toute discrimination entre les fonctionnaires fondée sur leurs opinions politiques, religieuses ou philosophiques, sur leur état de santé, leur handicap, leur orientation sexuelle, leur origine ou leur appartenance ethnique est interdite.

La deuxième conséquence est de permettre au fonctionnaire de penser librement, principe posé dès l’article 10 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 qui vaut pour les fonctionnaires comme pour tout citoyen : “Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi.

Ce principe a été repris dans la loi de 1983 et un large débat s’est ouvert aussi bien avec les organisations syndicales qu’au Parlement sur la portée et les limites de la liberté d’opinion qu’il convenait éventuellement de faire figurer dans le statut lui-même, sous la forme, d’une part, de la liberté d’expression et, d’autre part, de l’obligation de réserve. J’ai rejeté à l’Assemblée nationale le 3 mai 1983 un amendement tendant à l’inscription de l’obligation de réserve dans la loi en observant que cette dernière “est une construction jurisprudentielle extrêmement complexe qui fait dépendre la nature et l’étendue de l’obligation de réserve de divers critères dont le plus important est la place du fonctionnaire dans la hiérarchie” et qu’il revenait au juge administratif d’apprécier au cas par cas. Ainsi, l’obligation de réserve ne figure pas dans le statut général et, à ma connaissance, dans aucun statut particulier de fonctionnaire, sinon celui des membres du Conseil d’Etat qui invite chaque membre à “la réserve que lui imposent ses fonctions”.

En définitive, la question est plus politique que juridique et dépend de la réponse à la question simple : le fonctionnaire est-il un citoyen comme un autre ? Dans notre construction sociale, est-il un sujet ou un citoyen ? Dans les années 1950, Michel Debré donnait sa définition : “Le fonctionnaire est un homme de silence, il sert, il travaille et il se tait“, c’était la conception du fonctionnaire-sujet. Nous avons choisi en 1983 la conception du fonctionnaire-citoyen en lui reconnaissant, en raison même de sa vocation à servir l’intérêt général et de la responsabilité qui lui incombe à ce titre, la plénitude des droits du citoyen.

C’est cette conception qui est en cause dans les mesures d’intimidation précédemment évoquées prises au plus haut niveau de l’Etat, préliminaires d’une vaste entreprise de démolition du statut général des fonctionnaires programmée pour 2008. Il est grand temps que s’élève la voix des esprits vigiles.

Anicet Le Pors, ancien ministre de la fonction publique 1981-1984

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Décrets salariaux : Carte pétition à adresser au Premier Ministre

Posté par cgtgeo le 14 décembre 2007

Monsieur le Premier Ministre,

Vos Ministres de la Défense et de l’Economie vont prochainement être saisis de nouveaux textes interministériels concernant les rémunérations des Ouvriers mensualisés du Ministère de la Défense.

Ces dernières reposent sur les Décrets Salariaux de 1951 et 1967, auxquels je suis profondément attaché tout comme les personnels à statut ouvrier des sociétés DCNS et NEXTER-GIAT qui bénéficient de ce système salarial.

J’ai été alerté par plusieurs organisations syndicales du risque existant, et confirmé par l’administration du Ministère de la Défense, d’une possible abrogation de ces Décrets Salariaux.

Je tiens à attirer votre attention sur les conséquences sociales que ne manqueraient pas d’avoir cette éventuelle abrogation, au niveau de mon pouvoir d’achat, déjà fortement amputé par la flambée des prix, en particulier celles des produits pétroliers et des loyers.

La CGT exige le maintien de ces Décrets Salariaux et leur amélioration par la suppression des abattements de zone. Je soutiens cette exigence et je vous demande de la prendre en compte.

Je vous prie de croire, Monsieur le Premier Ministre, à l’assurance de ma considération.

NOM : SIGNATURE :

PRENOM :

ETABLISSEMENT :

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FNTE : SOS DECRETS SALARIAUX ! AGISSONS MAINTENANT !

Posté par cgtgeo le 14 décembre 2007

A plusieurs reprises, par nos mobilisations et actions de grève, parfois de longue durée, nous avons ensemble mis en échec les gouvernements qui voulurent remettre en cause nos Décrets Salariaux de 51 et 67. A chaque fois, nous avons résisté et notre régime salarial a été sauvegardé.

Aujourd’hui, le risque existe de nouveau que nos Décrets Salariaux soient abrogés à la suite d’une décision du Conseil d’Etat annulant toute la règlementation qui fixe les rémunérations des ouvriers mensualisés.

L’administration ministérielle l’a confirmé. Si nos Décrets Salariaux étaient abrogés, cela signifierait la fin des augmentations trimestrielles basées sur l’évolution des salaires de la métallurgie parisienne, pour les personnels à statut ouvrier. Ainsi que des évolutions de rémunérations pour les TSEF concernés par l’indemnité différentielle.

Les salaires seraient bloqués comme le sont ceux des salariés aux Conventions Collectives de SNPE, DCNS, NEXTER-GIAT ou les traitements des fonctionnaires.

Des salaires bloqués en activité signifieraient aussi des pensions réduites au moment de bénéficier de nos retraites, déjà malmenées par la réforme de 2003 et le système des décotes.

L’abrogation de nos décrets salariaux serait une agression sociale, sans commune mesure, contre le pouvoir d’achat des salariés à statut ouvrier et de leurs familles, déjà mis à mal par la flambée des prix.

Le risque existe aujourd’hui. C’est maintenant que nous devons agir.
La CGT exige le maintien de nos Décrets Salariaux et leur amélioration, notamment par la suppression des abattements de zone.

Sans plus tarder, agissons ensemble.

Vous trouverez ci-dessous, une carte pétition destinée au Premier Ministre, lui demandant de ne pas céder à la tentation dangereuse de procéder à l’abrogation de nos Décrets Salariaux de 51 et 67. Votre participation, votre action, sont nécessaires pour empêcher l’irréparable, préserver les Décrets Salariaux et les améliorer pour sauvegarder notre pouvoir d’achat.Nous savons que les Décrets Salariaux peuvent compter sur vous.

La FNTE-CGT
Le 13 décembre 2007

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