Déclaration confédérale du 30 août 2007

Des mesures pour les employeurs, des discours pour les salariés

Le Président Nicolas SARKOZY devait présenter devant les entrepreneurs du MEDEF la deuxième phase de ses réformes.
Au terme de cet exercice, il apparaît qu’il y a des mesures concrètes pour les employeurs et beaucoup de discours pour les salariés. Pour la CGT, rien dans les mesures annoncées ne permet de sortir d’une situation économique et sociale préoccupante.

Le MEDEF peut se satisfaire que le Président de la République soutienne sa proposition de « séparation à l’amiable » dans les entreprises qui vise à réduire les protections des salariés en cas de licenciement.
Le MEDEF peut se satisfaire de l’engagement du Président de revoir la fiscalité des entreprises, de limiter les contrôles fiscaux, de dépénaliser le droit des affaires.
Le MEDEF peut se satisfaire de l’annonce d’engager un nouvel assouplissement des 35 heures, de la fusion ANPE/UNEDIC avant la fin de l’année, du non remplacement d’un fonctionnaire sur trois dès 2008, de l’ouverture des magasins le dimanche.

Les salariés, quant à eux, devront se contenter de discours et de formules incantatoires dangereuses sur plusieurs points.
Les salariés retiendront le constat du Président de la République sur la baisse du pouvoir d’achat des français et la demande faite aux employeurs de négocier sur les salaires. Mais ils chercheront longtemps les mesures de nature à augmenter concrètement leurs salaires et à contraindre les employeurs à ouvrir les négociations salariales pourtant obligatoires !

Enfin, sur la politique économique qu’entend mener le Président, les salariés n’ont rien appris de nouveau qui ne soit plus précis que les discours de l’ex-candidat.
Le Président ne peut prétendre au consensus social sur la base de mesures aussi déséquilibrées et de décisions unilatérales.

Sur tous les sujets, la CGT considère que c’est l’intervention des salariés qui, dans les prochaines semaines, sera déterminante.

Tract CGT OM pour la manif du 31 juillet

Le droit de grève n’est pas négociable !
Le 31 juillet 2007, réagissons !

La CGT s’oppose aux limitations du droit de grève programmées pour l’ensemble des entreprises françaises et des services publics.

Le texte sur le droit de grève / service minimum présenté par le gouvernement est en débat à partir du 17 juillet au Sénat et du 30 juillet à l’Assemblée nationale.

L’objectif du gouvernement n’est pas de mettre en place un contexte propice à diminuer les causes de conflits, en particulier en obligeant les directions à négocier en cas de désaccord. Il veut continuer à laisser la porte ouverte au dumping social et à une course à la productivité dévastatrice pour les salariés, pour le seul bénéfice des directions d’entreprise.

Quant aux usagers, comme le montrent les prises de positions des associations concernées, ce texte ne répond en rien à leurs préoccupations quant aux dysfonctionnements quotidiens des transports publics. C’est l’absence de financements et d’effectifs suffisants, alliée au vieillissement des réseaux, qui entraîne l’essentiel des perturbations quotidiennes.

Depuis le début du processus, la CGT a dénoncé les attaques portées à l’exercice du droit de grève, en particulier sur la déclaration préalable des salariés et sur la consultation des salariés au bout de huit jours de conflit. Qui plus est, la disposition tendant à faire croire que les salariés seraient payés pendant les grèves, est une provocation mensongère et populiste visant de jeter à la vindicte populaire les grévistes.

La CGT dénonce le caractère démagogique d’un texte qui ne vise, contrairement à son titre, ni à améliorer le dialogue social, ni à fournir aux usagers un service public de qualité !

La commission du Sénat a reçu les organisations syndicales dans des conditions inacceptables réservant la part du lion aux représentants du patronat. Aucune des propositions avancées par les organisations syndicales n’a été incorporée dans le projet de loi.

Bien au contraire, les amendements proposés par la commission du Sénat en charge du dossier lancent, comme il fallait s’y attendre, l’extension du dispositif aux autres modes de transport et services publics, en attendant la totalité des autres entreprises françaises.

Dans le dernier amendement déposé, on peut lire : « le rapport (d’évaluation sur l’application de la présente loi adressé par le gouvernement au Parlement avant le 1er octobre 2008) examine l’opportunité d’étendre le dispositif de la présente loi aux autres modes de transport, voire de le transposer à d’autres services publics ».

Les transports terrestres sont les cobayes d’une offensive visant à une restriction généralisée du droit de grève dans notre pays, entreprises privées et services publics confondus.

Nous devons peser par notre présence vis-à-vis de la représentation nationale !

Le droit de grève est un droit individuel constitutionnel qui s’exerce dans un cadre collectif. Il n’est pas négociable. Ce projet de loi est une provocation. La CGT mettra tout en œuvre, unitairement, pour obliger le gouvernement et le Parlement à retirer ce projet de loi.

fin de montrer notre détermination, la CGT appelle les salariés à un rassemblement à Paris, pour l’examen du texte en séance, devant l’Assemblée nationale et dans les principales villes de province, devant les préfectures, le 31 juillet à 14 h 30.

Le syndicat CGT OM IGN appelle l’ensemble des agents à participer à ces manifestations pour exiger :

RETRAIT du PROJET de LOI SCELERAT !

Lancement du blog de la CGT OM IGN

Alors que l’IGN est devenu une gigantesque usine numérique, le syndicat CGT OM IGN ne disposait pas jusqu’à présent d’un moyen d’expression adaptée à la technique d’aujourd’hui ni à l’éclatement en de nombreux sites de notre établissement.

Désormais, ce stade est dépassé : nous lançons en 2007, année de nos 70 ans !, ce blog syndical dont nous attendons un renforcement de l’activité syndicale en général, une amélioration du lien entre les syndiqués CGT mais aussi une meilleure information en direction de tous les agents de l’IGN pour permettre une action collective garante de la préservation et de l’amélioration de nos conditions de vie et de travail.