Tract CGT OM IGN daté du 25 octobre 2010

Le vote de la loi de casse de nos retraites par le Sénat n’efface pas son caractère inacceptable et illégitime, car anti-social !

CONTRE LA CASSE DE NOS RETRAITES !

Le Sénat a voté le 22 octobre, avec des procédés cherchant à brûler les étapes, le projet de loi consacré à nos retraites. Avant même que le texte ne repasse devant l’assemblée nationale pour son vote final, il est certain que le pouvoir et le MEDEF vont tenter d’étouffer la mobilisation en disant que désormais la légitimité du vote du Parlement implique la fin de l’histoire.

Vote du Parlement ou pas, cette loi n’a pas de légitimité car elle n’est pas faite pour « sauver nos retraites » comme le prétend la propagande gouvernementale. Elle vise, dans la continuité des lois de 1993 et 2003, à faire baisser nos pensions pour réduire la part des salariés dans le partage de la richesse créée (la valeur ajoutée comme disent les journalistes économiques …) pour le plus grand profit du patronat et des banques.

Malgré toutes les déclarations tendant à faire croire que des concessions auraient été faites aux demandes des organisations syndicales ou aux besoins de telle ou telle catégorie de salariés, il demeure les faits incontournables et inacceptables :

  • le recul de l’âge de départ en retraite de 60 à 62 ans, soit deux années durant lesquelles une grande partie des salariés sera en posture précaire car après 55 ans, plus de la majorité des salariés ne sont plus en situation d’activité…
  • le recul de la limite d’âge (c’est-à-dire l’âge auquel les pénalités de la décote disparaissent) passe de 65 à 67 ans.

Faire passer pour une grande avancée sociale le maintien de la limité d’âge à 65 ans pour les salariés handicapés et les mères de 3 enfants ayant interrompu leur activité professionnelle pour s’occuper de leurs enfants est une sinistre plaisanterie au regard de ce qui existe actuellement…

  • le passage de 40 à 41 annuités est un moyen parmi d’autres de faire baisser les pensions
  • la mainmise patronale sur la médecine du travail
  • la farce de la pénibilité qui enterre les corps actifs et l’insalubrité pour les corps qui en bénéficiaient…Le patronat peut être rassuré : les gars du bâtiment ne partiront pas d’office à 55 ans. Mieux, ils seront, comme avant, licenciés car devenus inaptes au travail. La pénibilité dans ce cas ne permettra d’avoir le droit de partir en retraite que sur la base d’un constat de la dégradation définitive de l’état de santé du salarié…
  • l’instauration du comité de pilotage des retraites qui sera la tour de contrôle de la descente vers le toujours moins du système des retraites.

De nombreux secteurs connaissent des mobilisations sous des formes diverses (grèves sectorielles, blocages, manifs, AG…) par delà les appels à la grève lors des journées d’action nationales. Contrairement à ce que la grande presse tend à minimiser, l’ampleur de la mobilisation des salariés et des jeunes est telle que Raymond Soubie, le conseiller en « relations sociales » de Sarkozy, est en train de perdre la face, lui qui pensait que le vote de cette loi passerait sans faire trop de vague dès septembre… Nous approchons du mois de novembre…

Alors, au-delà des manœuvres médiatiques, le gouvernement sort le gros bâton :

  • les travailleurs des raffineries en grève sont soumis à des arrêtés de réquisition qui dépassent le cadre de cette législation faite pour les temps de guerre ou de crise très grave, les piquets de grève sont dégagés par des interventions policières.
  • les incidents se multiplient lors de manifestations, où la dénonciation intéressée de la « racaille » ne peut plus dissimuler le recours à des méthodes de provocation par certains sur ordres d’en haut.

Le syndicat CGT OM IGN appelle les agents de l’IGN à participer massivement aux journées de mobilisation lancées par l’Intersyndicale nationale le jeudi 28 octobre et le samedi 6 novembre.

 

Les 28 octobre et 6 novembre :

TOUS EN GREVE ET EN MANIFESTATION

Saint-Mandé, le 25 octobre 2010

Alors, pour aider le mouvement à tenir et à rebondir, le syndicat CGT OM IGN propose de lancer :

Une collecte financière pour soutenir les secteurs en grève, notamment ceux des raffineries soumis aux réquisitions outrancières et aux actions policières de déblocage des usines et des dépôts.

(Etablir vos chèques à l’ordre de CGT OM IGN mention « solidarité avec les grévistes des raffineries »).

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