HMENS – jeudi 2 avril 2009 de 14H à 17H, salle Génot

Les syndicats CGT OM IGN et CGT PTA IGN invitent tous les agents de l’établissement à participer à une Heure d’information syndicale qui se déroulera selon les modalités suivantes :

Salle Robert Génot à Saint-Mandé de 14H à 17H

Code HMENS  – Autorisation SPER/COM/FM/fm/2009-531 du 24 mars 2009.

Rappel :

Tous les agents de la Fonction publique, dans le cadre de l’exercice du droit syndical, disposent du droit de participer à des heures d’information syndicale dans la limite de 12 heures par an, consommables par trimestre.

Ordre du jour :

L’avenir de l’IGN à l’heure de la préparation du COP, alors que la machine à tuer dite RGPP est à l’oeuvre.

Contexte :

CTP du 23 avril et CA du 29 avril prochains.

4 ans après, quel bilan de la « loi handicap » du 11 février 2005 ?

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Un rapport extrêmement critiqué

Le rapport du gouvernement (13 février 09) sur la « mise en œuvre de la politique nationale du handicap » a reçu un avis très critique du Conseil national consultatif des personnes handicapées (CNCPH) et des associations.

Il est dénoncé comme vide d’orientations et de perspectives pour les personnes en situation de handicap. Il présente un bilan quantitatif sans regard critique sur un dispositif pourtant très défaillant. Il ne trace aucune orientation ni ne prévoit de mesures concrètes volontaires pour améliorer la situation. Quant à l’échéance de 2015 concernant l’accessibilité, le constat alarmant ou même le manque de constat dans les régions sur le retard des travaux à effectuer ne débouche sur aucune mesure politique ou financière incitative.

Tant dans le privé que dans le public la situation de l’emploi n’a pas vraiment progressé. Le taux moyen d’emploi des Travailleurs handicapés dans les entreprises privées est aujourd’hui de 2,5 %, ce qui représente une baisse sensible du taux depuis 2005. Un quart des entreprises privées n’emploie toujours aucun travailleur handicapé et font le choix de régler la contribution à l’AGEFIPH.

Fonction Publique : Une « progression » largement en trompe l’œil….

Quant au secteur public, il affiche pour 2007 un taux de 4 % d’obligation d’emploi. Les 3 fonctions publiques emploient 5,2 millions de salariés dont 49% pour la seule fonction publique de l’état. Les employeurs susceptibles d’être assujettis au FIPHFP (fond pour l’insertion des personnes handicapés dans la fonction publique) et ayant fait une déclaration d’obligation d’emploi comptent 4,6 millions d’agents dont la moitié dans la FPE. (La différence entre les 2 chiffres représente les établissements publics de moins de 20 salariés donc non assujettis à l’obligation d’emploi et à la contribution au FIPHFP).

La progression du nombre de bénéficiaires (163 676 en 2005, 176 508 en 2006) s’explique par la prise en compte de nouvelles catégories (carte d’invalidité, AAH…) et les agents reclassés…

Dans les 176 508 bénéficiaires, 28 % des agents sont reclassés, 33 % ont une RQTH (reconnaissance de qualité de travailleur handicapé). Par ailleurs 58 % d’entre eux sont de catégorie C, pour seulement 14 % en catégorie A et 77 % sont âgés de 40 à 59 ans contre moins de 1 % qui ont moins de 25 ans.

L’augmentation de ce taux est obtenu notamment grâce à un recensement systématique des personnes ayant une reconnaissance de leur handicap (carte d’invalidité, rente d’invalidité…) au sein des services au mépris même parfois de la liberté de se déclarer ou non travailleur handicapé. De plus une bonne part d’entre eux est handicapée du fait de mauvaises conditions de travail.

… et une absence de transparence inacceptable.

Pour la campagne de recouvrement 2007, le FIPHFP a récolté 106 millions d’euros. 6676 employeurs sont assujettis à contribution, dont 644 (soit 10 %) sont en situation de reste à recouvrer ( au total 914 titres exécutoires ont été émis à l’encontre des employeurs défaillants dont 270 sans déclaration qui donc fait l’objet d’une contribution forfaitaire). Il resterait donc 2 Millions à recouvrer.

