Fusion IGN-IFN / groupes de travail : premier bilan

Alors que les premières réunions des groupes de travail sur la fusion IGN/IFN se terminent, il apparaît indispensable de faire un premier bilan d’étape.  Les représentants CGT O/M ont assisté à chacune des réunions et ont analysé les documents qui leur ont été  fournis.

L’aspect premier qui ressort de tout cela est économique, puisque absolument tout est lié au fait que l’IGN doit réaliser cette fusion mais que cela doit coûter le moins cher possible et se faire rapidement.

Le moins cher ?

Oui, car le budget du futur établissement se négociant en avril sera inférieur à la somme des budgets des établissements IGN et IFN réunis.
On nous oblige encore à faire plus avec moins ! Les localisations des futurs Centres Inter Régionaux, les primes, les activités, le décret, l’organigramme, ainsi que les Missions de Service Public des 2 établissements feront les frais de ces économies. Tous ces sujets sont pieds et poings liés avec le futur budget. Cela donne une idée précise de ce qu’est le niveau décisionnel dans cette fusion.

Rapidement ?

Oui, car le budget se fait en avril et que la DG fait tout pour ne pas perdre de temps, y compris au mépris des sujets traités, de la représentativité syndicale et du principe même de groupe de travail. Alors que certains groupes de travail n’ont pas entamé les discussions pour traiter les sujets de façon complète, dans d’autres groupes la DG a déjà débuté ce  » travail » à la hussarde.

De façon certaine, cette précipitation apparait comme étant la preuve de la volonté d’une fausse concertation. La DG maîtrisant les calendriers et les sujets abordés lors de ces groupes de travail, organise ce dispositif plutôt comme une présentation de la fusion. Les tenants économiques de la chose ne laissent que très peu de marge de négociation.

Et là est le risque pour les agents de l’IGN et de l’IFN :  ce jeudi, le groupe de travail n° 4, sur les conditions de travail, se réunit pour la seconde fois. Le danger est que les acquis sociaux soient rabotés au minimum de ce que le statut de la fonction publique autorise.

Par ailleurs, le futur organigramme de l’établissement génère d’autres inquiétudes. En effet la rationalisation ayant lieu à tous les étages, un nombre important de postes d’encadrement va disparaitre avec une mise en concurrence accrue du fait de la fusion des corps IT. D’autant que ceux ci, dans ce nouvel organigramme, recevront leurs ordres directement de la DG.

La CGT O/M dénonce la mise en place d’un système de caporalisation de l’encadrement et, par cela, d’une organisation matricielle de l’établissement.

D’ores et déjà, la CGT Ouvrier/Maîtrise ne validera aucun projet de recul social si la direction s’engageait dans cette voie. Pour autant, seule l’unité des personnels et des organisations syndicales permettra la mise en échec de ces projets.

Saint-Mandé, le 23 mars 2011

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