ENSEMBLE POUR LES DROITS DES FEMMES!

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Chaque année, la journée des femmes permet de faire le point sur les combats qui sont menés dans l’intérêt des femmes, que cela soit du point de vue social ou du point de vue des droits.

Dans des pays comme la France ou les Etats-Unis, l’objectif est alors que les femmes atteignent par exemple le même niveau de salaire que les hommes. C’est aussi faire en sorte que des institutions comme le planning familial puissent encore venir en aide aux femmes, à tout âge, afin de continuer à informer et éduquer à la sexualité, mission essentielle pour leur bien-être et leur indépendance. Dans d’autres pays, le but est d’aider les petites filles à pouvoir bénéficier d’une scolarisation, de faire en sorte que les droits de la femme soient respectés et qu’elles ne servent pas seulement d’objet.

L’attaque contre le congé parental

On se souvient du slogan de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy : tout devient possible. On a eu effectivement la confirmation que tout devient possible. Surtout le pire : recevant le 13 février les associations familiales à l’Elysée, ce dernier a annoncé sa décision de réduire la durée du congé parental. Décision évidente pour Sarkozy : «  les congés parentaux sont parfois à l’origine d’un immense gâchis car un congé parental de longue durée, c’est une rupture dans un parcours professionnel. »

Un gâchis de vouloir profiter de son ou ses enfants ?

Une mauvaise chose de choisir sa vie de famille avant sa vie professionnelle ?

Sarkozy oublie de préciser que la prise d’un congé parental n’est absolument pas obligatoire même si beaucoup de femmes prennent un long congé parental car elles n’ont pas d’autre mode de garde. Donc avant de dénoncer le congé parental, Sarkozy ferait mieux d’essayer de développer les modes de garde permettant de concilier vie professionnelle et vie familiale.

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Pour six enfants sur dix, les parents s’en chargent

Selon une étude de la Drees (statistiques des ministères sociaux), après les parents (63% des cas), c’est l’accueil chez une assistante maternelle qui est le plus fréquent (18%), devant la garde dans une structure d’accueil collectif (10%).

La garde parentale (assumée très majoritairement par les femmes) est plus répandue dans les familles monoparentales ou nombreuses, ainsi que dans celles où l’un des parents ne travaille pas. Mais c’est le niveau de vie qui apparaît comme le facteur le plus déterminant. « Garder ses enfants à titre principal est plus fréquent dans les familles à revenus modestes », ont ainsi constaté les auteurs.

L’égalité des salaires et des carrières, il y a urgence !

La CGT revendique le droit à l’égalité entre les femmes et les hommes, au travail et dans la vie :

  1. égalité dans l’emploi
  2. la carrière
  3. la formation continue
  4. la santé
  5. la reconnaissance
  6. la vie personnelle
  7. la retraite

Par un vrai partage des temps sociaux : vie professionnelle, familiale et sociale ; par le droit pour toutes les femmes de bénéficier de conditions de travail dans un environnement qui respecte leur santé ; par le droit à un environnement de travail sans pression sexiste, sans harcèlement et sans violence sexuelle.

Les moyens pour y parvenir :

  • Mise en place de sanctions et moyens de contrôles afin de contraindre réellement les employeurs à appliquer tous les textes régissant les questions d’égalité.

  • Imposer l’ouverture des négociations sur l’égalité professionnelle dans toutes les entreprises sur le recrutement, la formation, les promotions, les rémunérations… tel que le prévoit la loi.
  • Exiger la suppression des écarts sur l’ensemble des éléments de rémunération, en imposant immédiatement une progression supplémentaire de la masse salariale consacrée aux rattrapages des inégalités de rémunération, de déroulement de carrière, de formation.
  • Imposer une organisation du travail qui garantisse l’égalité dans le déroulement de carrière, porter le congé paternité à un mois, aller vers congé parental plus partagé, plus court et mieux rémunéré (sur la base du dernier salaire), organiser et développer un service public, de proximité, d’accueil des jeunes enfants financièrement accessibles à tous.

