24 février – L’arrêté de revalorisation des 2 x 0.6% enfin signé !

L’arrêté de revalorisation des 2 X 0,6 % (au 1er juillet 2016 puis au 1er février 2017) a enfin été signé le 23 février 2017.

Lire l’arrêté

On remarquera que pour la première fois, un tel document est signé conjointement par trois ministères : le MEEM, le Budget et … la Fonction Publique ! Jusqu’à présent seul le ministère de tutelle puis, le même flanqué du Budget signaient ce type d’arrêté. Faut-il y voir la marque de la mise en place de la super-DRH Fonction publique qui va bientôt réduire les DRH des ministères et établissements publics au rang de sous-DRH seulement aptes à signer les congés ?

Pour la CGT OM IGN, les enseignements à retenir de ces deux mois écoulés sont les suivants :
– si le personnel ouvrier n’avait pas bougé, nous n’aurions rien eu !
Quand on voit la fuite permanente pratiquée par tous les interlocuteurs des tutelles que nous avons pu rencontrer depuis le 1er janvier, quand on voit le jeu de renvoi de la patate chaude au voisin de l’autre tutelle, pratiqué avec un art consommé par tous les cabinets, le personnel avec ses syndicats ne peut que se féliciter des actions engagées (pétition, AG, grève, délégation de masse à la DG, entrevues au Ministère) qui seules ont permis d’arracher simplement ce qui nous était du depuis le 1er juillet dernier !
maintenant, le sujet salarial n’est pas clos car, d’une part, il y a le passif des 6 années de blocage salarial depuis 2010, d’autre part, il y a la façon dont va nous être imposée la sortie du bordereau salarial de la métallurgie parisienne.

Sur les effets du blocage salarial 2010-2016 :
il y a deux paramètres à prendre en compte, d’abord l’évolution du coût de la vie, ensuite la hausse des cotisations retraite que nous avons subies à chaque 1er janvier depuis 2011 et qui ont entraîné pour un salaire brut constant un salaire net en recul, année après année. Donc, les 2 x 0,6 % ne font pas le compte !

Sur la sortie du bordereau de la métallurgie parisienne :
Maintenant que nos homologues ouvriers d’État du MINDEF ont subi cette mesure, lors du CTM de décembre dernier, il est hasardeux de penser que les OE de l’IGN à eux seuls arrivent à conserver cette formule d’indexation.

Dans ces conditions, le passage à une indexation sur l’évolution de l’indice Fonction publique ne peut s’entendre qu’assorti de mesures compensatrices telles que :
la suppression des abattements de zone, mesure inique datant de 1943 (Décret Laval-Pétain) qui fait qu’à classification et carrière identiques, deux ouvriers peuvent avoir un salaire différent et une pension différente selon leur zone de résidence, ce qui n’est pas le cas des fonctionnaires qui tous, à classement grade-échelon identique, perçoivent le même traitement puis la même pension.
la création d’un 9ème échelon, chose qui n’a rien d’exagéré quand on sait que bien des grades de fonctionnaires comptent souvent 9 ou 10 échelons, fonction du temps.
le calcul de la prime de rendement au-delà du seul niveau du 1er échelon.
l’instauration de mesures similaires à la création de deux nouveaux groupes sommitaux au MINDEF qui, pour les OE de l’IGN, prendrait la forme de dispositions permettant une fin de carrière au-delà de la E+8 % pour ceux qui y plafonnent depuis de trop nombreuses années et qui voient l’heure du départ à la retraite approcher sans espoir de progression en AT.

Si les calculateurs qui nous dirigent pensent avoir fait une bonne affaire en mettant une claque aux décrets salariaux des OE, qu’ils se rassurent : ils ont créé les conditions d’une action commune d’un bien plus grand nombre d’agents de l’État pour une augmentation générale des salaires !

Saint-Mandé, le 24-02-2017.

1er Salon du livre d’histoire sociale – Montreuil- 1er et 2 mars 2017

Le premier salon du livre d’histoire sociale se tiendra les 1er et 2 mars 2017 dans le patio Georges Séguy, au siège de la CGT à Montreuil.

