Salaire – Brochure CGT OM IGN – Mars 2017

Suite à la mobilisation des agents du corps ouvrier de l’IGN, au mois de janvier et février dernier, pour obtenir l’application des 2×0.6% au titre de la revalorisation générale accordée à tous les agents de la Fonction Publique, le syndicat CGT OM IGN a réalisé une brochure de 4 pages visant à éclairer les collègues sur la façon dont est construite leur rémunération.

Lire la brochure

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N’hésitez pas à contacter les élus CGT en CPO et les autres militants CGT sur l’établissement pour toute question relative à cette problématique particulière comme à l’ensemble des questions statutaires.

Première pierre posée à Beauvais: Nous y étions!

Ce vendredi 17 mars avait lieu la pose de la première pierre de la future implantation du Service de l’Imagerie et de l’Aéronautique, service issu de la fusion du SAA et du SCOP.

Il convient pour la CGT de revenir sur ce qui a amené le service en charge de la mission d’acquisition des prises de vues aériennes, source d’entrée de la donnée et donc élément stratégique au cœur d’un établissement IGN producteur de données enrichies, à être obligé de déménager après 70 ans de présence sur la base de Creil.

A l’origine de ce déménagement est la décision de transférer la partie aérienne des activités militaires de la base de Creil vers la base d’Évreux. Nous ne saurons jamais si l’IGN aurait finalement pu continuer à exploiter la piste, par la mise en place de solutions alternatives d’aviation d’affaire ou d’un accord avec le Ministère de la Défense cadrant un modus vivendi nous permettant de rester sur site, cette solution n’a pu être réellement et sérieusement étudiée.

De réunions et en discussions, il était apparu que ce n’était pas que l’implantation géographique du service qui était sur la table mais aussi l’existence même de cette mission au sein de l’IGN car la tutelle ministérielle Écologie n’était pas persuadée que cela devait être une mission de service public réalisé par l’IGN. La solution bénie pour ceux-là étant bien évidemment la sous-traitance.

La CGT de l’IGN s’est alors mise dans la situation d’interroger les agents sur leurs volontés, sur leurs attentes et leurs inquiétudes. Il était impératif que les agents puissent s’exprimer ! Il en est ressorti à l’époque une volonté farouche de défendre ce service et un attachement presque viscéral aux missions d’acquisition et de traitement des prises de vues aériennes.

Et c’est bel et bien cela que la CGT a défendu! Le souhait des agents s’est exprimé à travers des pétitions, des questionnaires et des assemblées du personnel. Mais le semblant de choix proposé à l’époque par la Direction Générale ne pouvait à notre sens que produire ce résultat :

Ou un déménagement partiel à Nîmes, sur la base de l’Aviation Civile ; des pseudo-avantages à la clef dont on a toujours pas compris la réelle portée ( mais en fait, peu importe) et surtout des risques importants de casse sociale, de perte de compétences et de mise en difficulté de l’acquisition des PVA. Ce projet s’accompagnait aussi d’une réorganisation de la partie traitement, mêlant le SCOP à un projet déjà à notre sens très bancal. ( Cette réorganisation a finalement eu lieu en 2016, mais parce que nous avons combattu sa forme initiale nocive, sous une forme relativement différente).

Ou un déménagement à Beauvais, impliquant la construction d’une nouvelle base ; le sujet du financement des travaux dans un cadre budgétaire d’austérité imposé par nos gouvernants ne rendant pas l’affaire si simple, ce projet permettait pourtant à la majorité des agents du SAA de trouver une solution ne bousculant pas leur cadre familial et maintenait le cadre fonctionnel du service.

Ce ne fut pas un choix, mais une adhésion quasi-totale à la seconde solution.

Alors, à la vue d’élus se gargarisant de la venue de l’IGN sur le site de Beauvais-Tillé, élus développant tous par ailleurs une idéologie libérale anti-Service Public, un sourire nous vient. C’est une fois encore par la mobilisation des personnels, des personnels attachés à leur travail, à leurs emplois et à leurs missions que ce projet à abouti.