Toutefois pour ces chiffres tirés du rapport annuel 2007, nous n’avons pas d’autres sources et donc pas l’assurance d’une parfaite transparence. La gestion du FIPHFP est confiée par décret à la Caisse des Dépots et Consignations qui assure une « gestion mutualisée » des processus et des personnels et la direction du FIPHFP n’a toujours pas donné clairement au Comité national le nombre de salariés dédiés à l’établissement public administratif « FIPHFP ». Il est aussi difficile d’obtenir et de vérifier les données statistiques fournies tant pour la campagne de recouvrement que pour les versements des contributions. Le système apparaît verrouillé par la direction du FIPHFP en accord avec les ministères de tutelles et du budget.

Sinon comment expliquer par exemple qu’un titre exécutoire émis le 1er décembre à l’encontre du ministère de la justice et le non paiement de la contribution de 7 millions n’aient jamais été même évoqués au comité national du FIPHFP.

Pour mesurer les difficultés présentes et à venir dans la fonction publique, il faut rappeler la montée en charge de la contribution prévue par le législateur ; en 2009 les établissements devront régler 80 % de la contribution (contre 60% actuellement) et dés 2010, la totalité.

L’état peut il dans ces conditions continuer d’ignorer la situation catastrophique et hasardeuse des contributeurs publics et en particulier des plus gros contributeurs comme les ministères. Il attend l’exemplarité des employeurs publics sans réfléchir aux moyens de l’atteindre, en ayant calqué le modèle du privé au public, ce qui n’est pas adapté et générateur des difficultés évoquées.

C’est ainsi qu’en 2007 l’état est déjà intervenu pour le ministère de l’éducation nationale en l’exonérant de sa contribution par une décision de loi de finances pour faire face à sa charge financière supportée pour rémunérer les Auxiliaires de vie scolaire.

L’inquiétude de la CGT était bien fondée et se révèle exacte à la lecture de ces retards, exonérations et autres dérives … le tout dans un manque total de transparence.

Pour la CGT les objectifs de recrutement, d’insertion et de maintien dans l’emploi des personnes en situation de handicap dans la fonction publique ne sauraient relever d’un simple affichage : Le combat doit se poursuivre partout, dans tous les ministères, services, établissements pour l’égalité des droits et la non discrimination.

Article publié sur le site de la Fédération CGT Equipement-Environnement le 26 mars 2009

Sur le thème du handicap dans la Fonction publique, voir aussi sur le site de l’UGFF CGT


OUVRIERS – BORDEREAU DE SALAIRE AU 1er avril 2009 : + 0,29 %

Communiqué de la FNTE-CGT
Nous venons d’être informés que l’augmentation des salaires des personnels à statut ouvrier en activité sera de 0,29% à compter du 1er Avril 2009.

Cette augmentation correspondrait, selon le Ministère, à l’évolution des salaires dans la métallurgie parisienne constatée au cours du 4ème trimestre 2008.

L’augmentation cumulée avec janvier 2009 est de 0,98%, elle était de 0,99% en 2008, de 1,20% en 2007 et de 1,32% en 2006. Si l’augmentation est identique en 2009 et 2008, on constate une véritable dégradation depuis 2006.

Restons vigilants, combatifs et déterminés, même si la signature de l’arrêté du 28 novembre 2008 fixant le régime de rémunération des personnels ouvriers de l’État mensualisés du ministère de la défense consolide les décrets salariaux de 1951 et 1967 relatifs à la détermination du taux des salaires.

