Réponse à Monsieur Polidori

Notre papier du 6 février 2008 intitulé « Pour la survie de l’Ecole de l’IGN » a provoqué un commentaire de Monsieur Laurent Polidori au nom de la direction de l’ESGT.

Nos lecteurs peuvent se reporter aux commentaires attachés à l’article en question pour en prendre connaissance…La CGT OM tient à répondre à cette mise au point.

1) Notre préoccupation essentielle est de défendre l’ENSG en tant qu’école de l’IGN.

Et nous pensons que le processus actuel de rapprochement de la 1er année du cycle IT de l’ENSG avec une année homologue du cycle de l’ESGT est une manœuvre d’approche visant à l’absorption du cycle IT de l’ENSG.

A partir du moment où ce cycle IT sera entièrement parti au Mans, alors suivront les dépeçages des cycles DRPI et Géomètres !

Mais visiblement, cet aspect de nos préoccupations a laissé indifférent Monsieur Polidori.

Et pour cause, car toute l’opération est menée en avançant masquer tant du côté de la direction de l’ENSG que du côté de la direction de l’ESGT.

Pour nous, la meilleure solution est que chacun reste chez soi, pour former aux métiers spécifiques de chaque secteur professionnel.

2) Nous reconnaissons avoir mal tourné notre plume dans l’encrier en disant que « le niveau était plus faible à l’ESGT ».

En fait, nous aurions du dire que ces deux écoles préparant à des métiers différents, il en résultait des niveaux différents.

D’ailleurs, si ces écoles préparaient au même métier, la fusion des cycles d’ingénieur se déroulerait sans problème…Ce qui n’est pas manifestement le cas actuellement.

Et l’on pourra s’il le faut aligner les domaines dans lesquels l’ENSG est plus forte et ceux où l’ESGT est en avance….

3) Quant au financement de l’ESGT, Monsieur Polidori dit qu’il est « abondé à hauteur de 5% par les entreprises ».

Si cela n’est pas un financement patronal, alors qu’est-ce que c’est ?

On peut même dire que l’ESGT fournissant près de 100 ingénieurs diplômés par an, ce n’est pas cher payé…Mais tel n’est pas notre propos, on pourrait plutôt s’interroger sur le fait que l’ESGT ayant un caractère national dans sa formation et son rayonnement, elle devrait être financée correctement à 100% par un budget national plutôt qu’un patchwork de financements divers.

La CGT est pour un financement public de l’enseignement public à tous les niveaux. Elle est contre l’entrée des patrons dans les conseils d’administration des universités et leur financement direct. C’est pourquoi la CGT a pris position contre la loi LRU qui va dans le sens de la privatisation des universités et de l’enseignement supérieur.

Le meilleur financement que les entreprises peuvent procurer est de s’acquitter de leurs impôts et ensuite, à charge pour la représentation nationale de voter les lois budgétaires affectant le produit de l’impôt !

Conclusion :

Que Monsieur Polidori se rassure, la CGT à l’IGN ne veut aucun mal à l’ESGT ni à son personnel. Par contre, qu’il soit assuré que tous ceux qui voudraient détruire l’école de l’IGN trouveront face à eux le personnel de l’IGN et de l’ENSG et leurs organisations syndicales dont la CGT.

Saint-Mandé, le 15 février 2008.

Post-scriptum :

une entrevue aura lieu lundi prochain à la DG sur le sujet de l’avenir de l’ENSG. Une forte délégation du personnel de l’ENSG s’y rendra avec les représentants de l’Intersyndicale de l’IGN.

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4 réflexions sur “Réponse à Monsieur Polidori

  1. En tant qu’étudiant de l’ESGT, mon humble point de vue si vous voulez bien le publier… Celui-ci n’engage bien sûr que moi, même si je pense que de nombreux étudiants de l’ESGT partagent le même…

    1) Défense de l’ENSG

    Il est tout à fait naturel de défendre son école et ses intérêts. En tant qu’étudiant d’une école que j’apprécie énormément pour ses enseignements, je ferais de même pour l’ESGT.

