8 mars 2008:L’égalité ? Il reste beaucoup à faire !

·    Dans les fonctions publiques, la rémunération des femmes est de 14 % inférieure à celle des hommes et même de 18 % dans la catégorie A.

·       80 % des Smicards sont des femmes.

·      Que dire des salariés à bas ou très bas salaires (autour de 450 euros par mois) si ce n’est qu’il s’agit majoritairement de femmes notamment à temps partiel…

·     Alors que les filles réussissent toujours mieux que les garçons à l’école, les femmes restent confinées dans peu d’emplois: six catégories socioprofessionnelles regroupent plus de 60 % des femmes (employées au nettoyage, aides à domicile, employées de commerce, secrétaires d’entreprise, infirmières et professeurs des écoles…).

·     Au nom des compétences supposées «naturelles » des femmes (soin, éducation, minutie, don de soi…), ces métiers dévalorisés ne sont pas reconnus ni socialement ni financièrement.

·      Plus l’on monte dans la hiérarchie, moins l’on trouve de femmes : 6-7 % de femmes dans les comités de direction d’entreprises, 13 % de femmes dans les hautes fonctions publiques.

 

· La maternité a un impact négatif sur l’activité et la carrière des femmes.

· A partir de 1994, moment où le congé parental a été étendu dès le deuxième enfant, le taux d’activité des mères de deux enfants a chuté de 18 % en quatre ans (de 69 à 51 %) Ce sont souvent les raisons financières qui sont évoquées (chômeuses, précaires, travaillant à temps partiel) mais aussi le manque de moyens de garde, les conditions de travail pénibles, ou les deux.

 

·  A l’issue de ce congé pris à 2 % seulement par les hommes, le retour à l’emploi est de plus en plus improbable.

·  Plus de la moitié des enfants de moins de 3 ans sont gardés par « leurs parents » autrement dit les mères, l’insuffisance des propositions de modes d’accueil est criante.

Malgré la volonté des femmes et souvent des hommes, les solutions restent individuelles et coûteuses ce qui oblige les femmes à sacrifier salaires, carrières, retraites …. Cela a des répercussions sur leur indépendance financière, leur niveau de vie et celui de leurs enfants….

Pourquoi un 8 mars ?

New York, 8 mars 1857. Pour dénoncer leurs conditions de travail et leur salaire déplorable, les travailleuses du secteur de l’habillement et du textile manifestent dans les rues de la ville. Les manifestantes seront brutalement dispersées par la police.

Deux ans plus tard, en mars 1859, elles établissent leur premier syndicat.

Les années suivantes, d’autres protestations sont organisées le 8 mars. Le 8 mars 1908, 15 000 femmes de l’industrie de l’habillement et du textile manifestent à New York pour réclamer :

·    une réduction de la durée du travail

·    un meilleur salaire

·   le droit de vote

·   l’élimination du travail des enfants.

Leur slogan: “ Du pain et des roses ”, le pain symbolisant la sécurité économique et les roses, une meilleure qualité de vie.

 

Les femmes et la retraite

Toutes ces inégalités sur le marché du travail se retrouvent amplifiées en matière de retraite.

 

·   les femmes retraitées perçoivent une retraite inférieure de38 % à celle des hommes !

·   36 % des femmes retraitées perçoivent moins de 700 euros par mois pour survivre ce qui est inférieur au seuil de pauvreté (870 euros), 64 % ont moins de 900 euros.

·   55 % des femmes sont au minimum contributif

·  La majorité des retraités au minimum vieillesse (83 %) sont des femmes

La reforme de 1993 (calcul sur vingt-cinq meilleures années au lieu de dix et indexation sur les prix et non sur les salaires) est une vraie catastrophe pour les pensions des femmes. La loi Fillon de 2003 amplifie le phénomène en accroissant le nombre de trimestres nécessaires.

Les mesures de rachat, les départs anticipés ont très peu bénéficié aux femmes du fait de leurs coûts prohibitifs ou des conditions difficiles à réunir pour elles (168 trimestres par exemple). Le comble de l’injustice se trouve dans le système de décote qui pénalise d’une manière disproportionnée les années manquantes. Il touche particulièrement les femmes.

Parmi les retraitées actuelles

· Seulement 40 % ont validé une carrière complète contre 85 % des hommes.

·   Dans la fonction publique hospitalière et territoriale : 22 % des femmes ont une carrière complète et dans le reste de la fonction publique 51 % (72 % pour les hommes).

· L’âge moyen de départ à la retraite des femmes est de 62ans, soit deux ans plus tard que les hommes.

En 2008, la retraite sera à nouveau au cœur des débats et des enjeux de négociations déjà sous pression grâce aux mouvements engagés par les salariés des régimes spéciaux que le gouvernement et les entreprises publiques veulent remettre en cause.
Les droits familiaux acquis par les luttes des femmes pour corriger en partie les inégalités dans les droits à pension pouvant résulter des charges de famille sont fortement menacés.

Déjà remis en cause pour les fonctionnaires, au prétexte d’égalité avec les hommes, les femmes risquent de voir disparaître ou diminuer la validation d’années pour les enfants, la pension de réversion… Ces réformes renforcent des écarts inadmissibles non seulement entre les femmes et les hommes mais encore entre les femmes.

La situation qui est faite aux femmes est totalement injuste. Nous voulons des politiques publiques qui nous permettent d’exercer notre activité professionnelle et d’organiser notre vie personnelle dans de bonnes conditions

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