Nous revendiquons toujours le paiement du bordereau de 26,22% qui reste dû pour les périodes de non application et suspension des décrets salariaux. Notre bataille pour un meilleur pouvoir d’achat des salaires passe, notamment par la suppression des abattements de zone et la réindexation des pensions ouvrières sur les bordereaux.
Montreuil, le 27 mars 2009

La Boétie: Situation au 25 Mars 2009

Après la réunion organisé par le Directeur commercial, le lundi 16 mars, pour annoncer un scénario destructeur au personnel du magasin de la Boétie, la CGT a organisé la mobilisation le mardi 17 mars avec la convocation d’une AG du personnel sur le site de Saint-Mandé puis une délégation massive à la DG à Vincennes pour interpeller le Directeur Général. La DG a annulé la réunion d’acceptation de son plan programmée pour le vendredi 20 mars. Pour autant, rien n’est réglé ! Pour la CGT, il est important de souligner :

  • La situation actuelle incombe entièrement à la Direction. Depuis la mise en route du plan « Marthe-Bismuth », hormis la suppression des emplois opérée alors, rien n’a été entrepris en matière de travaux, de réaménagement, de dynamisation, d’amélioration des locaux ou du fonctionnement !
  • Le magasin n’est que la façade du processus de remise en cause de la diffusion et de la production de produits Grand Public par l’IGN. Derrière cette vitrine, on trouve aussi la mise en cause de toute les gammes de produits Grand publics. Cela signifie des dizaines d’emplois menacés sur la diffusion comme sur la production ou le SLOG.
  • 14 emplois supprimés à la Boétie auxquels s’ajoutent la disparition des emplois de sous-traitances en ménage et en gardiennage, c’est 14 chômeurs qui aujourd’hui en France ne trouveront pas de postes sur le marché du travail. Alors que les chiffres de février (un mois avec seulement 28 jours !) montent à 80.000 chômeurs de plus, il est inadmissible qu’un établissement public participe à l’aggravation de la crise sociale ! La Direction Générale, suite à la demande d’entrevue formulé lors de la manifestation des personnels le 17 Mars, convoque une réunion le lundi 6 avril.

La CGT O/M s’y rendra de façon offensive avec la ferme détermination de sauver le magasin, les emplois, l’activité de diffusion et fera part des ses idées et de ses propositions pour y arriver.

La CGT appelle l’ensemble du personnel de l’IGN à se mobiliser pour la défense de nos missions, de nos emplois et la définition d’un service public adapté au 21ème siècle!

La Boétie: la lutte s’organise!

UNE BANDEROLE SUR LA FAÇADE DU MAGASIN DE LA BOETIE!!!

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Ce jeudi midi, une délégation du syndicat CGT O/M a tenue une réunion avec les personnels du magasin de la Boétie, afin de lui réaffirmer sa détermination dans cette lutte. Elle les a par ailleurs informé de la convocation par la DG d’une réunion Intersyndicale le lundi 6 Avril, suite à la demande d’entrevue formulé lors de la manifestation des personnels le 17 Mars dernier.

La CGT O/M s’y rendra de façon offensive avec la ferme détermination de sauver le magasin, les emplois, l’activité de diffusion, refusant la volonté actuelle de casse de la diffusion et des produits dits « grands publics ».

La CGT appelle l’ensemble du personnel de l’IGN à se mobiliser pour la défense de nos missions, de nos emplois et la définition d’un service public adapté au 21ème siècle!


19 mars: Journée Nationale d’Action Interprofessionelle

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Pour la journée du 19 Mars, les syndicats CGT  appellent à la grève.

Trois préavis couvrent les agents de l’IGN :

  1. celui de l’Union Générale des Fédérations de Fonctionnaires CGT,
  2. celui de la Fédération CGT Equipement-Environnement,
  3. celui des syndicats CGT de l’établissement.

Parcours :

PARIS: Manifestation Régionale Ile-de-France à 14 heures de la place de la République à la Nation en passant par la Bastille

Rendez-vous jeudi pour un départ collectif à la manifestation parisienne (14H à République) : Saint-Mandé à 13h30 devant la photothèque (bâtiment G).

CREIL: Manifestations dans l’Oise : Compiègne : 10h00 Cours Guynemer/ Beauvais : 14h00 Place du Jeu de Paume/ Chantilly: 10h00 Place du Chateau

VILLEFRANCHE SUR CHER: Rassemblement à Vierzon: 10h30 Forum République

TOULOUSE: Manifestation à Toulouse à 14h30

LYON: Manifestation RDV 10h00, Place de l’Arsenal ( Grange- Blanche à Bellecour)

NANTES: Manifestation 14h00, devant Chu, bd J. Philippot

BORDEAUX: Manifestation 13h00, Quai Louis XVIII (face place des Quinconces)

NANCY: Manifestation 14h00, place Stanislas

Concernant la grève, rien ne vous oblige légalement à déclarer votre intention pour la journée du 19 à votre hiérarchie. Jusqu’à demain matin 9h30 (heure de début de la plage fixe du matin), vous pouvez changer d’avis. Par contre, si avant dix heures du matin, vous n’avez pas signalé votre indisponibilité pour un autre motif (maladie, plage fixe, congé déposé la veille, incident de transport), l’administration pourra vous décompter comme gréviste.