    En revanche, je comprends difficilement en quoi dénigrer la qualité d’étudiants qui sont dans une école qu’ils apprécient et qui les forme selon leurs souhaits pour effectuer un métier qui leur tient à coeur fait avancer le schmillblick…

    Cela ne peut de mon humble avis qu’éveiller des rancoeurs n’ayant aucune raison d’être entre personnes extérieures à un conflit qui se joue comme vous le signalez au niveau des directions.

    Alors que des étudiants de l’ESGT organisent chaque année le Cercle Géo pour permettre aux différentes écoles du secteur de se retrouver et de partager, ce genre de discours est sans aucun doute préjudiciable.

    Je ne pense pas que ce soit aux étudiants de l’ESGT de subir de tels propos totalement injustifiés ! Et aux relations entre étudiants de nos deux écoles d’en souffrir !

    2) Les formules utilisées

    Avant de porter des propos portant atteinte à l’honneur des étudiants d’une école et à cette même école, il aurait été judicieux de réfléchir aux conséquences de ces propos… Prenons donc cela comme des demandes d’excuses…

    nous aurions du dire que ces deux écoles préparant à des métiers différents, il en résultait des niveaux différents.

    Non, je pense qu’il aurait été plus juste de dire que ces deux écoles préparant à des métiers différents, il en résultait des qualifications différentes.

    Comparer le niveau d’étudiants ou d’écoles aurait un sens si les enseignements étaient identiques. En exagérant la chose, prétendriez vous que le niveau de l’ENSG est supérieur à celui de Supélec ? Ou que celui de ESC Toulouse ?

    Pensez-vous vraiment que pour empêcher la création d’une boulangerie-patisserie la meilleure solution pour le patissier est de dire que le boulanger est moins bon que lui ? Ils ne font tout simplement pas la même chose…

    3) Le financement de l’ESGT

    Sans vouloir m’immiscer dans des considérations politiques ou que ne sais-je, je crois que voici un curieux mélange…

    L’attaque menée contre l’ESGT vise t’elle donc à augmenter son financement public au final ?

    La CGT a pris position contre la loi LRU, bien. A t’elle décidé de réformer l’ESGT et ses étudiants ?

    Personnellement je suis un défenseur du logiciel libre, et je comprends très mal pourquoi Géoportail 3D n’est toujours pas disponible sous GNU linux. Google Earth est porté sous linux depuis un bon bout de temps…

    Je ne comprends pas non plus pourquoi dans tant de CGTistes utilisent des ordinateurs tournant sous windows sans que ce ne soit à cause de besoins logiciels impératifs empêchant la migration vers le libre…

    Et je ne comprends pas non plus que tant de tracts anti-LRU aient été imprimés sous Windows pendant que Microsoft ne se privait pas pour s’installer un peu plus encore dans les habitudes étudiantes, LRU ou pas…

    ( cf. Accord signé entre Microsoft et l’Université Lyon 1 )

    Bref, ne mélangeons pas tout, mais si je vous fais remarquer qu’en ne mettant pas à disposition des utilisateurs de linux et autres plateformes open source de logiciels permettant d’accéder à ses services l’IGN pousse à l’utilisation exclusive de Windows et que vous soutenez donc la politique de Microsoft ça ne vous fera sans doute pas sauter de joie…

    Personnellement, cela me choque plus que les 5% de financements d’entreprise de l’ESGT… Je ne pensais pas non plus que la CGT tenait des propos élitistes au point de dévaloriser ainsi les études d’étudiants pleins de capacités et de motivation.

    Avant de regarder la paille dans l’oeil de notre frère, penser à regarder la poutre qui est dans le notre…

    Conclusion :

    En espérant que ce message ne sera pas censuré même s’il ne présente que l’humble avis d’un étudiant de l’ESGT très fier de son école, j’espère que le dialogue sera désormais beaucoup plus positif et que les élèves de notre école et fiers d’en faire partie ne seront plus dévalorisés à tort.

