Tous ensemble dans la grève et dans la rue le 23 septembre pour le retrait de la loi Sarkozy-Woerth !

Syndicat CGT Ouvriers-Maitrise de l’IGN

La régression sociale ne se négocie pas :
Tous ensemble dans la grève et dans la rue le 23 septembre pour le retrait de la loi Sarkozy-Woerth !

Toutes les confédérations syndicales du pays appellent les salariés à l’action le jeudi 23 septembre contre le texte de loi adopté à la hussarde le 15 septembre dernier en 1ère lecture à l’Assemblée nationale.

Par delà les différences de cultures, de sensibilités et de traditions syndicales, tous les salariés sentent bien que l’on vit un moment grave dans l’histoire sociale du pays. Il s’agit, ni plus ni moins, que d’un choix de société : primauté à la Bourse ou aux besoins humains ?

De l’issue de ce mouvement social, de ses résultats, dépendent le maintien ou la destruction du système français de protection sociale dont le système de retraite par répartition constitue l’un des pans principaux.

Travailler jusqu’à 62 ans, au lieu de 60, pour avoir le droit de partir, en subissant en plus des décotes, c’est l’assurance d’une baisse généralisée des pensions. Nombreux seront les salariés qui attendront, entre 60 et 62 ans, de partir en retraite en vivant au mieux des ASSEDIC. Et ces années-là n’iront pas dans le sens de la bonification de la future pension…

Travailler jusqu’à 67 ans, au lieu de 65, pour échapper aux décotes, c’est un moyen idéal pour faire baisser la durée de vie restant à vivre en retraite. L’usure professionnelle, aussi bien sur le plan physique que sur le plan psychique, abrégera la durée de vie en bonne santé des futurs retraités…

Obtenir la pseudo-reconnaissance de la pénibilité, dans l’esprit de cette loi, c’est l’assurance d’obtenir son ticket de sortie parce que l’on a un corps effectivement et définitivement démoli. Ce n’est pas la compensation des contraintes d’un métier telle que la reconnaissance de l’insalubrité ou les corps actifs l’offraient jusqu’à aujourd’hui. C’est la sanction de la dégradation du salarié, examinée au cas par cas.

La suppression de la possibilité de partir pour les femmes ayant 45 ans d’âge, justifiant de 15 ans de service dans la Fonction publique et ayant élevé 3 enfants, c’est la façon dont le gouvernement conçoit l’égalité hommes-femmes, en tirant tout le monde par le bas !

La main mise du patronat sur la médecine du travail, figurant dans le titre IV de la loi, c’est la menace d’une occultation de la souffrance professionnelle, des maux du travail. C’est la primauté donnée au rationnement des soins au détriment de la santé des salariés.

Si jamais cette loi passait définitivement, les salariés de France subiraient une défaite sociale sans précédent depuis 1940.

Il est temps, il est encore temps de faire dérailler le train de la régression sociale.

Nos arrières-grands parents ont réussi en juin 1936, par la grève générale, à obtenir les premières grandes avancées sociales de l’histoire. En 1945, ils ont jeté les bases de la Sécurité sociale.

Nos grands-parents et nos parents, en 1968 par la grève et en 1981, dans la foulée des mobilisations sociales de l’époque, ont obtenu de nombreuses avancées sociales dont la retraite à 60 ans.

En 1995, par le grand mouvement de novembre-décembre, nous avons empêché la réalisation pleine et entière des plans de Juppé.

Maintenant, il revient à toutes les générations de salariés, actifs, chômeurs, retraités, ou jeunes en formation de descendre par millions dans la rue pour stopper l’oeuvre de démolition du MEDEF et du gouvernement à ses ordres, obéissant au mandat de ses généreux donateurs du « Premier Cercle », celui du ghetto doré de Neuilly et du gotha du CAC40 !

Les syndicats CGT de l’IGN appellent les agents à faire massivement grève ce 23 septembre et à participer activement aux manifestations partout dans le pays.

Dès vendredi matin, nous pourrons tirer le bilan de la mobilisation avec des AG de débats et envisager sans attendre la suite à donner à notre mobilisation.
Saint-Mandé, le 21 septembre 2010.

Travailler jusqu’à 60 ans, c’est déjà bien assez !

62 ans, c’est du vol ! 67 ans, c’est l’antichambre du cimetière !

Pour financer les retraites et la Sécu :
Plein emploi + Hausse des salaires + Interdiction de la précarité + Reconstruction des services publics embauchant des agents statutaires qualifiés !

Taxons les revenus financiers ! Suppression du bouclier fiscal !

MANIFESTATION : 13H, BASTILLE
Départ groupé pour la manifestation parisienne : jeudi à 12h30 devant la photothèque.

AG : St-Mandé, vendredi 24 septembre à 10H dans le hall de la photothèque

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Tous Place de la Concorde, mercredi 15 septembre à partir de 12h30 !

Union Régionale Ile-de-France CGT

Casse de nos retraites :
Refusons ce recul de société !

Malgré une manifestation exceptionnelle le 7 septembre, qui a rassemblé 2.735.000 salariés, jeunes et retraités en France dont 270.000 à Paris, le Gouvernement maintient son projet de régression sociale.