La grève et la manifestation sont les outils des salariés pour faire avancer leurs revendications;Même si le battage médiatique sur (contre) le droit de grève pollue l’air ambiant, il est utile de rappeler que le « service minimum » n’existe pas en dehors du transport terrestre de voyageurs (en clair : RATP, SNCF, transports de bus ayant une mission de service public) et de l’éducation nationale. Pas la peine d’anticiper sur l’ardent désir du patronat d’imposer une législation restrictive de cette liberté fondamentale des salariés….

TOUS DANS LA RUE LE 19 MARS !!

17 Mars: Une AG réussie et une manif fournie !

L’appel lancé par la CGT OM pour une AG à St Mandé sur la préparation de la grève du 19 mars et sur le problème de l’avenir de la diffusion des produits IGN à partir du dossier du magasin de La Boétie a débouché sur une AG réussie, réunissant plusieurs centaines d’agents et avec l’expression des 3 principales organisations syndicales de l’IGN : CGT OM, CGT PTA et CFDT IGN.

A la suite de cette AG réussie, une délégation intersyndicale d’une centaine d’agents s’est rendue à la DG à Vincennes. En l’absence du Directeur général, la délégation a été reçue successivement par le Directeur adjoint, François Brun, et par le Directeur commercial, Marc Sandrin.

La délégation a obtenu des représentants de la DG l’annulation de la réunion convoquée vendredi 20 mars qui devait servir à entériner le scénario funeste de la DC. Les représentants de la DG ont accepté que soit revu le projet d’évolution du magasin dans le cadre d’une discussion globale sur les conditions de la diffusion des produits IGN.

Pour la CGT OM, les dossiers suivants :

  • – avenir du magasin de La Boétie et de la diffusion,
  • – l’homologation du diplôme DRPI par la CNCP et le nombre d’embauches d’élèves DRPI les prochaines années,
  • – le sort du patrimoine de l’IGN (France Domaines s’arroge le droit de disposer à sa guise de bâtiments ou d’imposer des loyers dont la logique est celle de l’externalisation des locaux pour le plus grand profit des spéculateurs immobiliers) dont le site de La Boétie ou le site de St Mandé,
  • …constituent quelques uns des points clés du futur COP.

    Il importe de briser l’opacité entourant la confection de celui-ci. Aujourd’hui, le personnel avec ses organisations syndicales s’est invité dans ce dossier. C’est un bon départ pour empêcher que des décisions politiques néfastes et irréversibles ne s’appliquent contre l’emploi et le service publics.

    Le bilan de cette journée de première mobilisation renforce la CGT dans la conviction qu’il faut réussir la mobilisation intersyndicale et interprofessionnelle du jeudi 19 mars aussi bien par la grève et par les manifestations. L’affirmation ce jour-là d’un rapport de forces social en faveur des salariés est la seule voie pour nous faire entendre.

    Tous dans l’action le 19 mars !
    Tous mobilisés pour défendre l’emploi publique et statutaire, les missions de service public à l’IGN comme ailleurs !

    Pour le syndicat CGT OM IGN,
    Olivier Delbeke,
    Secrétaire adjoint

    La Boétie : communiqué CGT OM du 16 mars 2009

    Communiqué CGT OM IGN

    La Direction ne tient pas ses engagements antérieurs !
    La Boétie : la Direction prépare la fermeture du magasin. 14 emplois supprimés !
    Ne la laissons pas faire !

    Ce lundi 16 mars 2009, le Directeur Commercial a convoqué le personnel du magasin de La Boétie pour l’informer de ses scénarios sur le devenir du magasin. L’exercice satisfaisait aux classiques du genre : dresser un tableau noir pour ne laisser qu’une seule issue, censée être celle du moindre mal.