1er mars :

  • Ouverture à 10h00
  • Présentation par Edwy Plenel de son livre Voyage en terre d’espoir de 14h30 à 16h00
  • Fermeture à 17h30

2 mars :

  • Ouverture à 9h30
  • Table ronde sur le thème : « La place du livre d’histoire sociale dans la production, l’édition et la diffusion littéraires » avec Cyril Colette, Jean-Louis Robert, Patrick Silberstein et Bernard Stéphan de 10h30 à 12h30
  • Fermeture à 17h00

De nombreux auteurs présenteront leurs ouvrages et les dédicaceront : Bernard Thibault, Jean-Louis Robert, Joël Biard, Serge Wolikow, Roger Martin…

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Dernière minute – Infos salaires Ouvriers de l’IGN

 

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En cette fin d’après-midi, le Directeur général de l’IGN vient d’informer officiellement les secrétaires des deux syndicats représentatifs du corps ouvrier de l’IGN du point suivant:
– la Ministre de l’Écologie vient de donner mandat au DG de l’IGN pour négocier avec les organisations syndicales les conditions de sortie de l’indexation du bordereau de la métallurgie pour le passage à l’indexation sur l’indice Fonction Publique.

Pour autant, la signature de l’arrêté de revalorisation des 2 x 0,6 % n’a pas encore été actée. Pour la CGT OM, la revalorisation est un du qui ne doit même pas entrer dans les termes de la négociation.

Pour la CGT OM, les revendications qui s’imposent pour cette évolution statutaire portent sur les points suivants :

1.  Des mesures de rattrapage des pertes de salaire dues à la hausse des taux de cotisations retraite alors que nos salaires sont restés bloqués durant plus de 6 ans.
Les fonctionnaires ont touché au titre de PPCR des mesures compensatrices, si dorénavant nous devons être indexés sur le point d’indice, pourquoi pas nous ?

2. Des mesures de rattrapage des pertes de salaires dues au blocage des salaires et à la hausse du coût de la vie sur 6 ans. La CGT a fait le calcul: en 6 ans, c’est un mois de salaire qui a été perdu en hausse de cotisation.  ( Retrouvez les calculs sur ce doc: https://cgtgeo.files.wordpress.com/2017/01/tableau_perte_de_salaires_ouvriers_2017-01.pdf )

3. Un 9eme échelon, qui découle de l’allongement de la durée de carrière de 37,5 annuités à 42 annuités pour bénéficier d’une retraite à taux plein.

4. La suppression des abattements de zone qui pénalisent les salaires, comme les pensions, des agents qui subissent des baisses de 1,8 % à 2,7 % selon les zones d’implantation des sites de l’IGN. La CGT a fait les calculs la aussi: Entre un agent du corps Ouvrier basé à Saint Mandé et un basé à Bordeaux, l’écart de salaire à catégorie égale et échelon identique est d’une centaine d’euros.

5. Des mesures sur la fin de carrière pour permettre un accès du plus grand nombre au déroulement de carrière en AT. La CGT a été la première organisation syndicale à revendiquer  une catégorie supplémentaire dans le contingent E. Ceci pour permettre aux agents n’ayant pas eus la reconnaissance de leur encadrement à travers un passage en AT de pour pouvoir partir avec un dispositif analogue à ce qui se faisait avant, les « coups de chapeaux ».

L’appel à l’action pour le vendredi 24 février, jour de la tenue du CA de l’IGN, s’impose d’autant plus que, selon les termes du conseiller social de la ministre de l’Écologie lors de l’audience du 2 février comme
selon les termes du représentant du Budget au CA lors de l’entrevue du 10 février, rien ne justifiait le blocage de l’arrêté de revalorisation.

A moins que les tutelles ne jouent à un double jeu sur notre dos ?
Dans ce cas, les ouvriers d’État de l’IGN ont encore plus les raisons de se fâcher sérieusement.

Saint-Mandé, 18H.

