22 mars 2018 – Premiers pas de la mobilisation pour la défense du service public

Manifestation parisienne du 22 mars 2018 – Dans le cortège avec l’UD CGT 94

Les collègues et camarades de Météo France étaient présents à nos côtés

L’unité de toute la Fonction Publique contre AP 2022 : une volonté qui va s’enraciner

 

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La DGAFP s’exprime avec franchise…le statut de la fonction publique aux orties ?

Communiqué CGT Fonction Publique

Réunion à la DGAFP du 13 mars :

LE PIRE SE CONFIRME !

 

Programmée récemment, une réunion avait lieu ce matin à la Direction Générale de l’Administration et de la Fonction Publique.

D’après ses initiateurs – les ministres -, ce rendez-vous avait pour objet d’expliciter au mieux le document intitulé « Refonder le contrat social avec les agents publics ».

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’effectivement les positions gouvernementales ont été étalées au grand jour ! Et ce n’est pas exagérer que de dire que ce qui est à l’ordre du jour est bien le démantèlement du Statut Général …

Compte-tenu des contraintes horaires et de l’importance des enjeux, seuls les deux premiers points du document ont été abordés.

A partir de présupposés idéologiques et de contrevérités de la part de nos interlocuteurs, ce qui est confirmé c’est bien la réduction des instances consultatives (suppression des CHSCT) et l’amputation drastique de leurs prérogatives, en particulier pour les CAP.

A la question cruciale du maintien des droits syndicaux, il n’a même pas été répondu, ce qui laisse augurer le pire !

Et, s’agissant des non titulaires, ce qui est à l’ordre du jour, c’est non seulement le recours accru à cette forme d’emploi mais, au-delà, le fléchage des missions entières où, par principe, le recrutement de fonctionnaires serait banni pour laisser place aux contractuels. Ce qui se dessine, c’est donc l’arrêt du recrutement statutaire dans des pans entiers de la Fonction publique. C’est la mise à mal d’un des principes fondateurs du Statut !

La quasi-unanimité des organisations syndicales se sont élevées fermement contre de telles perspectives et ont réclamé soit le retrait pur et simple de ce document, soit sa réécriture intégrale, mais ces légitimes exigences n’ont pas obtenu le plus petit début d’ouverture.

Pour la CGT, plus que jamais, l’heure est à construire le rapport de forces du plus haut niveau possible, en commençant par être massivement en grève et dans les manifestations le 22 mars.

Montreuil, le 13 mars 2018

Déclaration de la délégation CGT au Comité Technique de l’IGN du 6 février 2017

Monsieur le Directeur Général,

 

Vous nous avez présenté hier les grandes lignes de vos propositions, qui doivent être soumises aux tutelles et au Comité Action Publique 2022 pour fin février, puis arbitrées par le gouvernement.

Les personnels revendiquaient des informations claires et précises, notamment dans la pétition que vous a remis hier l’intersyndicale CGT et UNSA.

Il s’agit plutôt d’un clair-obscur!

Ce qui est clair :

Vous assumez pleinement les objectifs d’Action Publique 2022 soit la suppression de 50.000 fonctionnaires d’État et 70.000 fonctionnaires des collectivités, et une réduction de la dépense publique de 3 points de PIB d’ici 2022. La subvention de service public et les effectifs de l’IGN doivent dans ces conditions continuer à baisser.

Vous proposez en conséquence une évolution profonde de la collecte de données, vers le collaboratif, avec une réduction des effectifs de collecte en DIR.

Vous prétendez libérer le RGE. S’agit-il de le libérer des exigences du service public ? Considérer que «bien commun» se résume à «communauté de contributeurs» est un gigantesque contresens.

Vous proposez le retrait des activités liées au service aux usagers au profit d’une animation qui fait fortement penser à l’activité de conseil, fort légère, qui a remplacé un temps la défunte ingénierie publique du Ministère en direction des petites communes dans les DDT.

Vous proposez de fermer Forcalquier, de laisse Villefranche s’affaiblir. Ces sites sont-ils pris en otage pour soi-disant sauver les DIR IGN? Vous affirmez maintenir toutes les DIR, mais vous admettez que c’est un pari.

Vous souhaitez recentrer les activités de l’IGN sur les commandes des services de l’État régaliens en premier lieu, et manifestement ceux qui pourront payer, dans un contexte où une grande partie d’entre eux verront leur moyens diminuer, et en même temps déléguer aux régions, sous-traiter dans un modèle «fédéral». C’est le seul moyen selon vous d’assurer le budget de l’IGN.

Vous expliquez que la transformation du Géoportail en plate-forme consiste à passer de la diffusion des données de l’IGN, associées à d’autres, à la mise en relation d’acteurs publics et privés: est-ce un bon moyen d’agir pour que l’information géographique serve des missions de service public, et n’est-ce pas offrir des moyens publics à des intérêts privés.