Le 15 septembre aura lieu le vote de la loi Woerth/Sarkozy/Parisot qui casse notre système de retraite par répartition et augmente la durée de la vie au travail en repoussant l’âge légal à la Retraite de 60 à 62 ans !

Cette loi là nous n’en voulons pas ! Allons le dire haut et fort devant l’Assemblée Nationale le 15 septembre, en faisant grève et en manifestant le 23 septembre en décidant des suites à donner à la lutte, dès le 24 au matin

… Mercredi 15 septembre :

Rassemblement de lutte à 12h30 – Place de la Concorde

à l’appel des organisations d’Île-de-France
CGT – CFE/CGC – CFDT – CFTC – FSU – Solidaires – UNSA


Communiqué des Unions régionales d’Ile de France CFDT – CFTC – CFE/CGC – CGT – FSU – SOLIDAIRES – UNSA

Retraite : de nouveaux rendez vous de mobilisation

La journée d’action unitaire de grèves et de manifestation du mardi 7 septembre a marqué un niveau inégalé de mobilisation : 270 000 manifestants à Paris, (un itinéraire de délestage a été organisé pour permettre le bon déroulement de la manifestation). La mobilisation a fortement progressé depuis le 24 juin notamment par des arrêts de travail dans le public et dans le privé.

Une grande majorité de salariés désapprouve les projets gouvernementaux et demande l’ouverture immédiate de réelles négociations pour préserver, consolider les droits à la retraite dès 60 ans et la pérennité  du système de retraite par répartition.

Malgré cela, le gouvernement reste sourd et veut empêcher le débat à l’Assemblée nationale, comme dans le pays.  Cela est inacceptable ! Il faut faire entendre les revendications  des salariés !

Les organisations syndicales d’Ile de France proposent d’ores et déjà de nouveaux rendez vous de mobilisation :
•    D’ici le 15 septembre, débattre avec les salariés dans les entreprises, élargir la mobilisation et interpeller les députés, dans chaque circonscription.
•    Mercredi 15 septembre, jour du vote à l’Assemblée Nationale, interpellation revendicative et unitaire des députés, à 12 heures 30, place de la Concorde, devant l’Assemblée nationale
•    Les organisations syndicales régionales proposent de faire du jeudi 23 septembre une nouvelle grande journée de grèves et de manifestation, à 13 heures à Paris, (de Bastille vers Concorde).

Paris le 9 septembre 2010

Contre le projet de loi anti-retraites de Sarkozy-Woerth, Tous en grève et en manifestation le mardi 7 septembre !

Contre le projet de loi anti-retraites de Sarkozy-Woerth, Tous en grève et en manifestation le mardi 7 septembre !


Depuis 1993 (loi Balladur instaurant les 40 annuités pour le privé) jusqu’à la loi Fillon de 2003 (instaurant les 40 annuités pour le public), les gouvernements légifèrent en prétextant « sauver les retraites ».

En fait de sauvetage des retraites, les mesures prises dégradent le niveau de pensions de tous les salariés et comme par hasard, au tour suivant, on nous dit que « les retraites sont en péril ».

Avec le projet de loi Sarkozy-Woerth, la situation des salariés et retraités va encore se dégrader :
–    Report des âges de départs de 60 et 65 ans à 62 et 67 ans ;
–    41 annuités et demie pour bénéficier d’une retraite à taux plein ;
–    Suppression  des possibilités de départ pour les mères de famille ayant eu 3 enfants et ayant accompli 15 ans de service ;
–    Baisse des salaires des fonctionnaires et ouvriers par la hausse de la cotisation « retraite » sans compensation salariale ;
–    Suppression de l’insalubrité et instauration d’une pseudo-pénibilité à la gueule du client….

Toutes ces mesures sont faites pour contraindre les salariés à voir leurs retraites baisser car tout le monde ne peut pas cotiser 41,5 annuités sans incident de carrière, ni tenir jusqu’à 62 ou 67 ans sans pépins de santé ou de chomage.

Les années en plus que feront les salariés en activité qui ont la santé seront autant d’emplois inaccessibles aux jeunes qui ainsi ne pourront pas obtenir leur taux plein.

On nous dit que « les caisses sont vides » alors que la politique fiscale en vigueur n’a jamais été aussi favorable pour les capitalistes et les ultra-fortunés. Le bouclier fiscal ne sert qu’une infime minorité ultra-privilégiée mais pèse sur la majorité de la société.

Pour améliorer nos retraites, il faut prendre sur les profits : augmenter les salaires, imposer le plein-emploi, re-créer les services publics avec des embauches massives, instaurer une fiscalité qui fasse payer aux riches le déficit créé pour eux ces dernières décennies.

Mais d’abord, la première des choses à réaliser, c’est d’imposer le RETRAIT de ce projet de loi anti-social !

Le syndicat CGT Ouvriers-Maitrise de l’IGN appelle tous les agents de l’IGN à la grève et aux manifestations, ce 7 septembre 2010.

Région parisienne : manifestation au départ de République à 14H

Rendez-vous à 13h30 devant la photothèque pour un départ groupé IGN