2019 : 9ème année du blocage des salaires

billet 0 euros

L’actualité sociale et politique en France est marquée par le mouvement des Gilets Jaunes. D’une dénonciation initiale des taxes appliquées au carburant, on est passé progressivement à une exigence plus globale de justice sociale et fiscale, remettant au cœur du débat public la question du niveau de vie, donc des salaires.

2019, l’année des salaires

Macron a cru qu’il pourrait faire taire la contestation en lâchant une fausse hausse du SMIC, en recourant à la prime d’activité, un retour façon « usine à gaz » sur la hausse de la CSG appliquée aux pensions des retraités, et une hypothétique prime de fin d’année laissée à la bonne grâce des patrons pour laquelle les mêmes patrons ont exigé d’abord la garantie qu’elle ne serait « ni chargée ni imposable ».
Pour rassurer les marchés financiers et les patrons, il a aussitôt réaffirmé qu’il n’était pas question d’envisager une hausse du point d’indice au 1er janvier 2019 pour les agents publics. Et il a aussi martelé qu’il ne fallait surtout pas « dévier du cap sur les réformes » et à ce titre, le gouvernement veut accélérer la réforme de l’Etat, celle des retraites et revoir le régime d’indemnisation du chômage. Il est clair que sur ces 3 dossiers, cette volonté politique se traduit par la poursuite des suppressions d’emplois et la baisse des salaires au regard de l’évolution de l’inflation.
Néanmoins, tout le monde n’est pas logé à la même enseigne : ainsi les agents du ministère de l’Intérieur affectés dans les CGRS ou gendarme mobiles obtiennent au titre du « service rendu » une hausse de salaires (et non de primes !) de 150 euros brut, mais… pas les agents de la police scientifique et technique (« Les experts ») dont on découvre ainsi la piètre carrière offerte et le miséreux niveau de rémunération. Aussi les Experts ont-ils fait grève contre l’injustice qui les touche directement.

Les éléments de dégradation de nos salaires en ce 1er janvier 2019

  1. Le prélèvement à la source : Le mois de janvier va voir l’arrivée du PAS (Prélèvement à la Source) qui va raccourcir le net disponible mais ne va pas solder pour autant votre dette vis-à-vis du Trésor public, vu que vous solderez votre dû de septembre à décembre 2020 !… Au même moment où votre taux de prélèvement prendra en compte l’effet de votre déclaration des revenus de 2019 effectuée en mai 2020. Gardez bien en tête la chose suivante : le taux de prélèvement, ce n’est pas le taux d’imposition !
  2. Le taux d’inflation au 1er janvier : pour 2018 il est estimé à 1.30% par l’OCDE.
  3. L’augmentation du taux de cotisation retraite des fonctionnaires et ouvriers d’Etat : au 1er janvier, il passe de 10.56% à 10.83%, soit une hausse de 2.55%. A salaire brut inchangé, votre net fiscal va baisser.
  4. Pour ceux qui ne le sauraient pas : la prime d’activité est accessible aux agents de l’Etat qui remplissent les critères ( notamment 1.3 fois le SMIC) . Les sites gouvernementaux indiquent que le nombre de bénéficiaires possibles dans la Fonction Publique va passer de 410 000 à plus de 600 000 agents ! Ce fait étale le cynisme du gouvernement qui assume fièrement sa politique de bas salaire qui ne touche pas que les catégories C mais aussi des IT débutants à 1.2 fois le SMIC.

Concernant les ouvriers :

Rappelons-nous les faits et chiffres clés ;
– Nos salaires ont été augmentés selon le mécanisme du bordereau de la métallurgie une dernière fois le 1er octobre 2010 ;
– Depuis, hormis la maigre hausse des 2 fois 0.6% qui ne rattrapait ni l’inflation ni la hausse des cotisations retraite, nous n’avons rien eu !
– Par contre, le taux de cotisation retraite a augmenté sans discontinuité sous le prétexte fallacieux d’une égalité/équité public/privé qui n’existe pas et qui ne saurait exister car les systèmes de retraite sont différents.
– Et l’inflation, elle a continué son chemin.
Cependant le 26 décembre 2018, le MTES a pris bien soin de pondre un arrêté reconduisant pour 2019 le gel du bordereau auquel nous restons attachés malgré les annonces antérieures de nous en séparer. Nous entrons dans la 9ème année consécutive de blocage de nos salaires !

Rappel au passage : le GVT, le Glissement Vieillesse Technicité, autrement dit le déroulement de la carrière, ce n’est pas fait pour faire face à l’inflation….

Aujourd’hui, il nous faut 10 % minimum pour la remise à niveau avec 2010. Et il faut revenir à une indexation des salaires prenant en compte tant l’inflation que la hausse des qualifications et les gains de productivité. Pour cela, seule l’action revendicative collective, l’action syndicale, permettra de briser le mur de l’austérité. Syndiquez-vous CGT !

lien

Plus d’infos sur le SMIC et la Protection Sociale

Insalubrité – Brochure CGT OM IGN – Décembre 2016

Au vu des diverses incidences générées par les « réformes » de 2003 et 2010 sur le chapitre des retraites des ouvriers affiliés au Fonds Spécial de Pension des Ouvriers des Établissements Industriels de l’État, le syndicat CGT OM IGN a réalisé une brochure de 4 pages visant à éclairer les collègues sur l’ensemble de la problématique particulière de l’insalubrité.