    La DC présente un bilan de La Boétie qui met en cause le magasin mais aussi l’ensemble des conditions de diffusion des données IGN par l’IGN. Car la question de fonds, au-delà des détails est bien la suivante : est-ce que la diffusion de tous les produits IGN fait partie de la mission de service public ? C’est bien pourquoi, au delà de seuls agents de la Boétie, c’est tout le personnel qui est concerné.

    Le Directeur commercial propose de supprimer 14 emplois et d’aller vers un hypothétique point de vente de 100 mètres carrés sur Paris Centre avec 4 ou 6 agents. En clair, il s’agit d’un enterrement annoncé.

    La CGT rappelle que, lors de la mise en place du Plan « Marthe-Bismuth » en 2003, on avait eu 7 emplois en moins : l’effectif passant de 21 à 14, avec une réduction des plages horaires d’ouverture du magasin. Drôle de façon, déjà, de se porter au devant du client !

    Alors que des promesses avaient été faites de lancer un rafraîchissement du magasin, d’améliorer les conditions d’accueil du public, de faire un show-room, pour les grands clients et institutionnels, et d’étudier toutes les pistes pour optimiser le site en vue de favoriser la fréquentation du magasin et la fidélisation des clients, à l’arrivée, on ne peut que constater le vide en matière de réalisation.

    Hormis les suppressions de postes censées aider au rétablissement du compte de résultats, rien ! Rien n’a été fait pour améliorer le magasin, le fonctionnement, l’approvisionnement, le marketing ! Bien au contraire, sous des prétextes divers, la Direction générale a laissé couler, accumulant ainsi, d’année en année, les besoins de rénovation des locaux dont le coût devient alors trop lourd.

    Avec le rapport de la Cour des comptes, on a aussi la menace du loyer que France Domaines va taxer aux établissements publics. La DC annonce un loyer annuel probable de 658.000 euros. Sinon, ce sera aussi l’épée de Damoclès de l’éviction du site comme pour la DG à Grenelle en 2007.

    Les prix de l’immobilier vont eux aussi subir les aléas de la crise économique qui se répand en Europe et dans le monde. Dans ces circonstances, la vente de La Boétie sera à classer dans les cadeaux aux spéculateurs immobiliers.

    Pour l’instant, jamais le projet de réaménagement du site de Saint-Mandé n’a évoqué un quelconque magasin (autre chose qu’un point d’accueil documentaire). Dans ces conditions, la fermeture de La Boétie signerait l’arrêt de mort de la diffusion Grand public, la fin de toute vitrine de l’IGN en direction du grand public. Quant au projet de micro-magasin de 100 mètres carrés, nous ne doutons nullement des capacités créatrices de la Direction pour aller vers l’échec programmé de cette fausse solution.

    Les agents concernés par la fermeture de La Boétie sont aussi menacés de perdre de 10 à 20% de leurs revenus (perte des heures supplémentaires effectuées tous les samedis pour permettre l’ouverture du magasin 300 jours par an), de devoir déménager de l’ouest parisien vers l’est parisien à leurs frais ou de devoir faire des heures de transport en plus au détriment de leur temps libre.

    Ce matin, la délégation de la DG, qui comprenait le DC et le DRH, voulait entraîner le personnel sur le terrain d’une discussion immédiate des conditions de passage à ce scénario. C’est-à-dire faire accepter tout de suite la fermeture d’ici 12 mois du magasin. Après réflexion, en présence des représentants du personnel CGT, ils ont refusé de se laisser prendre au piège.

    La revendication du moment est donc celle de l’étude d’un autre scénario préservant les emplois et l’activité de diffusion. La CGT a pris contact avec les camarades de la CFDT afin d’étudier les moyens d’une réaction commune de tous les personnels.

    Bien évidemment, la CGT ne se rendra pas à la réunion proposée par la DG vendredi prochain, car celle-ci est basée sur les 3 scénarios également inacceptables de la DC.

    Saint-Mandé, le 16 mars 2009.