Les femmes face au travail temps partiel…

5,2 % des actifs sont en temps partiel et souhaiteraient travailler plus, soit 1,3 million de personnes. Il s’agit à 80 % de femmes. La proportion s’accroît logiquement pour les populations qui occupent les postes les plus précaires, notamment dans les secteurs du nettoyage ou de la distribution.

Au total, 8,6 % des femmes salariées sont en situation de temps partiel subi, contre 2,4 % des hommes. Le taux atteint 7,7 % pour les personnes non-diplômées, 7,8 % pour les habitants des zones sensibles, 10,5 % pour les employés et même 16,2 % pour les femmes étrangères. Au total, un tiers des femmes travaillent en temps partiel. Pour une partie d’entre-elles, notamment dans la fonction publique, ce temps partiel est choisi, même s’il ne concerne pas prioritairement les femmes en âge d’avoir ou d’élever des enfants. Pour d’autres, de plus en plus nombreuses, cette forme d’emploi est acceptée faute de mieux : les offres d’emploi à temps partiel se sont multipliées, et sont beaucoup plus souvent destinées aux femmes qu’aux hommes.

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Aux cotés du Planning Familial, défendons le droit à l’information, à l’éducation, à la sexualité, pour toutes et tous.

En diminuant de 42 % dans la Loi de Finances 2009 le montant affecté au conseil conjugal et familial, l’Etat programme à très court terme la suppression totale des actions d’information, d’éducation et de prévention dans les domaines de la sexualité et de la vie de couple et affective.

Par cette décision, l’Etat montre sa volonté d’abandonner les missions qui sont les siennes quant à l’accueil, l’information et la prévention concernant la contraception, la fécondité, la sexualité. Il se désengage, par là, de la préparation des jeunes à la sexualité, à leur vie de couple et à la fonction parentale. Il marque son désintérêt pour les pratiques d’accueil et de conseil, qu’elles soient mises en oeuvre lors d’activités collectives ou d’entretiens individuels.

Ces missions d’utilité publique sont donc très clairement menacées par la baisse des financements, déjà largement insuffisants, alors que la Loi Neuwirth a clairement affirmé le rôle essentiel joué par les associations aux côtés de l’Etat.

Pourtant, dans une société où les relations filles-garçons sont de plus en plus marquées par la violence, où les campagnes nationales de prévention et d’information ont besoin des relais de terrain pour être efficaces, ces missions définies par la loi, plus que jamais, sont primordiales !

450.000 personnes bénéficient chaque année des actions du Planning Familial dans ses 70 associations départementales de Métropole et des DOM. La conséquence de cette brutale démission de l’Etat est la fermeture programmée d’un grand nombre de ces lieux d’accueil individuels et collectifs.

L’Etat doit assurer sa responsabilité nationale pour l’information, l’éducation à la sexualité, et la prévention pour toutes et tous conformément à l’article 1 de la Loi 73-639 du 11 juillet 73.

L’Etat ne doit pas supprimer les lieux d’écoute et de parole, les interventions collectives, mais les développer.

L’Etat doit donner aux associations qui assurent ces missions, les moyens aujourd’hui nécessaires, pour le développement de leurs activités et de leurs interventions.

Tous ces acquis sont récents, ces droits sont fragiles, Nous avons lutté pour les obtenir, luttons ensemble pour les défendre ! Soutenez le planning : www.planning-familial.org

Les ingénieures sont des oiseaux rares 

A l’occasion de la 14e Conférence internationale des femmes ingénieures et scientifiques (Icwes), organisée à Lille du 15 au 18 juillet 2008, l’étude annuelle du Conseil national des ingénieurs et scientifiques de France (CNISF) indique que, sur 800 000 ingénieurs, 90 000 seulement sont des femmes.

En 2007, on comptait 26 % d’étudiantes en écoles d’ingénieurs : « C’est le secteur où les femmes sont les moins représentées dans l’enseignement supérieur », indique l’étude. La France n’est pourtant pas le pays occidental le plus mal loti en ingénieures. Au Canada, « la proportion des filles dans les écoles d’ingénieurs est tombée à 10 % », s’inquiète Monique Frize, présidente du Réseau international des femmes ingénieures et scientifiques (Inwes).


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