Le PDE arrive !

Attention à l’écologie sur le dos des salariés.

L’administration de l’IGN vient de lancer un PDE (Plan de Déplacements d’Entreprise).

En France, l’article 6 du décret n° 2006-1663 du 22 décembre 2006 , instituant une prise en charge partielle du prix des titres d’abonnement correspondant aux déplacements effectués entre leur résidence habituelle et leur lieu de travail par les personnels de l’Etat et des établissements publics administratifs de l’Etat travaillant hors Ile-de-France, oblige les administrations publiques situées dans le ressort d’une agglomération de plus de 100 000 habitants à élaborer un plan de mobilité avant fin 2008.

Comme l’IGN dispose de multiples implantations dans des agglomérations de plus de 100.000 habitants … Aix, Bordeaux, Lille, Lyon, Nancy, Nantes, Paris, Rouen,  Toulouse, il était temps de se mettre en conformité avec les textes réglementaires.

Le lancement du réaménagement du site de Saint-Mandé est venu seulement donné une impulsion plus forte à cette nécessité car, à partir de janvier 2009, 100 places de parking de surface vont être supprimées. Et à l’arrivée du projet, il n’y aura plus que 90 places dans le futur parking souterrain à partager entre les véhicules de service IGN et les véhicules personnels.

Si l’objectif affiché par ce genre de démarche est sympathique : réduire la pollution généré par les transports routiers ou urbains, il reste à s’interroger sur les modalités de mise en œuvre.

C’est pourquoi, la CGT OM, lors du CTP du 22 septembre, comme lors de l’entrevue réalisée avec le cabinet conseil ATEMA le mardi 7 octobre, a soulevé les questions suivantes :

1) La source des problèmes liés aux trajets domicile-lieu de travail réside d’abord dans la question du logement.

Depuis des décennies, l’IGN n’a jamais eu une politique de logement social et d’aide à l’accession à la propriété de ses agents.
Alors que dans les années 60, il était encore possible pour des agents en poste à Saint-Mandé de se loger assez facilement sur Saint-Mandé, Vincennes, Fontenay, aujourd’hui, ce n’est plus le cas.

Le démarrage de l’aide au logement social a commencé depuis très peu de temps, et comme il faut compter en années et non pas en semaines pour faire avancer les choses en ce domaine, même avec une bonne volonté et un financement adéquat, il faudra du temps !

Malheureusement, l’enquête en ligne lancée par le cabinet ATEMA écarte complètement la problématique du logement. Cela commence très mal pour ce projet : cette dimension sociale essentielle de la question étant ignorée !

La CGT revendique :
– une offre de logement social de qualité au plus près du lieu de travail ;
– des crédits à taux très faibles pour aider les agents souhaitant acquérir un logement.

2) La prise en charge du titre de transport par l’employeur :

Même si, aujourd’hui, il existe un dispositif de prise en charge partielle sur tout le territoire, il reste insuffisant. Si on veut vraiment inciter les salariés à prendre les transports en commun plutôt que les véhicules individuels, cela doit passer par des mesures de soutien financier.

La CGT revendique :
– la prise en charge totale du titre de transport par l’employeur.

En ce domaine, on ne saurait admettre un argumentaire proclamant que le passage de la voiture individuelle aux transports collectifs constituant une économie en soi, la prise en charge de la moitié du titre de transport suffit amplement.

Si l’employeur ne paie pas pour les transports en commun, il ne fera aucun effort en matière d’aide au logement à proximité.

De plus, présentement, le temps de transport est une chose subie par le salarié qui empiète sur son temps libre sans que l’employeur en subisse les conséquences. Une prise en charge totale du titre de transport constitue donc une forme de compensation pour le temps passé en transport.

3) Durant le chantier du site de Saint-Mandé, les places de parking vont devenir rares. Et les agents qui n’ont pas les moyens d’abandonner immédiatement la voiture vont avoir des difficultés quotidiennes.

La CGT demande des solutions transitoires :
– pour offrir des aires de parking extérieures à l’enceinte de l’établissement, avec prise en charge par l’employeur.

4) La pollution engendrée par l’explosion du transport urbain avec recours aux véhicules automobiles est le résultat d’un développement économique anarchique qui n’a pas envisagé les conséquences sociales et écologiques de choix fait par quelques décideurs.

Le choix du « tout automobile » et du « tout routier » a répondu aux attentes et aux intérêts des grands groupes privés de l’automobile, du pétrole et du BTP. Mais la croissance économique qui en a découlé, a vu les inconvénients et les maux supportés par les seuls salariés et usagers des transports.

Aussi, il ne serait pas admissible que maintenant les employeurs utilisent des méthodes basées sur la contrainte à l’égard des salariés.

La protection de l’environnement, tout le monde est d’accord avec cet objectif, mais pas sur le dos des salariés !

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