    J’espère que les relations entre nos deux écoles et leurs étudiants seront toujours positives,

    Sébastien, étudiant à l’ESGT et très fier de l’être…

  2. Quelques remarques :

    1) L’action engagée par les personnels de l’IGN et les étudiants de l’ENSG, demande le gel du projet de 1ère année du cycle d’ingénieur commune entre l’ESGT et l’ENSG, la communication par la direction de l’IGN des infos existantes, et la remise à plat du dossier, et le maintien des moyens de l’ENSG. Plusieurs centaines de pétitions ont été signées dans ce sens à l’IGN et à l’ENSG ces derniers jours. Nous devons être reçus en délégation par le DG Lundi matin
    2)L’ENSG est une école d’ingénieur qui a la particularité de former les personnels techniques des métiers de la géomatique à tous les niveaux (de Bac-1 à Bac+5 voire plus avec la formation des IPC pour l’IGN) à l’origine pour les besoins de l’Etat et plus particulièrement de l’IGN. L’ENSG a développé différents types de formations autour de son identité d’école d’ingénieur, avec des synergies très importantes dont tous les cycles bénéficient. L’avenir de l’ENSG est un problème vital pour l’IGN.
    3)Le projet avec l’ESGT suscite depuis le début une forte opposition des personnels de l’IGN : pétitions, nombreuses délégations, groupe de travail intersyndical, entrevue avec le cabinet du ministre en 2005. Nous estimons que le projet actuel ne répond pas plus qu’alors à nos craintes.
    – dissociation du cycle d’ingénieur, bien différente de l’organisation des études dans les ENSAM ou à l’ENA, qui va handicaper la constitution du « collectif étudiant », si important dans les grandes écoles, comme d’ailleurs de l’équipe enseignante, et risque de rebuter les élèves de classes préparatoires (changement de logenment, vie sociale aléatoire, interrogation sur le système proposé).
    – ajustements délicats entre les deux tutelles : quel programme d’enseignement, quel(le)s professeur(e)s, quel investissements financiers etc. en fonction des statuts des personnels, et des institutions respectives. Les objectifs de l’ENSG sont clairement orientés, selon le Conseil de direction de Janvier dernier, vers l’économie et la vente de formations. Il nous semble que l’ENSG est orientée vers les SIG et l’informatique, nous percevosn l’ESGT comme plus orientée vers le topo-foncier.

    Les motivations du projet sont du coup difficiles à percevoir : des économies possibles sur la formation dans les matières générales ? L’hétérogénéïté des recrutements, (concours sur dossier et entretien en prépa, concours en sortie de BTS, concours DEUG, concours Telecom, concours TPE) introduit un doute, sans parler des nombreuses allées et venue entre Marne-La-Vallée et Le Mans à prévoir. En 2005 la seule raison clairement évoquée devant nous par le directeur de l’ENSG était d’asseoir sur les mêmes bans de futurs ingénieurs IGN et de futurs ingénieurs clients potentiels de l’IGN. Pourtant l’ENSG affiche 100% de placement à 6 mois de ses élèves civils
    4) à terme, que devient l’ENSG : le système proposé rique de faire perdre des recrutements et de mettre sérieusement l’école en péril, le transfert « logique » de la 2ème année au Mans lui ferait perdre son statut d’école d’ingénieur. Marne la Vallée deviendrait un « centre de formation » et non plus une école. D’autant plus si les « paroles en l’air » prononcées en conseil de perfectionnement pour sous-traiter la formation des DRPI et former les géomètres (techniciens supérieurs) en alternance s’avèrent être de vrais poissons pilotes. L’avenir de l’IGN est évidemment engagé.
    5)la question du niveau des écoles est manifestement piégée : la stratégie de Lisbonne d’Europe de la connaissance, et de constitution de pôles universitaire est fondée sur la concurrence entre enseignements, et donc une évaluation féroce de leur niveau, dans un souci de performance et de restriction de crédit. A l’opposé de la mission du CNAM de promotion professionnelle et de la dimension de service public de l’IGN. Son dernier avatar est la loi Pécresse, si fortement décriée. Effectivement, dans cette logique, que le meilleur gagne, donc le plus adapté aux besoins immédiats de la profession. Ni le créneau original, ni le contenu de formation visant à plus long terme ne sont favorisés. La CTI, en s’interdisant de juger du « niveau » des dipômes d’ingénieur garde une attitude plus saine. Les écoles d’ingénieurs françaises dans leur ensemble sont évidemment particulièrement menacées, particulièrement dans leur dimension technique. L’ENSG et l’ESGT, sont toutes les deux originales et professionnement performantes. L’IGN et le CNAM ont chacun, aussi, une place particulière dans le service public. Il y a des convergences à trouver, pour défendre l’ENSG, l’ESGT, et plus largement une conception de l’enseignement professionnel.

