RPG, c’est reparti !

Reparti

La phase 2 du RPG terminée, et alors que nous pensions reprendre nos production à plein régime, nous constatons une relance presque immédiate de la phase 1 pour le RPG 2018 par conséquent une remobilisation de nombre d’agents, tant sur Saint Mandé qu’en DIR.
D’une mise en place chaotique depuis 3 ans avec des phases de quelques mois, cette production semble s’installer « durablement » dans l’IGN. En effet, la charge de cette production pour 2017 est établie sur l’année complète et le volume de production permet d’établir les besoins de mobilisation d’agent en fonction. Au regard de ce qui s’est passé les années précédentes, c’est inédit et inespéré! Pour la CGT, ces éléments de contexte plaident pour la revendication que nous portons depuis l’arrivée du RPG dans l’IGN, la mise en place d’une unité dédiée à cette production.

D’ors et déjà, nous relayons l’inquiétude de certains agents en Province, quant aux risques que la réalisation du RPG fait peser sur les « prod régulières », la mise à jour de la BD Uni et le traitement de l’espace collaboratif. Ces mêmes agents s’inquiètent des engagements pris auprès des partenaires et qu’on ne pourrait tenir. C’est de la crédibilité de l’IGN que ces agents s’inquiètent aussi.

La mise en place d’une unité répondrait pour une grande partie à ces questions, car il existe des agents volontaires notamment à Saint Mandé pour faire du RPG mais qui isolés chacun dans leur coin, sont dans la situation de n’en faire que partiellement alors que pour être plus efficace et efficient, ils pourraient en faire à temps complet. Encadrés par un chef dédié, ils acquerraient de l’expérience et de l’expertise, et ce sujet le nécessite.
Cependant, il semble aussi que cela ne suffirait pas et qu’il faudrait maintenir un volant de production dans les DIR.
Là aussi c’est de l’organisation et de la méthode qu’il faut. Y-a-t-il des volontaires? Qui sont-ils?
Nous plaidons pour la mise en place d’un référent RPG par DIR pouvant faire le relai des besoins des agents et mettant en place une organisation adaptée au contexte de chaque DIR. Et tant qu’à faire que ces référents, si ils sont en CDD, qu’ils soient CDIsés sans tarder.

Pour finir, si cette production s’installe durablement dans l’IGN, la CGT revendique que les conditions de travails qui découlent de l’organisation du travail soient prisent en compte rapidement par la Direction Générale, et que tout soit mis en œuvre pour qu’elles s’améliorent. 

Chantier de Désindexation: Une étape importante franchie!

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Ce matin, s’est déroulée la troisième et vraisemblablement dernière réunion de négociation entre la Direction Générale et les représentants des personnels ouvriers de l’Etat sur le sujet de la sortie de l’indexation sur le bordereau de la métallurgie parisienne.
Pour mémoire, lors de la précédente séance, les représentants CGT O/M s’étaient retrouvés en tête à tête avec l’administration puisque les autres représentants du personnel n’avaient pas daigné venir.
Nous avions alors posé nos revendications, appuyées par les mandats des personnels, en développant notre argumentaire et le DG avait choisi de ne rendre sa position définitive qu’après avoir réalisé les chiffrages.
La séance de ce jour a été l’occasion pour la Direction Générale de nous informer de ses positions.

Sur la E+15%, c’est à dire une catégorie conçue dans le contingentement E avec un accès encadré par des conditions précises de départ en retraite, le Directeur Général s’est dit favorable. L’impact financier serait de 2000 euros par agent concerné pour l’IGN.
Nous saluons le fait que cette revendication d’une catégorie « de fin de carrière », que la CGT O/M porte depuis maintenant 3 ans, ait fini par aboutir favorablement.
Nous avions construit avec les syndiqués cette revendication à l’époque de la refonte du REOM et dans l’idée de trouver un dispositif remplaçant les fameux « coups de chapeau ». Il s’agit de permettre aux agents bloqués en E+8% de partir à la retraite en ayant une mesure de reconnaissance de la carrière.
Ce dispositif de E+15% aura un avantage non négligeable sur les précédents « coups de chapeau »: il ne sera pas contingenté. Cela signifie que les agents le demandant ne seront pas déboutés sur des motifs budgétaires. La hauteur catégorielle de E+15% n’est absolument pas ridicule; qui peut se targuer d’avoir 7% de salaire en plus avant de partir?
Enfin, nous avions calé notre revendication sur ce niveau de E+15% en estimant qu’il y avait un réel danger de brouillage entre ce dispositif et les passages AT en revendiquant un niveau catégoriel plus élevé. L’administration pourrait être tentée de réaliser une sélection bien en amont sur qui aurait accès aux catégories AT (un cercle très restreint) et qui aurait accès à la « E + quelque chose » (le plus grand nombre ?).
Par ailleurs, l’idée de « demander plus pour obtenir au final une miette supplémentaire » sans jamais chercher à bâtir un rapport de force, relève de la posture théâtrale non subventionnée…
C’est une avancée que nous savourerons pleinement le jour où elle aura été validée par les tutelles.