    Préavis de Grève pour le 19 Mars

    Syndicat CGT Ouvriers et Maîtrise de l’Institut Géographique National
    Syndicat CGT des Personnels Techniques et Administratifs de l’IGN

    Monsieur Patrice Parisé
    Directeur Général de l’Institut Géographique National
    73 avenue de Paris
    94165 Saint-Mandé Cedex

    Saint-Mandé, le 13 mars 2009

    Objet : Préavis de grève pour le 19 mars 2009.

    Monsieur le directeur général,
    Le 29 janvier dernier, plusieurs millions de manifestants ont défilé dans toute la France. Plusieurs centaines d’agents de l’IGN ont fait grève et manifesté sur la base des plates-formes revendicatives des syndicats de la fonction publique et des confédérations syndicales, qui portaient notamment sur les salaires, l’emploi, les moyens du service public et le gel des suppressions de postes dans la fonction publique prévus en 2009. Depuis, le gouvernement n’a apporté aucune réponse. Y compris, le « sommet social » du 2 mars dernier a confirmé les profonds désaccords entre les ministres Woerth et Santini et les syndicats de la fonction publique.

    Aussi, l’ensemble des organisations syndicales (CGT, CFDT, FO, FSU, UNSA, CFTC, CGC, Solidaires) ont décidé d’appeler à une nouvelle journée d’action interprofessionnelle le 19 mars prochain.

    Les syndicats CGT de l’Institut Géographique National s’inscrivent dans cette journée d’action. Ils appellent l’ensemble des personnels de l’Institut Géographique National à faire grève pour exiger :
    – l’arrêt des suppressions d’emplois, un moratoire immédiat sur les quelques 30000 suppressions d’emplois prévues au budget 2009 de l’Etat et sur les 30 suppressions d’emplois prévues au budget 2009 de l’IGN

    – la prise en compte en terme d’effectifs des besoins et des charges nouvelles de l’IGN en perspective, pour permettre d’effectuer toutes les missions et assurer leur qualité.

    – l’ouverture urgente de négociations salariales visant en particulier à augmenter significativement la valeur du point et à réévaluer l’ensemble de la grille indiciaire pour améliorer la carrière des agents.

    – Des missions pour l’IGN à la hauteur des enjeux du développement durable, du rôle de l’Etat et de la décentralisation, de l’Europe, ce qui nécessite une toute autre transparence du processus de préparation du COP et une toute autre conception de l’implication du personnel de l’IGN et des organisations syndicales

    – La réorientation du projet d’aménagement du site de Saint-Mandé à partir des besoins des services, et du public, et à partir des missions de l’IGN, et l’implication des personnels dans ce sens, permettant de donner une véritable dimension de développement durable au projet : social, économique et environnemental, au contraire de la prédominance des contraintes financières, des intérêts immobiliers sur le site, d’une conception réduite du développement durable.

    – Les besoins des agents qui seront au travail dans les locaux, et les besoins exprimés par les associations qui représentent des aspects essentiels de la vie des agents sur le site doivent être pris en compte à la hauteur de ce qu’ils sont : une finalité fondamentale du projet.
    Les besoins de tous les agents touchés par les contraintes du chantier doivent être pris en compte jusqu’au bout. En particulier, les 200€ annuels de parking résidentiel pendant les travaux doivent être pris en charge.

    – L’accueil du public et des utilisateurs de nos produits, l’information sur les actions de l’IGN et les enjeux de l’information géographique ne sont pas surdimensionnés. Le magasin de la Boétie, malgré l’absence de stratégie de développement et d’investissement depuis des années, continue de jouer un rôle important. Les emplois du magasin doivent être maintenu et un projet doit être rapidement construit permettant de garantir l’avenir du magasin et de l’emploi sur le site.

    Nous vous prions donc de bien vouloir considérer la présente comme valant préavis de grève pour la journée du 19 mars 2009, ainsi que pour les nuitées en amont et en aval de celle-ci pour les agents travaillant en horaire décalé.

    Nous vous prions de croire, monsieur le directeur général, à l’assurance de notre considération distinguée.

    Pierre THOMAS, secrétaire général de la CGT PTA
    Jean Marie COUPPEY, secrétaire général de la CGT OM

    ENSEMBLE POUR LES DROITS DES FEMMES!