    6) financement : l’IGN est financé à plus de 50% sur ressources propres, dont une part importante de ressources commerciales. Le « poids » de celles-ci sur le contenu de la formation d’ingénieur n’est pas négligeable. Les écoles d’ingénieurs bénéficient assez systématiquement de sponsors : le « pur service public » est pour l’instant un concept, comme en témoigne le débat sur la publicité à la télé. Par contre le débat et l’action pour définir des principes de service public, donc les moyens et les défendre concrètement est bien d’actualité. Pour l’ENSG comme pour l’ESGT

    7)enfin, une précision: il n’y a pas de « section syndicale » CGT à l’IGN mais deux syndicats, la CGT Ouvriers et Maîtrise, qui syndique essentiellement les Ouvriers d’Etat de l’IGN affilié à la Fédération CGT des Travailleurs de l’Etat, et la CGT des Personnels Techniques et Administratifs (CGT PTA) affiliée à la fédération CGT de l’Equipement, qui syndique les fonctionnaires A, B, C et cadres contractuels de l’IGN

    Pierre THOMAS, secrétaire général de la CGT PTA

  3. En réponse à Sébeto et pour aller dans le sens du niveau de l’ESGT :

    Tout le monde s’est très bien que l’ESGT a un niveau d’entrée très faible :

    La preuve étant, qu’avec un BTS Topo, on peut rentrer aisement par concours.

    Citez moi d’autre école d’ingénieur où l’on peut rentrer aussi facilement ??? les ingénieurs de l’ENSG n’ont ils pas tous fait une prépa pour passer le concours ?

    Le niveau de l’ESGT est plus faible que celui des autres écoles d’ingénieurs, c’est un fait, pour être exploiter après dans un cabinet de géomètre il n’y en a pas besoin de toute façon.

    Les cours proposés par l’ESGT ou l’ENSG sont diamétralement opposés, et ne forment pas du tout au même métier.

    Alors chacun rentre dans sa bergerie, et les montons seront bien gardés. Et la rillette aussi.

  4. En tant qu’ancien de l’ESGT, il faut reconnaître qu’il y a quelques questions à se poser sur la finalité de notre école et je peux comprendre votre attitude.

    Jusqu’à peu, il y avait à l’ESGT deux filières : géomatique et foncier. Il faut savoir que 70 % des élèves de ma promotion se sont orientés en foncier. Il semblerait que cela continue encore.

    Il est bien important de noter que la plupart des étudiants de l’ESGT s’engagent dans la filière foncier non pas par goût mais par paresse. En effet, l’enseignement dans cette filière est dispensé par des vacataires qui se moquent de leur travail et vont jusqu’à reposer les mêmes évaluations d’une année sur l’autre et en autorisant les documents et donc les corrigés.

    Que l’ESGT forme des gens en foncier d’accord mais peut-on dire que cette formation est encore sérieuse ?
    L’ESGT fait appel à des vacataires (géomètres, fonctionnaires d’autres corps …) mais quelle moyen de pression à t’elle sur eux ? Comment les contraint elle a bien faire leur travail ?

    L’enseignement de la géomatique n’est selon moi pas assez poussé. Quelles sont les compétences d’un ESGT en photogrammétrie ou en télédection ou même en programmation ?

    Certes on voit survole beaucoup de choses à l’ESGT. En première année on va se balader sur un sentier une semaine à la charge des éléèves, la deuxième sous prétexte d’un voyage d’urbanisme financé en grande partie par les élèves, on va se bourrer la geule dans une grande ville d’europe.

    Et pendant ce temps, le temps accordé pour les matières scientifiques et techniques est réduit au minimum.

    Alors oui l’ESGT a une fomration qui laisse à désirer et qui pénalise le peu d’élève qui souhaitent s’investir dans la géomatique. La formation dans cedomaine pourrait être encore meilleure même s’il est déjà pas mal mais la géomatique à l’ESGT est une option.

    La formation de l’ESGT est-elle encore une véritable formation d’ingénieur .

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