Appel de l’UGFF pour la manifestation du 29 mars 2008

Union Générale des Fédérations de Fonctionnaires

LE 29 MARS : MANIFESTONS POUR LES RETRAITES ET LES SALAIRES !

Le « rendez-vous 2008 » sur les retraites va se jouer au cours des prochaines semaines. Après une brève « concertation » que le gouvernement veut cantonner strictement dans la logique de la réforme de 2003, une nouvelle loi serait proposée au Parlement en juin ou juillet – dates qui ne doivent évidemment rien au hasard !

C’est donc dès maintenant que doit se construire le rapport de force. Dès maintenant que, salariés et retraités du public et du privé, concernés cette fois-ci dans les mêmes conditions, doivent se mobiliser. C’est le sens de la journée d’action du 29 mars.

Stopper la logique infernale des réformes de 1993 et 2003.

La France est l’un des pays européens où les mesures les plus néfastes ont été prises, c’est celui où les sacrifices les plus importants sont demandés aux seuls salariés. Il ne s’agit pas là uniquement d’affirmations de la CGT mais des conclusions d’une étude de l’OCDE.

L’allongement de la durée de cotisation, la mécanique de la décote, l’indexation sur les prix conduisent chaque année à une dégradation supplémentaire des niveaux de liquidation des retraites puis des pensions versées.

S’opposer à la mise en danger de la répartition

L’amputation du niveau des pensions sera considérable à brève échéance, créant les conditions pour que les jeunes d’aujourd’hui ne puissent prendre leur retraite qu’à 67, 70 ans ou plus. Cette « réforme » cumule de nouvelles contributions essentiellement à la charge des salariés, la perspective de retraites réduites et l’incitation à se financer une retraite supplémentaire par capitalisation.

La loi Fillon est en réalité une loi anti-jeunes, comme elle est une loi particulièrement néfaste pour les femmes et les salariés les plus précaires.

De surcroît, en créant une situation légale instable avec des remises en cause et des dégradations tous les quatre ans, elle met en danger le principe même de la répartition.

Extension du domaine de la prime… et donc de la capitalisation !

Avec les accords minoritaires issus des dernières négociations salariales, le maintien (très partiel) du pouvoir d’achat n’est plus assuré par l’évolution de la valeur du point indiciaire, mais par des primes.

Par touches successives, malheureusement avec le soutien de certaines organisations syndicales, une partie du traitement des fonctionnaires se trouve en quelque sorte « siphonnée » vers l’indemnitaire et, par voie de conséquence, de la pension de retraite vers d’aléatoires et minuscules rentes additionnelles.

Non à la création d’une caisse de retraite des fonctionnaires

Les ministres des comptes publics et de la Fonction publique « réfléchissent aux avantages et inconvénients d’une caisse de retraite pour les fonctionnaires de l’ Etat ».

Le gouvernement, en prétendant vouloir « mieux assurer le pilotage de la retraite » vise en réalité à couper les liens qui ont jusqu’à maintenant constitué une garantie essentielle pour le niveau des pensions des fonctionnaires. Il s’agirait de gérer les pensions comme un domaine « à part », ce qui permettrait au gouvernement d’afficher une contribution de l’employeur public – c’est-à-dire du contribuable – absolument exorbitante. A partir de là, une nouvelle étape de réduction des droits collectifs et d’augmentation de la part salariale serait plus « présentable ».

Une caisse, ce serait un échelon intermédiaire, représentant un coût supplémentaire n’existant pas aujourd’hui. Qui peut croire que ce genre « d’investissement » n’a pas pour but de procurer à terme, du point de vue de l’employeur public, une baisse des garanties et du niveau des pensions ?

LES PROPOSITIONS DE LA CGT POUR ASSURER L’AVENIR DU SYSTÈME DE RETRAITE

Dans le public comme dans le privé

– Le taux de remplacement du salaire net par la pension nette ne doit pas être inférieur à 75 % pour une carrière complète.

– La reconnaissance d’une « carrière complète » à 60 ans doit intégrer, entre 18 et 60 ans, outre les temps d’activité professionnelle, les périodes d’étude, de formation, d’apprentissage et d’inactivité forcée (recherche d’un premier emploi, chômage).

– Pour l’UGFF, cette carrière complète doit correspondre à 37,5 annuités.

– La reconnaissance des travaux pénibles, dangereux et astreignants doit permettre un départ anticipé assorti de bonifications.

– Le minimum de pension pour une carrière complète doit être fixé au niveau du SMIC.

– L’augmentation des pensions doit être indexée sur les salaires des actifs.

Dans la Fonction publique en particulier

– Le régime actuel des pensions civiles et militaires de l’Etat doit être maintenu, sans la création d’une caisse qui n’a aucune utilité pour un employeur unique.