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    Chaque année, la journée des femmes permet de faire le point sur les combats qui sont menés dans l’intérêt des femmes, que cela soit du point de vue social ou du point de vue des droits.

    Dans des pays comme la France ou les Etats-Unis, l’objectif est alors que les femmes atteignent par exemple le même niveau de salaire que les hommes. C’est aussi faire en sorte que des institutions comme le planning familial puissent encore venir en aide aux femmes, à tout âge, afin de continuer à informer et éduquer à la sexualité, mission essentielle pour leur bien-être et leur indépendance. Dans d’autres pays, le but est d’aider les petites filles à pouvoir bénéficier d’une scolarisation, de faire en sorte que les droits de la femme soient respectés et qu’elles ne servent pas seulement d’objet.

    L’attaque contre le congé parental

    On se souvient du slogan de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy : tout devient possible. On a eu effectivement la confirmation que tout devient possible. Surtout le pire : recevant le 13 février les associations familiales à l’Elysée, ce dernier a annoncé sa décision de réduire la durée du congé parental. Décision évidente pour Sarkozy : «  les congés parentaux sont parfois à l’origine d’un immense gâchis car un congé parental de longue durée, c’est une rupture dans un parcours professionnel. »

    Un gâchis de vouloir profiter de son ou ses enfants ?

    Une mauvaise chose de choisir sa vie de famille avant sa vie professionnelle ?

    Sarkozy oublie de préciser que la prise d’un congé parental n’est absolument pas obligatoire même si beaucoup de femmes prennent un long congé parental car elles n’ont pas d’autre mode de garde. Donc avant de dénoncer le congé parental, Sarkozy ferait mieux d’essayer de développer les modes de garde permettant de concilier vie professionnelle et vie familiale.

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    Pour six enfants sur dix, les parents s’en chargent

    Selon une étude de la Drees (statistiques des ministères sociaux), après les parents (63% des cas), c’est l’accueil chez une assistante maternelle qui est le plus fréquent (18%), devant la garde dans une structure d’accueil collectif (10%).

    La garde parentale (assumée très majoritairement par les femmes) est plus répandue dans les familles monoparentales ou nombreuses, ainsi que dans celles où l’un des parents ne travaille pas. Mais c’est le niveau de vie qui apparaît comme le facteur le plus déterminant. « Garder ses enfants à titre principal est plus fréquent dans les familles à revenus modestes », ont ainsi constaté les auteurs.

    L’égalité des salaires et des carrières, il y a urgence !

    La CGT revendique le droit à l’égalité entre les femmes et les hommes, au travail et dans la vie :

    1. égalité dans l’emploi
    2. la carrière
    3. la formation continue
    4. la santé
    5. la reconnaissance
    6. la vie personnelle
    7. la retraite

    Par un vrai partage des temps sociaux : vie professionnelle, familiale et sociale ; par le droit pour toutes les femmes de bénéficier de conditions de travail dans un environnement qui respecte leur santé ; par le droit à un environnement de travail sans pression sexiste, sans harcèlement et sans violence sexuelle.

    Les moyens pour y parvenir :

    • Mise en place de sanctions et moyens de contrôles afin de contraindre réellement les employeurs à appliquer tous les textes régissant les questions d’égalité.

    • Imposer l’ouverture des négociations sur l’égalité professionnelle dans toutes les entreprises sur le recrutement, la formation, les promotions, les rémunérations… tel que le prévoit la loi.
    • Exiger la suppression des écarts sur l’ensemble des éléments de rémunération, en imposant immédiatement une progression supplémentaire de la masse salariale consacrée aux rattrapages des inégalités de rémunération, de déroulement de carrière, de formation.
    • Imposer une organisation du travail qui garantisse l’égalité dans le déroulement de carrière, porter le congé paternité à un mois, aller vers congé parental plus partagé, plus court et mieux rémunéré (sur la base du dernier salaire), organiser et développer un service public, de proximité, d’accueil des jeunes enfants financièrement accessibles à tous.