Les activités grand public sont juste quelque chose à conserver tant que le chiffre d’affaire reste intéressant.

A lire le mandat donné par le 1er ministre à Madame Faure-Muntian, députée, on peut craindre qu’il ne s’agisse d’abord de concrétiser l’instruction du 1er ministre : faire la revue des missions de l’IGN et des autres acteurs de l’information géographique, pour transférer à d’autres services, au privé, supprimer des missions, des doublons, à une échelle interministérielle. L’hypothèse de rapatrier à l’IGN le cadastre ou la géomatique du ministère signifie à coup sûr des réductions d’effectifs et de dépenses publiques.

Ce n’est pas exhaustif

Ce qui n’est pas clair du tout : les financements, les moyens, les effectifs, les capacités d’expertise et de production dont disposera l’Etablissement.

Autre pari : que les collectivités territoriales, fortement touchées par ailleurs par Action Publique 2022 auront une propension à payer pour des projets comme les corps de rue simplifiés (PCRS). Seule indication sur l’évolution des effectifs : la baisse pourrait être moindre (à l’IGN) si vous arrivez à récupérer des activités ailleurs !

Ce sur quoi nous n’avons pas de réponse : le progrès social pour les personnels !

Nous sommes touchées par le gel du point d’indice, le gel du RIFSEEP pour les personnel administratifs, le jour de carence, la mise en cause des déroulements de carrière.

Vous allez réduire de manière très sensible le nombre de poste d’encadrement, remettre des agents sur des postes d’expert. Vous promettez de porter attention à leur rémunération. Cela permettra-t-il un progrès pour toutes et tous, sans oublier que le système de primes des corps techniques va être bouleversé en 2019.

Tout cela alors que les projets gouvernementaux qui ont été annoncés le 1er février, individualisation accrue des rémunérations, primes de reconversion dans le secteur privé, recrutement élargi de contractuels, mais aussi réforme de la représentation des personnels, vont représenter de nouvelles sources de tension.

Sur ce point, vous ne proposez manifestement rien. Mais nous avons bien entendu lors des vœux votre appel appuyé à ce que les personnels fassent des efforts.

En matière de formation, il y a de toute façon, réforme ou pas, besoin d’amplifier la formation et pas seulement en ce qui concerne le management. Vous prenez le chemin inverse.

En matière de temps de travail et de charge de travail, le bilan social 2016 est éloquent. Il faudra aboutir à plus qu’une charte.

Vous comprenez que la CGT a à cœur de faire progresser un service public qui fasse prévaloir l’intérêt général sur les intérêts particuliers, la promotion des biens communs et la recherche du progrès social, un choix de société, de l’amélioration des conditions des populations.

Il est hors de question d’accompagner votre projet mettant en œuvre à l’IGN Action Publique 2022.

Nous vous rassurons, nous ne sommes pas seuls : la grève des personnels des EHPAD, celles des surveillants pénitentiaire, la grève des personnels du département du Val de Marne le 6 février, et la fermeture du département le 7, et bien d’autres actions des agents publics et des salariés du privé sont des évènements encourageants pour nous tous et pour le service public.

La première priorité, à l’évidence est de donner aux personnels de l’Établissement, et notamment à l’encadrement, les moyens de s’informer, de s’exprimer, de faire des propositions et de peser sur les décisions.

Vous pouvez compter sur nous pour y contribuer de toutes nos forces.

Saint-Mandé, le 6 février 2018.

2019-01-29 Quelques infos sur la situation de Météo-France…

La direction générale de Météo-France a présenté aux organisations syndicales ses projets concernant Action Publique 2022 le mardi 16 janvier :

  • sur la forme missions maintenues mais avec des réductions drastiques de moyens : plus d’expertise pour la prévision à partir du surlendemain, très forte réduction des effectifs dans les implantations territoriales (effectifs divisés par 3 ou 4), disparition des bureaux d’études et des développements au niveau local, etc…
  • pas d’action d’accompagnement annoncée pour les agents
  • conséquences : aucune vision claire pour l’établissement ni pour les agents

 Localement, des actions sont déjà menées comme à Lyon et sont reprises dans les médias locaux : https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/rhone/lyon/coupes-budgetaires-meteo-france-5-antennes-ferment-auvergne-rhone-alpes-1408879.html.

Des assemblées générales sont et seront organisées dans de nombreux services d’ici le 9 février (date de présentation officielle du projet du PDG aux agents). Lors des premières AGs, la participation était importante. Des préavis de grève sont en débat.

Par ailleurs, des maires manifestent leur mécontentement :

http://www.ledauphine.com/savoie/2018/01/26/la-plagne-coup-de-gueule-aux-rencontres-meteo-france

https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/lozere/mende/maire-mende-ecrit-au-pdg-meteo-france-se-plaindre-previsions-lozere-1398675.html

 Le PDG rencontre la tutelle le vendredi 2 février pour présentation/validation de son projet.