– La prise en compte de tous les éléments de rémunérations complémentaires (les primes) dans l’assiette de cotisation pour la retraite doit conduire à une mise en extinction du Régime additionnel.

– Les droits familiaux et conjugaux amputés par la réforme Fillon doivent être rétablis et améliorés, en particulier pour les femmes.

Les propositions de la CGT pour réformer le financement :

– Une contribution doit être instaurée sur les revenus financiers des entreprises ;

– La cotisation des entreprises devra être modulée afin de pénaliser celles qui licencient et recourent à une main d’œuvre précaire ;

– Réforme de la « compensation démographique » avec prise en compte des ressources réelles des ressortissants des régimes des non salariés.

* * *

Le 29 mars, avec les salariés du privé et des régimes spéciaux, avec l’ensemble des retraités, les fonctionnaires ont toutes les raisons de se mobiliser. Pour empêcher une étape supplémentaire de régression et pour, au contraire, faire s’inverser la logique des choix de 2003.

=> Pour revenir sur l’allongement de la durée de cotisation.

=> Pour corriger les injustices engendrées par l’amputation des droits familiaux, en particulier au préjudice des femmes fonctionnaires.

=> Pour empêcher l’appauvrissement programmé des pensionnés en imposant un mécanisme d’indexation des pensions lié à l’évolution des rémunérations des actifs.

=> Pour exiger une augmentation générale des salaires, synonyme de meilleures retraites et de ressources supplémentaires dans la cadre incontournable du régime par répartition.

MANIFESTONS ENSEMBLE LE 29 MARS DANS TOUTE LA FRANCE.

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Pique-nique pour la défense de l’ENSG : un bon début

Ce jeudi 27 mars à midi, les élèves et enseignants de l’ENSG ont organisé un pique-nique sur le site de Saint-Mandé pour populariser la cause du gel de la décision de départ au Mans de la 1er année du cycle IT.Cette initiative était soutenue par l’Intersyndciale CGT-OM / CGT-PTA / CFDT.

La présence massive des élèves et des personnels de l’Ecole a été accompagnée de la distribution d’un tract que nous reproduisons ci-après.

Externalisation de la première année du cycle IT au Mans

Des inquiétudes fondées !!!!!

Un mariage contre nature

car concernant des écoles qui préparent à des métiers différents et concernant des élèves recrutés à des niveaux hétérogènes. Le nivellement par le bas est-il la solution ?

Un mariage à contre courant :

Le programme d’enseignement (PE) actuel de l’ENSG s’avère plus proche des préconisations de l’enquête sur les métiers de la géomatique (informatique, gestion des bases de données…) que celui de l’ESGT. Dans ces conditions, pourquoi chercher à adapter notre enseignement à celui de l’ESGT ?

Un mariage mal préparé :

Seul le PE de 1ère année est bouclé avec des aberrations notables. Ainsi nos élèves seront dans l’avenir parfaitement formés au droit (70 heures), à la construction civile (17 heures). En revanche, la photogrammétrie est réduite de moitié et le GPS est abordé en 1ère année en 2h30 ……

Ce PE répond-il réellement à la formation d’un haut niveau en géomatique ?????

Un mariage précipité :

Le remaniement en profondeur de la 1ère année aura des conséquences inévitables et importantes sur les 2ème et 3ème années dont les programmes sont très loin d’être finalisés.

Dans ces conditions, à deux mois des périodes de concours de recrutement, quelle est la visibilité de l’ENSG pour les futurs élèves ?????

Un mariage risqué pour l’ENSG:

A un moment où l’accroissement des effectifs de l’école est un enjeu primordial, quelle sera l’attractivité d’une école obligeant ses élèves à déménager au minimum une fois par an ? Quelles conséquences sur la vie associative de l’école, critère de choix important pour les élèves de classes préparatoires ?

Un mariage dangereux pour l’IGN :

Cette réforme va accroître mécaniquement les coûts des formations des cycles de techniciens dont le problème de la « rentabilité » est déjà posé. Des ingénieurs moins bien formés, des cycles de techniciens menacés, QUEL AVENIR pour l’IGN dans ces circonstances ???

Il faut sauver L’ENSG!!!

   Vous souvenez-vous de vos belles années passées à L’ENSG !!

 Alors ne la laissez pas s’éteindre et par là même ne laissez pas devenir l’IGN qu’un organisme de contrôle ……

 Rejoignons-nous le 27 mars à Saint-Mandé sous le

marronnier autour d’un pique-nique pour montrer notre

intérêt à conserver notre école ….

 Mobilisons-nous !!!!!