A la vue du représentant de l’État, en la personne du secrétaire général de la préfecture de l’Oise, se félicitant de la synergie d’action entre l’État et les collectivités territoriales, il nous revient à l’esprit que l’État vient d’annoncer une baisse de dotation pour l’établissement et que par conséquent, c’est l’IGN qui va devoir financer seul ces travaux ( alors que la tutelle Écologie s’y était engagée…au début ).

Ces opportunismes bon ton, entre deux verres de champagne, illustrent abondamment que la raison d’être de l’IGN ne va pas de soi pour tout le monde. La CGT se battra et luttera de toutes ses forces pour que l’IGN soit assuré d’une pérennité certaine et que les personnels puissent s’épanouir et prendre part à cette belle aventure que sont les missions de l’IGN.

Longue vie à l’IGN !  Longue vie au SIA ! Bien-être et liberté pour tous les agents de l’IGN ! Et gardons en mémoire que rien de durable ne se fait sans la lutte …

Après le CT de l’IGN du 7 mars 2017 – Situation réelle du RPG

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Lors du dernier CT, la CGT a demandé une présentation de la phase 2. Des chiffres, nous en avons eu, mais sur les conditions de production réelles, c’est par les agents que nous avons été informés. Et il semblerait que les bonnes conditions assurées officiellement ne sont pas au rendez-vous.

Chers agents de la production RPG, prenez 5 minutes pour lire ce mail !

Entre un logiciel Isis, qui plante et dont l’ergonomie de travail ne fait rien pour améliorer le quotidien, et des cadences qui sont intenables, les inquiétudes des agents sont plus que légitimes et doivent être entendues.

Le mode dégradé, dont la DG nous avait dit que ce n’était pas ce qui était visé pour cette année, est pourtant constaté.  » Nous avons pu demander à l’ASP, et nous avons été entendu, quant à la création d’une page dans ISIS dédiée à la prod IGN. Cela va permettre de gagner en confort de production » nous avait assuré le DPR à l’époque. Bon bah c’est raté!

Et les réponses du type  » serrez les dents, c’est qu’un mauvais moment à passer, ne vous démotivez pas  » de la part de DPR ne sont pas du niveau de ce que nous pouvions attendre.
Il nous est rapporté une perte de sens du travail par les agents dans le cadre de ce chantier et de toute évidence un processus non efficient.

Tout cela avec une date de fin de chantier au 31 mars?! Ce n’est ni raisonnable, ni tenable.

Pour la CGT, il est de la responsabilité de l’employeur de mettre à disposition les outils adaptés pour que les salariés puissent tenir les délais.

Nous invitons tous les agents à discuter entre eux, à inscrire sur une feuille ou un tableau ce qui leur paraît insupportable et à les transmettre en retour de ce mail.

Méthodes de travail, cadences, délai, « outil » Isis, tout est discutable, ne vous censurez pas!

Nous allons demander audience rapidement pour porter ce sujet et exiger d’autres conditions de travail pour les agents.

Pour la CGT, Benjamin Briant

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Préparation du 8 mars 2017, journée internationale de lutte pour les droits des femmes

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A l’occasion de la journée internationale de lutte pour les droits des femmes du 8 mars 2017, le syndicat CGT OM IGN a pris les initiatives suivantes :

  1. Tenue d’une Heure Mensuelle d’Information le 8 mars de 14H à 16H en salle B212 sur le site de St-Mandé. Ouvert à tous les agents !
  2. Conception d’un 4-pages sur la base des données statistiques issues du bilan social IGN soulignant les inégalités hommes / femmes dans la vie professionnelle
  3. Diffusion de ce tract d’une façon originale. Surprise … Pour voir la forme, rendez-vous dans le hall du bâtiment B, mercredi entre 11H30 et 14H…

Avant de pouvoir lire notre tract (patience, çà vient !), nous mettons à disposition le matériel syndical pour nourrir la réflexion et la mobilisation :

Pour mémoire, notre tract de l’an passé.

