CPO Avancements du 12 juin 2014 : déclaration liminaire des élus CGT O/M

Mme la Présidente de la Commission Paritaire Ouvrière,
Messieurs les Directeurs,
Mesdames et Messieurs les Chefs de Service,

Voilà 102 ans aujourd’hui que des personnels ouvriers sont présents dans cette honorable institution qu’est l’IGN, ainsi qu’en atteste le décret du 20 avril 1912 portant sur les personnels civils du SGA (NDR : ancêtre de l’IGN avant juin 1940), 102 ans de luttes pour leur reconnaissance d’abord, pour des conditions de travail dignes, pour une grille salariale à la hauteur de la technicité et de l’engagement professionnel qui est celui des ouvriers de l’IGN.

Si aujourd’hui, les ouvriers de l’État de l’IGN ont un texte statutaire, le REOM, qui leur permet de vivre (presque) dignement dans ce quotidien d’une austérité organisée qui frappe les agents de la Fonction Publique, c’est bien grâce à la lutte syndicale. Nous lançons un appel à tous les agents de l’IGN, tous statuts confondus : organisez-vous, syndiquez-vous et luttez car ce n’est pas par une opération divine que votre situation évoluera, mais bien dans la construction d’un rapport de force face à l’Etat-patron.

Le combat des ouvriers de l’État est plus que jamais d’actualité. Il est aujourd’hui nécessaire de lever le verrou qui pèse sur l’embauche des ouvriers de l’État. La CGT O/M, dans une interpellation conjointe des organisations CGT du MEDDE à la Ministre, rappelle que l’abandon des missions ou leur externalisation, entraînent la perte de connaissances et de technicité acquises souvent depuis de longues années et mettent en péril l’exercice du service public.

Pour les emplois d’avenir devant produire la RPCU, pour les emplois dit « cœur de mission de production » mais aussi pour les emplois administratifs, logistiques et support,pour les apprentis du SPI , la CGT O/M revendique l’embauche dans le corps des ouvriers de l’État.

Mme la Présidente de la CPO, dans une réunion préparatoire il y a quelques jours, nous vous avons interpellé sur plusieurs points:

  • Le nombre de places disponibles dans les contingents AT/CM et E. Le principe du contingentement est simple et compréhensible par tous : quand une place dans un contingent supérieur se libère, un agent du contingent suivant prend la place, dans le cadre de l’enveloppe budgétaire annuelle; nous constatons cette année que, l’enveloppe budgétaire n’est, une fois de plus, pas consommée entièrement et que par ailleurs des places ont disparu. S’il s’agit d’un avancement-jacking, vous êtes tombés sur les mauvais clients.
  • L’aspect de moins en moins paritaire de cette CPO nous dérange aussi. L’établissement d’une liste d’avancement de l’administration portant sur 80 % des postes disponibles est une préemption qui évacue tout débat. Par le passé nous pouvions débattre sans que tout soit figé. Madame la Présidente de la CPO, nous attendons de vous un retour à de bonnes pratiques paritaires dans cette commission.
  • Enfin, l’analyse des documents préparatoires met en lumière la problématique du corps actuellement : des 20 agents partant à la retraite dans le contingent AT/CM cette année, 16 étaient sur des emplois bénéficiant de l’insalubrité. Ce qui ne veut pas dire qu’ils remplissaient les conditions (15/17 ans). Pour autant, si ceux ci les remplissaient, seuls 2 agents ont fait valoir la possibilité de partir avant 60 ans parce qu’ils sont insalubres. Preuve une fois de plus que l’insalubrité et ses bénéfices pour les agents ne correspondent plus aux besoins des carrières, cela est du aux modifications négatives des conditions de départ en retraite depuis 2003.

 

Parmi les agents qui partent alors qu’ils sont dans le contingent AT/CM, on compte 4 agents contremaîtres en CM3C et 3 en CM2C. Pour rappel, il n’y a qu’un seul agent proposé par l’administration sur un poste de contremaître cette année. Qu’on ne vienne pas nous dire que les ouvriers ne prennent pas de responsabilités ou ne sont pas en capacité d’encadrer.

Ces sujets, qui sont abordés lors du groupe de travail sur le REOM, doivent trouver rapidement une issue. L’IGN ne peut avancer et concevoir son futur en ostracisant le principal corps de production. Comment appréhender sereinement les défis qui sont à notre porte si, constamment, tout est toujours ramené au contrôle de la masse salariale, sans mettre en regard les missions, les produits et l’attente de service publique qui en découle ? Nous le disons aujourd’hui, un travail de qualité se paye à la hauteur…

Madame la Présidente de la CPO, nous clôturons notre intervention liminaire en vous disant que notre organisation ne bradera en rien le statut des ouvriers d’État de l’IGN. Fidèles à notre ligne de conduite, nous serons dans les groupes de travail en gardant à l’esprit que, s’il est certain que des avancées pour le quotidien des agents peuvent apparaître, nous ne croyons pas pour autant aux miracles de votre part.

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