Sur le 9ème échelon, nous avions modulé notre proposition lors de la précédente séance en évoquant un délai plus long pour l’obtention de celui-ci. La DG a réalisé le chiffrage suivant:
– l’accès du 9ème échelon au bout de 6 ans de présence au 8ème concernerait 379 agents pour un coût, la première année, de 560K€.
Le DG n’a pas formellement rendu son avis au regard de l’impact financier et a demandé une étude de cet impact dans le temps. Nous aurons l’information d’ici les prochains jours. Nous continuons à revendiquer l’application de cette mesure au regard de ce qui a été accordé aux ouvriers de l’État de la Défense et du fait que les OPA du Ministère de la Transition écologique et solidaire (ex-MEEM) ont une prime d’ancienneté calculée sur un équivalent de 10 échelons.

Sur le recalcul de la prime de rendement sur le 5ème échelon, le Directeur Général s’est dit favorable. Cette revendication trouvait sens dans le fait que c’est ce que les Ouvriers de l’Etat de la Défense ont obtenu.

Sur la suppression des abattements de zone, le Directeur Général est convaincu du bien fondé de la demande au regard de la position d’ouverture de la DRH du ministère sur le sujet lors des négociations au ministère entre la DRH et les OS des OPA. Il intégrera dans son courrier au ministre une requête pour entrer dans le dispositif si cela devait s’appliquer aux OPA du ministère. Rien n’est donc encore fait mais c’est une avancée notable. La CGT continuera à porter cette revendication à travers notamment la pétition lancée sur le sujet et abordera prochainement le sujet lors d’une rencontre avec la DRH du ministère.

Sur la hausse générale de 6% des salaires au titre de la hausse des cotisations retraites pendant 6 années pleines de blocage total des salaires, le Directeur Général a posé son refus d’accepter cette mesure. La CGT O/M s’obstine à penser que les pertes liées aux hausses de cotisations retraite et au coût de la vie sont une réelle injustice et continuera à porter cette revendication par ailleurs.

Nous tenons à souligner que ces avancées ne sont que partielles puisque la prochaine étape va consister à obtenir le visa des tutelles ( Budget et Écologie) et que dans le contexte actuel, le risque est grand de se voir opposer une fin de non recevoir pour la signature d’un tel projet aussi bien avant qu’après le 18 juin.

Nous remercions chaleureusement les agents du corps ouvrier qui nous mandatés dans cette négociation. Pour la CGT, la revendication est et reste un élément incontournable du progrès social.

Pour la CGT O/M

Benjamin Briant

Suite du 8 mars: Repère revendicatif pour l’égalité Femmes/Hommes

Dans le cadre de la journée internationale de lutte pour les droits des femmes, la CGT a organisé ce 8 mars 2017 une heure mensuelle d’information syndicale. Ce, afin d’échanger et de faire émerger les revendications des femmes à l’IGN. Une trentaine d’agents de l’IGN, de catégories et de statuts différents, ont activement participé à cette réunion et ont permis de faire éclore une fiche revendicative.

Nous livrons à travers cette fiche, l’état des sujets tels qu’ils ont été évoqués et tels que la CGT les portera dans son action revendicative auprès de la direction générale de l’IGN: Revendications CGT Egalité Femmes-Hommes

La CGT propose ses revendications !

Maintenant nous entrons dans une phase de négociation où nous devons garder un rapport de force. L’arrêté du 23 février 2017 n’a été que la première étape !

La seconde a débuté le 29 mars dernier lors d’une rencontre DRH / syndicats sur le sujet suivant : sortie de l’indexation de la rémunération des ouvriers d’État de l’IGN sur l’évolution du taux de salaire moyen observé dans l’industrie métallurgique de la région parisienne pour aller vers une indexation sur le point d’indice Fonction Publique. Cela va faire l’objet d’une négociation.

La Direction Général de l’IGN a déjà ouvert les négociations en annonçant deux dispositifs:

  • La mise en place d’une nouvelle catégorie, la E+14%, dans le contingent E au delà de E+8% , sous condition de départ à la retraite. Pour mémoire, cela reprend une revendication CGT O/M qui établissait le niveau de cette catégorie à E+15%.
  • Le recalcul de la prime de rendement à partir du 2ème échelon jusqu’au 4 ème, réparti sur 3 ans. Cela reviendrait donc à une base de 17.9% de prime de rendement à l’horizon 2021. Notre revendication initiale est celle d’un recalcul identique à ce qui s’est passé pour les ouvriers de la Défense, c’est à dire jusqu’au 5ème échelon. Au regard des sommes perdues par les hausses de cotisations, nous sommes loin du compte!

