Les jours de carences dans la Fonction Publique en sursis

«Cette mesure est injuste, inutile et inefficace.»

Tels sont les qualificatifs de la ministre Lebranchu pour définir les jours de carences. C’est exactement ce qu’argumentait depuis des mois la CGT. Le 23 octobre dernier, une délégation CGT était reçue par la ministre de la Fonction publique pour lui remettre 50 000 pétitions réclamant l’abrogation de la journée de carence (non indemnisée), instaurée pour la première fois pour les 5,3 millions de fonctionnaires par le précédent gouvernement.

A l’IGN, nous avions interpellé la direction pour lui rappeler :

– que cette mesure constitue une atteinte supplémentaire au pouvoir d’achat des agents publics, venant s’ajouter au blocage des salaires pratiqués depuis des années (pour les fonctionnaires) ou depuis octobre 2010 (pour les ouvriers d’Etat) ;

– qu’elle ne réglerait en rien les problèmes de financement de la protection sociale ; – qu’elle portait atteinte à la santé des salariés, individuellement comme collectivement, et ne ferait qu’aller dans le sens de la dégradation de la santé ;

– que l’insistance mise à empêcher toute mesure des employeurs publics à compenser ce jour de carence, à l’image de ce qui se pratique en général dans le privé là où existe le minimum de protection complémentaire, était ignoble ;

– que cette mesure était dangereuse car elle ignorait le cas des maladies contagieuses pour lesquelles le premier remède valable pour la collectivité passe par l’arrêt de travail des personnes touchées ; – que cette mesure ne protégeait pas les femmes enceintes, dans la période précédant le congé maternité, en cas d’épidémie comme en cas de situation de travail pénible ou insalubre ;

– qu’elle venait s’ajouter aux dispositions prises en 2011 pour réduire les droits à ARTT à partir d’un certain nombre de jours de congés maladie (14 jours).

Réclamant en conséquence l’abrogation de la loi.Le 31 janvier, la CGT avait d’ailleurs mobilisée une fois de plus dans l’IGN contre cette mesure cynique.

« Le gouvernement proposera de l’abroger par la prochaine loi de Finances». Ce qui signifie que dans la période de rigueur budgétaire appliqué par ce gouvernement, rien n’est joué et qu’il ne faut rien lâcher sur la mobilisation.

D’autant que pour les salariées du privé, même si certaines entreprises compensent ce manque à gagner, le délai de carence est de trois jours avant la prise en charge par l’assurance maladie.

Pour le public comme le privé, abrogation total des jours de carence!

Benjamin Briant Pour le syndicat CGT O/M

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s