Message posté par Olivier Delbeke
Pour le compte du syndicat CGT OM IGN

 

Communiqué Intersyndicale CGT-CFDT Ouvriers d’État de l’IGN du vendredi 10 février 2017 à 12H

 

Une délégation intersyndicale a été reçue ce vendredi matin à 11H par les représentants des tutelles Budget et MEEM (DRI), de passage à St-Mandé à l’occasion de la réunion de pré-CA partie administration, en présence du Directeur Général et de la DRH.

 

La délégation a demandé où en était la signature de l’arrêté permettant l’entrée en vigueur de la revalorisation des 2 x 0,6 % toujours attendue par les Ouvriers d’État de l’IGN, derniers agents de toute la Fonction publique et de tous les corps d’ouvriers d’État à ne pas avoir encore bénéficié de cette mesure.

 

La délégation a rappelé les engagements et les assurances donnés par le cabinet du MEEM lors de l’entrevue du 2 février dernier, rappels soulignés également par la Direction de l’IGN.

 

Les tutelles, notamment celle du Budget, nous ont assuré que la signature de l’arrêté tomberait lundi ou mardi prochain car aucune raison de fond ne s’y opposait.

 

La Direction de l’IGN a précisé qu’en l’état des capacités de traitement du SIRH, seule l’augmentation au titre du 1er février 2017 pouvait être prise en compte dans la paie de février, et que les rappels au titre de l’augmentation du 1er juillet 2016 seraient portés sur la paie du mois de mars.

 

La délégation a fermement et calmement souligné qu’à défaut d’une signature de l’arrêté lundi ou mardi, la tenue du CA du 24 février prochain était compromise. Elle a aussi mis en regard le poids des 2 X 0,6 % avec le milliard d’euros de pénalités potentiel au cas où le RPG 2017 serait bloqué.

 

A bon entendeur, salut !

Saint-Mandé, le 10 février 2017 à 12h.

Intersyndicale CGT/CFDT- Déclaration à la suite de l’entrevue au MEEM du 2 Février matin

Ce jour se tenait la réunion entre l’Intersyndicale CGT/CFDT de l’IGN et les représentants de notre ministère de tutelle MEEM (Ministère de l’Écologie, de l’Environnement et de la Mer). Celle ci faisait suite à la non publication de l’arrêté validant la revalorisation de 2 x 0.6% des ouvriers de l’État de l’IGN.

Nous avons été reçus par le conseiller social de la Ministre de l’Écologie, M. Mourlon, le conseiller social du Ministre des Transports, M. Leconte, le représentant de la Direction de la Recherche et de l’Innovation, M. Belanger, la DRH du Ministère et la DRH de l’IGN.

Suite à l’exposition de la situation par les représentants CGT et CFDT de l’IGN, M. Mourlon a reconnu l’incongruité de la situation. Voila ce qui a été acté:

– Prise en compte de la revalorisation des 2×0.6% sur la paie de février. Pour cela, le projet d’arrêté doit être validé en Interministériel et nécessite un bleu de Matignon, c’est à dire la signature du 1er Ministre.

La paie de février sera établie à partir du 13 février prochain. Dont acte.

– L’établissement d’un mandat donné au Directeur Général de l’IGN pour négocier le passage de l’indexation au bordereau de la métallurgie parisienne à l’indexation sur le point d’indice de la Fonction Publique.

L’Intersyndicale, suite à ces annonces, prend acte des intentions de notre ministère de tutelle et lève la grève.

Force est de constater que la mobilisation du personnel n’a pas été vaine.

Cependant, l’Intersyndicale restera vigilante dans les jours qui viennent sur le respect des engagements pris et n’hésitera pas à mobiliser les personnels lors de la tenue du Conseil d’Administration de l’IGN, le 24 février prochain, si toutefois l’arrêté de revalorisation n’était pas signé d’ici la.

Enfin, parce que cette situation a résulté de l’inconséquence des tutelles, et plus particulièrement du Budget, l’Intersyndicale revendique le paiement de tous les jours de grève.

Saint Mandé, le 2 Février 2017 à 16h

L’Intersyndicale CGT-CFDT