La CGT a analysé et comparé les mesures équivalentes prises pour les autres corps ouvriers.

A titre de comparaison, les salaires des ouvriers de l’État du Ministère de la Défense (MINDEF) étaient, comme les nôtres jusqu’au 31 décembre 2016, indexés sur le bordereau de la métallurgie parisienne. Le passage à une indexation sur le point d’indice Fonction Publique s’est assorti de mesures compensatrices telles que la création d’un 9ème échelon, un re-basage plus favorable du calcul de la prime de rendement et la création de groupes sommitaux, dispositifs équivalent aux « coups de chapeaux » d’antan.
Il apparaît nécessaire pour la CGT que chaque agent du corps ouvrier de l’IGN prenne conscience que ces mesures n’ont été possibles à la Défense que par la mobilisation des agents créant un rapport de force.
Le sens du syndicalisme, c’est bien de changer le monde en préservant et en améliorant sans cesse nos conditions de vie et de travail. Changer le monde sans être au pouvoir, c’est constituer un contre-pouvoir efficace. Il doit s’inscrire dans une stratégie syndicale de fond décryptant les objectifs des gouvernements et patronats et mettant en avant la satisfaction des besoins sociaux. Ce contre-pouvoir est efficace uniquement s’il est offensif, dans l’action comme dans la négociation.

Le besoin d’être mandaté au vu de l’importance du sujet

La revendication est un élément essentiel de la stratégie syndicale, et afin que chacun se l’approprie il est indispensable qu’elle soit clairement posée.
Il faut dissocier deux aspects de cette négociation : d’une part, les propositions dans le cadre de la sortie de l’indexation et d’autre part, les propositions dans le cadre de la sortie du gel des salaires.

Nos propositions et le mandat

Mandat CGT

Ces propositions syndicales CGT, pour les porter et les défendre dans le cadre de la future négociation, nécessitent de créer les conditions d’un rapport de force positif, porteur et rassembleur du plus grand nombre. Au vu de l’importance du sujet, la CGT sollicite votre mandat, à l’occasion de l’ouverture de ces négociations prochaines, pour défendre les propositions évoquées plus haut.

Pour la CGT O/M

Benjamin Briant

Salaire – Brochure CGT OM IGN – Mars 2017

Suite à la mobilisation des agents du corps ouvrier de l’IGN, au mois de janvier et février dernier, pour obtenir l’application des 2×0.6% au titre de la revalorisation générale accordée à tous les agents de la Fonction Publique, le syndicat CGT OM IGN a réalisé une brochure de 4 pages visant à éclairer les collègues sur la façon dont est construite leur rémunération.

Lire la brochure

Brochure-CGT_OM-2017-03-21_Salaire

N’hésitez pas à contacter les élus CGT en CPO et les autres militants CGT sur l’établissement pour toute question relative à cette problématique particulière comme à l’ensemble des questions statutaires.

Première pierre posée à Beauvais: Nous y étions!

Ce vendredi 17 mars avait lieu la pose de la première pierre de la future implantation du Service de l’Imagerie et de l’Aéronautique, service issu de la fusion du SAA et du SCOP.

Il convient pour la CGT de revenir sur ce qui a amené le service en charge de la mission d’acquisition des prises de vues aériennes, source d’entrée de la donnée et donc élément stratégique au cœur d’un établissement IGN producteur de données enrichies, à être obligé de déménager après 70 ans de présence sur la base de Creil.

A l’origine de ce déménagement est la décision de transférer la partie aérienne des activités militaires de la base de Creil vers la base d’Évreux. Nous ne saurons jamais si l’IGN aurait finalement pu continuer à exploiter la piste, par la mise en place de solutions alternatives d’aviation d’affaire ou d’un accord avec le Ministère de la Défense cadrant un modus vivendi nous permettant de rester sur site, cette solution n’a pu être réellement et sérieusement étudiée.

De réunions et en discussions, il était apparu que ce n’était pas que l’implantation géographique du service qui était sur la table mais aussi l’existence même de cette mission au sein de l’IGN car la tutelle ministérielle Écologie n’était pas persuadée que cela devait être une mission de service public réalisé par l’IGN. La solution bénie pour ceux-là étant bien évidemment la sous-traitance.

La CGT de l’IGN s’est alors mise dans la situation d’interroger les agents sur leurs volontés, sur leurs attentes et leurs inquiétudes. Il était impératif que les agents puissent s’exprimer ! Il en est ressorti à l’époque une volonté farouche de défendre ce service et un attachement presque viscéral aux missions d’acquisition et de traitement des prises de vues aériennes.