    Les femmes face au travail temps partiel…

    5,2 % des actifs sont en temps partiel et souhaiteraient travailler plus, soit 1,3 million de personnes. Il s’agit à 80 % de femmes. La proportion s’accroît logiquement pour les populations qui occupent les postes les plus précaires, notamment dans les secteurs du nettoyage ou de la distribution.

    Au total, 8,6 % des femmes salariées sont en situation de temps partiel subi, contre 2,4 % des hommes. Le taux atteint 7,7 % pour les personnes non-diplômées, 7,8 % pour les habitants des zones sensibles, 10,5 % pour les employés et même 16,2 % pour les femmes étrangères. Au total, un tiers des femmes travaillent en temps partiel. Pour une partie d’entre-elles, notamment dans la fonction publique, ce temps partiel est choisi, même s’il ne concerne pas prioritairement les femmes en âge d’avoir ou d’élever des enfants. Pour d’autres, de plus en plus nombreuses, cette forme d’emploi est acceptée faute de mieux : les offres d’emploi à temps partiel se sont multipliées, et sont beaucoup plus souvent destinées aux femmes qu’aux hommes.

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    Aux cotés du Planning Familial, défendons le droit à l’information, à l’éducation, à la sexualité, pour toutes et tous.

    En diminuant de 42 % dans la Loi de Finances 2009 le montant affecté au conseil conjugal et familial, l’Etat programme à très court terme la suppression totale des actions d’information, d’éducation et de prévention dans les domaines de la sexualité et de la vie de couple et affective.

    Par cette décision, l’Etat montre sa volonté d’abandonner les missions qui sont les siennes quant à l’accueil, l’information et la prévention concernant la contraception, la fécondité, la sexualité. Il se désengage, par là, de la préparation des jeunes à la sexualité, à leur vie de couple et à la fonction parentale. Il marque son désintérêt pour les pratiques d’accueil et de conseil, qu’elles soient mises en oeuvre lors d’activités collectives ou d’entretiens individuels.

    Ces missions d’utilité publique sont donc très clairement menacées par la baisse des financements, déjà largement insuffisants, alors que la Loi Neuwirth a clairement affirmé le rôle essentiel joué par les associations aux côtés de l’Etat.

    Pourtant, dans une société où les relations filles-garçons sont de plus en plus marquées par la violence, où les campagnes nationales de prévention et d’information ont besoin des relais de terrain pour être efficaces, ces missions définies par la loi, plus que jamais, sont primordiales !

    450.000 personnes bénéficient chaque année des actions du Planning Familial dans ses 70 associations départementales de Métropole et des DOM. La conséquence de cette brutale démission de l’Etat est la fermeture programmée d’un grand nombre de ces lieux d’accueil individuels et collectifs.

    L’Etat doit assurer sa responsabilité nationale pour l’information, l’éducation à la sexualité, et la prévention pour toutes et tous conformément à l’article 1 de la Loi 73-639 du 11 juillet 73.

    L’Etat ne doit pas supprimer les lieux d’écoute et de parole, les interventions collectives, mais les développer.

    L’Etat doit donner aux associations qui assurent ces missions, les moyens aujourd’hui nécessaires, pour le développement de leurs activités et de leurs interventions.

    Tous ces acquis sont récents, ces droits sont fragiles, Nous avons lutté pour les obtenir, luttons ensemble pour les défendre ! Soutenez le planning : www.planning-familial.org

    Les ingénieures sont des oiseaux rares 

    A l’occasion de la 14e Conférence internationale des femmes ingénieures et scientifiques (Icwes), organisée à Lille du 15 au 18 juillet 2008, l’étude annuelle du Conseil national des ingénieurs et scientifiques de France (CNISF) indique que, sur 800 000 ingénieurs, 90 000 seulement sont des femmes.

    En 2007, on comptait 26 % d’étudiantes en écoles d’ingénieurs : « C’est le secteur où les femmes sont les moins représentées dans l’enseignement supérieur », indique l’étude. La France n’est pourtant pas le pays occidental le plus mal loti en ingénieures. Au Canada, « la proportion des filles dans les écoles d’ingénieurs est tombée à 10 % », s’inquiète Monique Frize, présidente du Réseau international des femmes ingénieures et scientifiques (Inwes).


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