Assemblée Générale Statutaire Annuelle

Chaque adhérent du syndicat CGT Ouvrier/ Maîtrise est invité à participer activivement à ce congrès où se décide l’activité du syndicat et où sont élues les Commission Executive du syndicat et Commission de Contrôle du syndicat.

La défense des service publics, comme celui de l’IGN, la défense de nos statuts et de nos emplois, comme la défense du droit à la retraite et de pensions décentes pour tous les salariés en France passent par l’existence d’un mouvement syndical, fort, nombreux , combatifs et revendicatifs. C’est pourquoi, nous insistons pour que chacun, chacune des adhérent(e)s de la CGT fasse l’effort de participer à cette réunion annuelle.

Pour la Commission Executive du syndicat, le secrétaire général:

Jean-Marie Couppey

LE GOUVERNEMENT S’ATTAQUE AU STATUT DES FONCTIONNAIRES

Communiqué de la Confédération CGT et de ses fédérations UGFF, FAPT, Santé et action sociale, services publics.

Dans le prolongement du discours de Nicolas Sarkozy à Nantes en septembre dernier, les ministres en charge de la fonction publique veulent, par la voie législative, mettre en œuvre une régression majeure pour les agents de la fonction publique.

Le projet de loi, dans sa partie restructuration, envisage la mise en disponibilité d’office des fonctionnaires sous deux ans après suppression de l’emploi exercé. Il vient donc en complément de l’annonce du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux.

C’est l’introduction du licenciement des fonctionnaires sous une forme à peine déguisée car la phase préalable de réorientation professionnelle évoquée par le texte ne trompe personne.

Le projet de loi envisage la généralisation du temps incomplet auprès de plusieurs employeurs. Ainsi, la précarité chez les fonctionnaires s’installerait durablement comme dans le privé, ceci sans aucune mesure de consolidation du décompte du temps de travail, de mesure de l’amplitude de celui-ci …

Enfin, pour couvrir les emplois de fonctionnaires non pourvus, l’administration se propose d’étendre le recours aux agents précaires et de pourvoir les emplois vacants par l’intermédiaire des agences d’intérim ; Il s’agit ici d’une rupture aggravée avec les fondements de la fonction publique.

La CGT rappelle son attachement à des textes nouveaux favorisant la mobilité volontaire dans les 3 versants de la fonction publique ainsi que des débouchés de carrière améliorés. Ce n’est pas la voie prise par ce gouvernement dans le projet de loi mobilité.

Le projet de loi concerne les 3 versants de la fonction publique. Il représente des dangers énormes pour les 3 versants. Ce serait une erreur de penser qu’il s’agit seulement de dégraisser la fonction publique de l’Etat.

Le projet de loi, totalement lié à la stratégie de RGPP (révision générale des politiques publiques), est l’outil pour réduire d’une façon drastique les missions publiques de la santé, de la territoriale, de l’Etat, en livrant les missions publiques qui n’auront pas été totalement supprimées, au privé, par différentes formes juridiques.

Nous considérons qu’il faut maintenant engager une phase de mobilisation contre ce projet de texte, véritable machine de guerre contre l’emploi et les missions publiques.

Les luttes indispensables, peuvent prendre appui sur les mouvements en cours, contre les réorganisations et les abandons de missions, dans de nombreux secteurs de la fonction publique.

La CGT avec ses organisations de la fonction publique ne peut accepter ce qui constituerait une régression fondamentale a la fois pour le service public et pour l’emploi. C’est parce que les droits et devoirs des fonctionnaires – contenus dans le statut général – n’existent que parce qu’ils sont une garantie pour tous les citoyens d’égalité de traitement sur tout le territoire et de démocratie que le gouvernement envisage d’y mettre fin.

Il est de la responsabilité de l’ensemble du syndicalisme et, au-delà, des acteurs politiques et associatifs et des citoyens- de s’opposer à cette loi et de faire valoir d’autres propositions porteuses de progrès social pour tous les usagers et tous les salariés.

Montreuil, le 14 mars 2008

8 mars 2008:L’égalité ? Il reste beaucoup à faire !

·    Dans les fonctions publiques, la rémunération des femmes est de 14 % inférieure à celle des hommes et même de 18 % dans la catégorie A.

·       80 % des Smicards sont des femmes.

·      Que dire des salariés à bas ou très bas salaires (autour de 450 euros par mois) si ce n’est qu’il s’agit majoritairement de femmes notamment à temps partiel…

·     Alors que les filles réussissent toujours mieux que les garçons à l’école, les femmes restent confinées dans peu d’emplois: six catégories socioprofessionnelles regroupent plus de 60 % des femmes (employées au nettoyage, aides à domicile, employées de commerce, secrétaires d’entreprise, infirmières et professeurs des écoles…).

