Premiers échos du COP : Les coups tombent, les personnels trinquent !!

Le DG avait convoqué les organisations syndicales hier mercredi 24 février pour leur faire part de l’état d’avancement du prochain COP (Contrat d’Objectifs et de Performances).

La CGT OM fait une appréciation très négative des éléments fournis par la DG.

Le premier point d’inquiétude porte sur l’avenir à brève échéance de l’ENSG. Sous prétexte de coûts et d’inutilité économique, le cycle de formation des DRPI disparaît.  Les coûts de fonctionnement de l’école, les effets de l’éclatement du cycle IT entre Le Mans et Marne La Vallée, les difficultés de recrutement des élèves IT et les effets à venir de la fusion des corps IT au niveau du ministère, servent de prétexte à condamner l’ENSG.

L’avenir de celle-ci est suspendu à une mission d’audit. Cette dernière décidera du niveau d’allégement des effectifs à l’ENSG. Il est à craindre que les critères de réflexion de cette mission d’audit soient marqués RGPP….

Ainsi, le processus ouvert par l’administration est celui de la disparition programmée de l’ENSG. C’est l’enterrement d’une formation scientifique d’un haut niveau au bénéfice du pays qui est inscrit sur le plan de route du COP à l’heure de la RGPP.

Le deuxième point porte sur l’avenir de la production des données par l’IGN.

La Direction présente cela sous un chapeau « décrire » qui recouvre l’orthophoto, l’altimétrie, la BD Adresse, l’automatisation de la cartographie au 1/25.000 et quelques activités de production facturées.

La notion de production n’apparaît nulle part ailleurs et n’est perceptible dans ce chapitre « décrire » qu’en filigrane.

Pour la CGT, il est vital que la notion de « produire » apparaisse clairement dans le texte du COP. Sinon, c’est l’évaporation d’un grand nombre d’emplois en production qui se programme pour les 3 prochaines années.

Le troisième point porte sur les notions de diffusion et d’activités complémentaires.

La façon dont la DG décline l’activité de diffusion ignore complètement les activités complémentaires de service public, c’est à dire les produits facturés. Les produits papier sont renvoyés à la poubelle de l’histoire.

L’IGN de demain va diffuser numériquement à grande échelle via le Géoportail mais pas en visant des ressources propres.

Le quatrième point : l’orthophoto.

La DG n’envisage pas de demander l’inscription dans les missions de l’orthophoto généralisée à 20 cm et restreint son ambition à la couverture des seules « zones à enjeux»,  comme le littoral et les zones inondables.

Enfin, le processus de décision politique du ministère (MEEDM) est configuré de telle façon que nous ne puissions pas avoir prise dessus. La maquette du COP serait prête aux alentours du 20 mars. En clair, cela veut dire que tous les éléments négatifs pour l’emploi et pour les missions ne seront officiellement révélés qu’au lendemain du deuxième tour des élections régionales.

L’avalanche des mesures anti-sociales du plan d’austérité anti-Fonction publique dont il est de notoriété publique qu’elle tombera après le 21 mars, comportera son dossier IGN bien calé dans le moule de la RGPP.

Il revient au personnel et à ses organisations syndicales de ne pas accepter sans broncher un tel futur.

Aux cotés des agents des autres secteurs de la Fonction publique, et aux cotés des usagers, il est encore temps de se dresser pour s’opposer à tous les projets destructeurs.

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Mal logement : Le cas de notre collègue Youssouf Fodé Keita

Syndicat CGT OM IGN

Mal logement : Le cas de notre collègue Youssouf Fodé Keita, une illustration de la politique anti-sociale de sous-traitance pratiquée par l’IGN.

L’actualité récente a été marquée par une opération de bulldozer menée sur un squat de Bagnolet le 10 février dernier avec expulsion des habitants au petit matin par la force publique. Cet événement a illustré une nouvelle fois que le besoin en logements sociaux est largement insatisfait par les pouvoirs publics. Voir l’article de Libération :
http://www.liberation.fr/societe/0101618915-operation-bulldozer-sur-un-squat-de-bagnolet

Il se trouve qu’un collègue, Monsieur Youssouf  Fodé Keita, compte parmi les expulsés au petit matin froid. Nous disons bien collègue car Monsieur Keita est gardien à l’IGN depuis 8 ans, embauché par la société CEJIP. Derrière le montage économique de la sous-traitance du gardiennage, il y a un donneur d’ordre qui s’appelle l’IGN !

Avant, cette personne, qui est de nationalité française, aurait été embauchée sous statut à l’IGN et aurait gagné un peu plus que 1056 euros nets mensuels. Ce montant montre au passage que le SMIC est dévoyé car théoriquement il s’applique à des personnes ne disposant ni de qualification ni d’expérience professionnelles. Or ce n’est pas le cas de M. Keita qui a une qualification et une expérience professionnelles avec 8 ans d’activité sur le site de St-Mandé.

La politique d’externalisation menée depuis 15 ans avec constance par la Direction, à l’image de ce que pratique l’ensemble des ministères, amène à une dramatique situation sociale : de très bas salaires et des difficultés à avoir un logement décent.

L’administration va nous dire que CEJIP verse au 1% logement et que donc cette personne n’a qu’à se retourner vers son employeur. Comme c’est facile !

L’IGN doit intervenir pour qu’une solution valable de relogement soit offerte à Monsieur Keita car le choix stratégique de mettre en sous-traitance toutes les activités de support aboutit à une misère sociale insupportable. Le résultat est là, aujourd’hui !

La balle est dans le camp de la Direction : que va faire l’IGN pour le relogement de Monsieur Keita ?

Saint-Mandé, le 22 février 2010.