 

 

 

24 février – L’arrêté de revalorisation des 2 x 0.6% enfin signé !

L’arrêté de revalorisation des 2 X 0,6 % (au 1er juillet 2016 puis au 1er février 2017) a enfin été signé le 23 février 2017.

Lire l’arrêté

On remarquera que pour la première fois, un tel document est signé conjointement par trois ministères : le MEEM, le Budget et … la Fonction Publique ! Jusqu’à présent seul le ministère de tutelle puis, le même flanqué du Budget signaient ce type d’arrêté. Faut-il y voir la marque de la mise en place de la super-DRH Fonction publique qui va bientôt réduire les DRH des ministères et établissements publics au rang de sous-DRH seulement aptes à signer les congés ?

Pour la CGT OM IGN, les enseignements à retenir de ces deux mois écoulés sont les suivants :
– si le personnel ouvrier n’avait pas bougé, nous n’aurions rien eu !
Quand on voit la fuite permanente pratiquée par tous les interlocuteurs des tutelles que nous avons pu rencontrer depuis le 1er janvier, quand on voit le jeu de renvoi de la patate chaude au voisin de l’autre tutelle, pratiqué avec un art consommé par tous les cabinets, le personnel avec ses syndicats ne peut que se féliciter des actions engagées (pétition, AG, grève, délégation de masse à la DG, entrevues au Ministère) qui seules ont permis d’arracher simplement ce qui nous était du depuis le 1er juillet dernier !
maintenant, le sujet salarial n’est pas clos car, d’une part, il y a le passif des 6 années de blocage salarial depuis 2010, d’autre part, il y a la façon dont va nous être imposée la sortie du bordereau salarial de la métallurgie parisienne.

Sur les effets du blocage salarial 2010-2016 :
il y a deux paramètres à prendre en compte, d’abord l’évolution du coût de la vie, ensuite la hausse des cotisations retraite que nous avons subies à chaque 1er janvier depuis 2011 et qui ont entraîné pour un salaire brut constant un salaire net en recul, année après année. Donc, les 2 x 0,6 % ne font pas le compte !

Sur la sortie du bordereau de la métallurgie parisienne :
Maintenant que nos homologues ouvriers d’État du MINDEF ont subi cette mesure, lors du CTM de décembre dernier, il est hasardeux de penser que les OE de l’IGN à eux seuls arrivent à conserver cette formule d’indexation.

Dans ces conditions, le passage à une indexation sur l’évolution de l’indice Fonction publique ne peut s’entendre qu’assorti de mesures compensatrices telles que :
la suppression des abattements de zone, mesure inique datant de 1943 (Décret Laval-Pétain) qui fait qu’à classification et carrière identiques, deux ouvriers peuvent avoir un salaire différent et une pension différente selon leur zone de résidence, ce qui n’est pas le cas des fonctionnaires qui tous, à classement grade-échelon identique, perçoivent le même traitement puis la même pension.
la création d’un 9ème échelon, chose qui n’a rien d’exagéré quand on sait que bien des grades de fonctionnaires comptent souvent 9 ou 10 échelons, fonction du temps.
le calcul de la prime de rendement au-delà du seul niveau du 1er échelon.
l’instauration de mesures similaires à la création de deux nouveaux groupes sommitaux au MINDEF qui, pour les OE de l’IGN, prendrait la forme de dispositions permettant une fin de carrière au-delà de la E+8 % pour ceux qui y plafonnent depuis de trop nombreuses années et qui voient l’heure du départ à la retraite approcher sans espoir de progression en AT.

Si les calculateurs qui nous dirigent pensent avoir fait une bonne affaire en mettant une claque aux décrets salariaux des OE, qu’ils se rassurent : ils ont créé les conditions d’une action commune d’un bien plus grand nombre d’agents de l’État pour une augmentation générale des salaires !

Saint-Mandé, le 24-02-2017.