·     Au nom des compétences supposées «naturelles » des femmes (soin, éducation, minutie, don de soi…), ces métiers dévalorisés ne sont pas reconnus ni socialement ni financièrement.

·      Plus l’on monte dans la hiérarchie, moins l’on trouve de femmes : 6-7 % de femmes dans les comités de direction d’entreprises, 13 % de femmes dans les hautes fonctions publiques.

 

· La maternité a un impact négatif sur l’activité et la carrière des femmes.

· A partir de 1994, moment où le congé parental a été étendu dès le deuxième enfant, le taux d’activité des mères de deux enfants a chuté de 18 % en quatre ans (de 69 à 51 %) Ce sont souvent les raisons financières qui sont évoquées (chômeuses, précaires, travaillant à temps partiel) mais aussi le manque de moyens de garde, les conditions de travail pénibles, ou les deux.

 

·  A l’issue de ce congé pris à 2 % seulement par les hommes, le retour à l’emploi est de plus en plus improbable.

·  Plus de la moitié des enfants de moins de 3 ans sont gardés par « leurs parents » autrement dit les mères, l’insuffisance des propositions de modes d’accueil est criante.

Malgré la volonté des femmes et souvent des hommes, les solutions restent individuelles et coûteuses ce qui oblige les femmes à sacrifier salaires, carrières, retraites …. Cela a des répercussions sur leur indépendance financière, leur niveau de vie et celui de leurs enfants….

Pourquoi un 8 mars ?

New York, 8 mars 1857. Pour dénoncer leurs conditions de travail et leur salaire déplorable, les travailleuses du secteur de l’habillement et du textile manifestent dans les rues de la ville. Les manifestantes seront brutalement dispersées par la police.

Deux ans plus tard, en mars 1859, elles établissent leur premier syndicat.

Les années suivantes, d’autres protestations sont organisées le 8 mars. Le 8 mars 1908, 15 000 femmes de l’industrie de l’habillement et du textile manifestent à New York pour réclamer :

·    une réduction de la durée du travail

·    un meilleur salaire

·   le droit de vote

·   l’élimination du travail des enfants.

Leur slogan: “ Du pain et des roses ”, le pain symbolisant la sécurité économique et les roses, une meilleure qualité de vie.

 

Les femmes et la retraite

Toutes ces inégalités sur le marché du travail se retrouvent amplifiées en matière de retraite.

 

·   les femmes retraitées perçoivent une retraite inférieure de38 % à celle des hommes !

·   36 % des femmes retraitées perçoivent moins de 700 euros par mois pour survivre ce qui est inférieur au seuil de pauvreté (870 euros), 64 % ont moins de 900 euros.

·   55 % des femmes sont au minimum contributif

·  La majorité des retraités au minimum vieillesse (83 %) sont des femmes

La reforme de 1993 (calcul sur vingt-cinq meilleures années au lieu de dix et indexation sur les prix et non sur les salaires) est une vraie catastrophe pour les pensions des femmes. La loi Fillon de 2003 amplifie le phénomène en accroissant le nombre de trimestres nécessaires.

Les mesures de rachat, les départs anticipés ont très peu bénéficié aux femmes du fait de leurs coûts prohibitifs ou des conditions difficiles à réunir pour elles (168 trimestres par exemple). Le comble de l’injustice se trouve dans le système de décote qui pénalise d’une manière disproportionnée les années manquantes. Il touche particulièrement les femmes.

Parmi les retraitées actuelles

· Seulement 40 % ont validé une carrière complète contre 85 % des hommes.

·   Dans la fonction publique hospitalière et territoriale : 22 % des femmes ont une carrière complète et dans le reste de la fonction publique 51 % (72 % pour les hommes).

· L’âge moyen de départ à la retraite des femmes est de 62ans, soit deux ans plus tard que les hommes.

En 2008, la retraite sera à nouveau au cœur des débats et des enjeux de négociations déjà sous pression grâce aux mouvements engagés par les salariés des régimes spéciaux que le gouvernement et les entreprises publiques veulent remettre en cause.
Les droits familiaux acquis par les luttes des femmes pour corriger en partie les inégalités dans les droits à pension pouvant résulter des charges de famille sont fortement menacés.

Déjà remis en cause pour les fonctionnaires, au prétexte d’égalité avec les hommes, les femmes risquent de voir disparaître ou diminuer la validation d’années pour les enfants, la pension de réversion… Ces réformes renforcent des écarts inadmissibles non seulement entre les femmes et les hommes mais encore entre les femmes.

La situation qui est faite aux femmes est totalement injuste. Nous voulons des politiques publiques qui nous permettent d’exercer notre activité professionnelle et d’organiser notre vie personnelle dans de bonnes conditions