Et c’est bel et bien cela que la CGT a défendu! Le souhait des agents s’est exprimé à travers des pétitions, des questionnaires et des assemblées du personnel. Mais le semblant de choix proposé à l’époque par la Direction Générale ne pouvait à notre sens que produire ce résultat :

Ou un déménagement partiel à Nîmes, sur la base de l’Aviation Civile ; des pseudo-avantages à la clef dont on a toujours pas compris la réelle portée ( mais en fait, peu importe) et surtout des risques importants de casse sociale, de perte de compétences et de mise en difficulté de l’acquisition des PVA. Ce projet s’accompagnait aussi d’une réorganisation de la partie traitement, mêlant le SCOP à un projet déjà à notre sens très bancal. ( Cette réorganisation a finalement eu lieu en 2016, mais parce que nous avons combattu sa forme initiale nocive, sous une forme relativement différente).

Ou un déménagement à Beauvais, impliquant la construction d’une nouvelle base ; le sujet du financement des travaux dans un cadre budgétaire d’austérité imposé par nos gouvernants ne rendant pas l’affaire si simple, ce projet permettait pourtant à la majorité des agents du SAA de trouver une solution ne bousculant pas leur cadre familial et maintenait le cadre fonctionnel du service.

Ce ne fut pas un choix, mais une adhésion quasi-totale à la seconde solution.

Alors, à la vue d’élus se gargarisant de la venue de l’IGN sur le site de Beauvais-Tillé, élus développant tous par ailleurs une idéologie libérale anti-Service Public, un sourire nous vient. C’est une fois encore par la mobilisation des personnels, des personnels attachés à leur travail, à leurs emplois et à leurs missions que ce projet à abouti.

A la vue du représentant de l’État, en la personne du secrétaire général de la préfecture de l’Oise, se félicitant de la synergie d’action entre l’État et les collectivités territoriales, il nous revient à l’esprit que l’État vient d’annoncer une baisse de dotation pour l’établissement et que par conséquent, c’est l’IGN qui va devoir financer seul ces travaux ( alors que la tutelle Écologie s’y était engagée…au début ).

Ces opportunismes bon ton, entre deux verres de champagne, illustrent abondamment que la raison d’être de l’IGN ne va pas de soi pour tout le monde. La CGT se battra et luttera de toutes ses forces pour que l’IGN soit assuré d’une pérennité certaine et que les personnels puissent s’épanouir et prendre part à cette belle aventure que sont les missions de l’IGN.

Longue vie à l’IGN !  Longue vie au SIA ! Bien-être et liberté pour tous les agents de l’IGN ! Et gardons en mémoire que rien de durable ne se fait sans la lutte …

Après le CT de l’IGN du 7 mars 2017 – Situation réelle du RPG

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Lors du dernier CT, la CGT a demandé une présentation de la phase 2. Des chiffres, nous en avons eu, mais sur les conditions de production réelles, c’est par les agents que nous avons été informés. Et il semblerait que les bonnes conditions assurées officiellement ne sont pas au rendez-vous.

Chers agents de la production RPG, prenez 5 minutes pour lire ce mail !

Entre un logiciel Isis, qui plante et dont l’ergonomie de travail ne fait rien pour améliorer le quotidien, et des cadences qui sont intenables, les inquiétudes des agents sont plus que légitimes et doivent être entendues.

Le mode dégradé, dont la DG nous avait dit que ce n’était pas ce qui était visé pour cette année, est pourtant constaté.  » Nous avons pu demander à l’ASP, et nous avons été entendu, quant à la création d’une page dans ISIS dédiée à la prod IGN. Cela va permettre de gagner en confort de production » nous avait assuré le DPR à l’époque. Bon bah c’est raté!

Et les réponses du type  » serrez les dents, c’est qu’un mauvais moment à passer, ne vous démotivez pas  » de la part de DPR ne sont pas du niveau de ce que nous pouvions attendre.
Il nous est rapporté une perte de sens du travail par les agents dans le cadre de ce chantier et de toute évidence un processus non efficient.

Tout cela avec une date de fin de chantier au 31 mars?! Ce n’est ni raisonnable, ni tenable.

Pour la CGT, il est de la responsabilité de l’employeur de mettre à disposition les outils adaptés pour que les salariés puissent tenir les délais.

Nous invitons tous les agents à discuter entre eux, à inscrire sur une feuille ou un tableau ce qui leur paraît insupportable et à les transmettre en retour de ce mail.

Méthodes de travail, cadences, délai, « outil » Isis, tout est discutable, ne vous censurez pas!

Nous allons demander audience rapidement pour porter ce sujet et exiger d’autres conditions de travail pour les agents.

Pour la CGT, Benjamin Briant

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