Assemblée Générale du 4 Décembre

Hier s’est tenue l’assemblée générale des personnels ouvriers de l’établissement, à l’appel de la CGT OM, contre la diminution de trente postes prévue en 2009 ainsi que sur la Carte des Emplois et les carrières des ouvriers. 

Ce sont prés de 150 agents ouvriers qui sont partis ensuite en délégation chez le DRH afin d’obtenir des réponses sur la baisse de 30 emplois supportés uniquement par le corps ouvriers.

 Lors de cette entrevue, en salle Génot, les personnels ont pu exprimer de façon concrète leurs inquiétudes face au DRH : 

–        En 2009, c’est 30 postes en moins chez les ouvriers, mais combien par la suite ?

–        Comment va-t-on pouvoir assurer la production avec ce déficit de personnel ?

–        On a pu voir la façon dont l’Etat a supprimé des emplois dans le ministère de la Défense, croyez-vous vraiment que l’IGN va passer au travers de la casse de la Fonction Publique ?

 La réponse de la DRH, quant au trente suppressions de postes supportées uniquement par le corps ouvrier, est que cet état de fait survient de façon purement fortuite, c’est juste un hasard que beaucoup d’ouvriers partent en retraite en 2009 ! Et cela résulte de l’application de la règle du 1 pour 2 (un seul remplacement pour deux départs).

 La réalité des chiffres, la voici :

60 départs en retraite en 2009 sur l’ensemble des corps de l’IGN = 30 embauches tous corps confondus + 30 suppressions de postes ouvriers.

 Mais sur les 30 embauches, seulement 9 seront pour des emplois d’ouvriers de production. Donc pour le corps ouvrier, la réalité reste la suivante : 39 départs en retraite – 9  embauches = 30 suppressions d’emploi chez les ouvriers.

 Si la règle du 1 sur 2 était appliquée sur le corps ouvrier, on devrait avoir 39/2 soit entre 19 et 20 embauches pour 2009. Cherchez l’erreur !

 Le moins que l’on puisse dire, c’est que les mesures gouvernementales de réductions d’un agent de l’Etat sur deux sont appliquées avec soin par la Direction.

 Qu’on ne vienne pas nous dire que cela est le fait du hasard ! S’il y a plus de départs dans le corps ouvrier qui provoquent une telle baisse, c’est bien que le niveau de l’embauche est bas, trop bas !

C’est bien que les effectifs vieillissants du corps doivent être sérieusement rajeunis par l’embauche.

 Défense Nationale, Imprimerie Nationale, Monnaies et Médailles, Aviation Civil, Cadastre, Météo France, agents de l’Equipement chargés des routes (OPA et PTE) : partout, l’Etat frappe les services et établissement où se trouvent des ouvriers d’Etat. Il s’agit bien d’une politique délibérée de casse en profondeur de ce statut.

Pour avoir un service public qui soit effectivement au service du public, il faut des agents en nombre suffisant pour assurer la production. Lorsque la DRH se veut rassurante en nous expliquant qu’en termes d’activité, il n’y a rien à craindre, qu’avec la mise à jour du RGE, les travaux du ministère de la Défense, les possibilités sur la 3D et bien d’autres choses encore, il n’y a pas de quoi s’inquiéter, alors la DRH donne le bâton pour se faire battre : pourquoi, si les perspectives d’activités sont radieuses, les perspectives d’embauche ne le sont pas ? 

 L’argument « il n’y a plus de sous dans les caisses vides de l’Etat »  ne tient plus. Face à la crise, le gouvernement vient de décider d’un plan de relance qui vise à « soutenir l’investissement ». Et là, miracle, il y a des sous ! Pourquoi n’y aurait-il pas de sous « pour soutenir l’embauche » ?

Les suppressions d’emplois dans la Fonction publique sont socialement et économiquement injustifiées.

 Lors de l’entrevue qui a suivi la délégation du personnel, la DRH a tenté de nous vendre la Carte des emplois. Mais cet outil ne sert qu’à rationaliser les baisses d’effectifs : comment rationaliser l’usage des agents disponibles en moins grand nombre, comment optimiser un fonctionnement à flux tendu ?

 Et là, la DRH est obligée d’avoir un double langage : d’un coté, interdiction d’embauche pour les ouvriers sur toutes les spécialités en dehors  de l’information géographique, et d’un autre coté, possibilité pour les agents déjà embauchés de pouvoir accéder à des emplois dans toutes les spécialités.

 En gros, « dites amen pour les baisses d’effectifs et la Carte des emplois et on vous promet d’accéder aux postes que vous voulez ».

 Mais, car il y a un « mais », au bout d’un moment, il y a bien une perte d’emplois à statut, emplois remplacés au mieux par les nouveaux contractuels CDI dont l’absence de vrai statut vise à s’attaquer aux statuts des fonctionnaires comme des ouvriers, en pratiquant le moins disant statutaire et salarial.

Et puis, il y a toujours la sous-traitance et l’externalisation.

 

La CGT OM a maintenu les exigences suivantes :

–           refus des baisses d’effectifs, remplacement de tous les départs par des embauches ;

–           possibilités d’embauches dans le corps ouvrier dans toutes les spécialités comme le permet le REOM ;

–           possibilités d’accéder à des postes d’encadrement ou à responsabilité technique pour les agents du corps (ex : chefs de LPI, comme avant !)

 La DRH a proposé une nouvelle rencontre avec d’autres propositions pour le 22 janvier 2009. Soit.

 D’ici là, il faut que les agents de l’IGN avec leurs organisations syndicales se réunissent pour discuter et définir des objectifs et des moyens à mettre en œuvre pour sauver nos emplois, nos carrières et nos salaires.

 

St-Mandé, le 5 décembre 2008.

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