Soutenez, signez la pétition lancée par des agents de l’IGN !

POUR UNE INFORMATION  TRANSPARENTE SUR L’AVENIR DE L’IGN

ET SON ORGANISATION TERRITORIALE

Monsieur le Directeur Général de L’IGN,

La lettre du ministre M. Hulot suscite beaucoup de questions et d’inquiétudes sur l’avenir de l’IGN. Que deviennent ses missions, ses implantations régionales, ses agents ?

A ce jour, nos seules certitudes sont celles-ci :

« Les efforts demandés seront donc importants. Ils ne peuvent être absorbés par de simples mesures de gestion et nécessitent un projet global d’établissement…

En particulier, l’organisation territoriale de l’établissement pourra être questionnée, de même que ses fonctions commerciales, du fait du choix clair du gouvernement en faveur de l’open data. »

Nous avons besoin d’être informés officiellement par la direction de l’IGN sur les orientations envisagées ainsi que sur les méthodes de travail mises en place. Qui sera impliqué dans la réflexion ? L’encadrement ? Des spécialistes des métiers concernés ? Les organisations syndicales ? Les choix et orientations vont être déterminants pour l’avenir de l’IGN et donc de ses agents.

Concertation et communication sont essentielles et incontournables. A ce jour, beaucoup d’informations circulent mais aucune information officielle n’émane de la direction. Il nous faut des réponses claires aux questions que légitimement nous nous posons. Elles sont nombreuses et pour n’en citer que quelques-unes : Le budget de l’IGN a été voté avec un déficit de plusieurs millions d’euros. Il va être accentué par la gratuité des données. Quel impact aura l’Open Data sur les agents de la DPC, du marketing, de la diffusion, etc…? Que devient la production (RGE et la collecte,…) ? Quid de l’encadrement et des services support ? Que deviennent les activités forestières ?

Bien conscients de la nécessité de faire évoluer nos métiers dans un contexte où l’information géographique devient essentielle, nous restons attachés à notre mission de service public et nous nous opposons à son délitement.

Le personnel de l’IGN est  soucieux et inquiet du devenir de l’établissement, de ses missions, de ses métiers.

Une information officielle et transparente sur ce projet de réorganisation est indispensable. Les enjeux sont cruciaux, nous resterons mobilisés.

Pétition soutenue par les syndicats CGT et UNSA de l’IGN

Version PDF de la pétition

Signer la pétition en ligne

Complément du 6 février 2018 : la pétition avec 492 signatures a été remise au DG de l’IGN par les représentants CGT et UNSA lors de l’entrevue du lundi 5 février 2018 à laquelle la Direction générale avait convié les syndicats de l’IGN.

 

 

 

Hulot répond à la CGT … et çà cause aussi de l’IGN !

Dans sa lettre du 23 janvier 2018 adressée au secrétaire général de la FNEE CGT, le Ministre Hulot répond aux questions et aux revendications portées par la CGT, lors de l’audience de conciliation tenue dans le cadre du préavis de grève déposé pour l’action nationale commune CEREMA, Météo France IGN à l’appel des fédérations CGT, FO, UNSA et Solidaires du MTES du 12 décembre 2017.

Dans la partie consacrée à l’IGN, on lit la phrase suivante :

« Pour réaliser cette ambition, le directeur général de l’Institut conduira une réflexion globale, soucieuse de valoriser au mieux les compétences de l’établissement »

Ainsi, nous comprenons que le Ministre met le Directeur au poste de commande.

Dès lors, on ne peut que s’interroger sur le peu de communication de la DG depuis la parution du mandat du ministre au DG rendu public le 12 décembre dernier, sur le silence opposé aux initiatives d’agents des DIR de Nantes ou de Lyon pour le moins inquiets pour l’avenir de leur mission et de leurs emplois, sur l’absence de point consacré à la préparation du COP dans l’ordre du jour du CT convoqué pour le mardi 6 février à 14H30.

Certes, le DG a invité les secrétaires des syndicats de l’IGN à une rencontre le 5 février avant le CT, mais pourquoi pas de point d’information au CT ?

Nous invitons les agents à lire cette lettre du ministre afin de juger par eux-mêmes !

Saint-Mandé, le 25 janvier 2018.

 

Le rapport du CGEDD/CGAAER sur l’IGN

La CGT met en accès libre le rapport intitulé : « Analyse prospective et propositions d’évolution de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) » ainsi que le courrier de transmission au Ministre d’Etat de la Transition Ecologique et Solidaire et au Ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation.

Lettre de synthèse

et

Rapport CGEDD CGAAER

Ces documents ont été transmis aux organisations syndicales de l’IGN par l’administration en date du 15 janvier dernier, ainsi qu’aux administrateurs de l’IGN.

Bonne lecture.