Arrêts maladie : Les jours de carence portent atteinte à la santé des salariés !

Les jours de carence en cas d’arrêt maladie, vous connaissez ? C’est lorsque les salariés du privé ou les agents non-titulaires de la fonction publique (pour l’IGN : contractuels, TAD, vacataires, CDD, ouvriers au régime général, statut Air France…) perdent 3 jours de salaire en cas d’arrêt maladie (conséquence : l’indemnisation ne commence qu’à partir du 4eme jour d’arrêt maladie).

Le gouvernement et sa majorité parlementaire veulent introduire, sous prétexte de lutte contre la « fraude sociale » et contre les déficits, un jour de carence en cas d’arrêt maladie pour les fonctionnaires (ici, lire : ouvriers affiliés inclus !) tandis que le nombre des jours de carence pour les salariés relevant du régime général de sécurité sociale passerait de 3 à 4.

Pour la CGT, cela est totalement injustifiée !

 Lorsque les patrons fraudent en ne versant pas 16 milliards de cotisations sociales (parts employeur et salarié) aux organismes sociaux, le gouvernement ne dit rien et ne fait rien !

Lorsque Servier ou d’autres grands trusts pharmaceutiques truandent la Sécu et les patients en mettant en vente des médicaments surévalués, sans effet ou, pire, néfastes pour la santé, le gouvernement ne fait rien et ne dit rien !

Lorsque des centaines de milliers de situations de travail portent atteinte à la santé des salariés, le gouvernement ne bronche pas !

Le principe de la sécurité sociale, c’est de répartir le coût du risque maladie en prenant en charge les frais des soins et la perte de salaire en cas d’arrêt (maladie, grossesse, accidents du travail…). Au fur et à mesure des reculs sociaux, les déremboursements et les dépassements d’honoraires, comme la pénurie de praticiens et les restructurations du parc hospitalier rendent le droit à la santé de plus en plus fragile !

Les salariés (et pas seulement les moins payés…), les chômeurs, les précaires, les étudiants en viennent à limiter, à différer ou à renoncer à des soins essentiels. Cela est non seulement injuste mais cela est aussi une hérésie en termes de prévention.

Le gouvernement instaure aussi une taxe sur les mutuelles de santé comme si leurs prestations relevaient d’un signe de richesse.

 La santé, c’est un droit, ce n’est pas un luxe !

La Sécurité sociale est basée sur les cotisations sociales, celles-ci expriment le choix social d’une prise en charge collective et mutualisée des risques de santé (maladie, grossesse, accidents du travail). Elles ne sont pas une charge mais un mécanisme de répartition de la richesse créée.

Avec la crise de la dette, les gouvernements soumis aux ordres du FMI, de la BCE et des marchés financiers veulent faire payer l’addition par les salariés. Sous ce prétexte, ils attaquent les systèmes de sécurité sociale, de retraite et les services publics. Pour la CGT, cela est inacceptable !

Tous ensemble, salariés à statut et salariés du régime général : refusons l’instauration de nouveaux jours de carence !

Ni 1, ni 2, ni 3, ni 4 :

suppression des jours de carence en cas d’arrêt maladie !

Restaurons le droit réel à la santé pour tous en imposant notamment :

  • Le versement intégral des cotisations sociales dues par les employeurs ;
  • La suppression de la taxe sur les mutuelles de santé ;
  • Le contrôle public sur la production de médicaments et la taxation des profiteurs de l’industrie pharmaceutique ;
  • La prise en charge de tous les frais de santé ;
  • La pénalisation financière majorée des entreprises responsables d’accidents du travail et des atteintes à la santé.

Oui mais il y a la dette …nous dit-on !

La crise financière et budgétaire actuelle n’est pas une fatalité. Elle découle de la soumission des gouvernements et des institutions supra-gouvernementales (FMI, BCE, UE) aux marchés financiers qui spéculent sur la dette des Etats.

 Les différents plans d’austérité appliqués ces derniers mois, en Grèce comme en Italie, en Irlande comme au Portugal,  n’ont jamais résolu les problèmes pour une raison très simple : tant qu’il y a la possibilité de faire payer les salariés et les retraités, la boulimie des spéculateurs ne connait pas de limite !

Pour restaurer la santé des salariés,

refusons de payer cette dette qui n’est pas la nôtre !

Saint-Mandé, le 16 novembre 2011.

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