Lire la brochure

N’hésitez pas à contacter les élus CGT en CPO et les autres militants CGT sur l’établissement pour toute question relative à cette problématique particulière comme à l’ensemble des questions statutaires.

Matériel CGT pour l’action du 26 mai 2016 pour la défense du statut des Ouvriers d’Etat

Pour préparer la mobilisation du 26 mai, nous mettons à disposition le matériel suivant élaboré par les organisations CGT regroupées au sein du collectif inter fédéral Ouvriers d’État :

 

21 mars 1928 : il y a 85 ans naissait le FSPOEIE.

21 mars 1928 : il y a 85 ans naissait le FSPOEIE.

Ensemble pour la défense de nos statuts, de nos salaires, de nos retraites, de nos emplois !

La loi du 21 mars 1928 est l’acte de naissance du « Fonds Spécial » des Ouvriers d’État (OE) qui constitue encore à ce jour l’élément pivot des différents statuts d’Ouvriers d’État, par delà les différences rencontrées selon les ministères (7 ministères comptent des OE dans leurs personnels : MINDEF, MEDDE, Intérieur, Éducation Nationale, Recherche, Finances, Agriculture) et selon les établissements (ex au seul MEDDE : OPA, IGN, MF, DGAC).

Cette loi en jetant la base d’un système de retraite prenant en compte l’ensemble des éléments de rémunération a constitué l’un des premiers statuts d’agents de l’État avant le statut général de la Fonction publique de 1946.

A ce jour, la CGT ne voit aucune raison de remettre en cause cet acquis statutaire. Ou alors on voit trop bien quel serait le but recherché : comme pour les autres régimes de retraite de salariés ou d’agents publics, il s’agit uniquement de gaver les banques et les marchés financiers.

En vue de bâtir une démarche revendicative commune à l’ensemble des ministères et établissements, les organisations CGT organisant des OE ont pris l’initiative d’actions de mobilisation devant aller crescendo.

Pour marquer le coup à l’occasion des 85 ans du Fonds Spécial, comme pour commencer ce processus sur l’IGN, à l’image d’actions semblables prises en général de façon unitaire dans les autres secteurs, les syndicats CGT OM IGN et CFDT de l’IGN ont lancé une pétition commune portant sur les salaires, les recrutements les missions et les retraites qui sera disponible ce jeudi midi à la cantine de St-Mandé. Cette pétition circule en dehors de la portion centrale via les relais militants des syndicats partie prenante.

La pétition sera remise à la DG dès que la collecte des signatures aura été complétée.

SIGNEZ MASSIVEMENT CETTE PETITION !

CPO Avancements du vendredi 15 juin 2012

Déclaration préliminaire de la délégation CGT OM IGN à l’entrée de la CPO Avancements du 15 juin 2012

M le Président,

Mme et M les Directeurs,

Mme et M les Chefs de service,

Depuis 533 jours aujourd’hui, les ouvriers de l’Etat constatent la suspension du bordereau salarial. Ceci est inadmissible. Cette mesure inique, aligne par le bas les ouvriers sur les fonctionnaires dont le point d’indice est verrouillé depuis des années. Et ce alors que l’indice INSEE des prix à la consommation est de 2% !!  Cette logique de précarisation des agents du service public est d’ailleurs soutenue par l’inspection générale des finances qui préconise dans son dernier rapport le passage au  non remplacement de 2 départs sur 3, le maintien du blocage des salaires et l’introduction du blocage des avancements de  grade et d’échelon.

Cela revient à une hellénisation du traitement des agents de l’Etat.

Notre revendication reste inchangée : reprise des embauches dans le corps ouvrier, notamment des  contractuels ex-IFN Photo ID, dessinateurs carto et informaticiens.

La petitesse du nombre de possibilité de passage cette année va entrainer une tension sans précédent pour les agents. Celle-ci résulte non seulement des restrictions budgétaires mais aussi de l’effet de la réduction du nombre de départ en retraite du aux contre-réformes de 1993, 2003 et 2010. Ces « réformes » aboutissent à une réduction des pensions des nouveaux retraités mais elles impactent directement les avancements des actifs. A posteriori, la défaite de la bataille des retraites nous laisse un goût d’autant plus amer devant cette problématique d’avancement.

Revendication : retour au 37.5 annuité de cotisation et à la possibilité de partir dés 60 ans. Reconnaissance des carrières longues, de l’insalubrité et de la pénibilité par un départ possible dés 55 ans.

EX TAD

La lettre du FSPOEIE en date du 27 avril nous amène à vous demander de communiquer aux représentants du personnel les courriers initiaux de cet organisme par lesquels celui-ci indiquait aux services de la DRH comment il souhaitait voir calculer les temps de service des ex-TAD notamment la manière de calculer les heures, les jours et les trimestres.

Nous rappelons à l’administration que le tribunal administratif de Versailles a rendu un jugement favorable à cette catégorie de personnel en mai 2011 et que depuis lors, le traitement du dossier avance à une lenteur qui pourrait faire croire à une volonté d’enlisement afin de priver les ex-TAD du bénéfice des jugements rendus par le TA.

Si l’administration veut se retrouver avec des procédures en justice pour demande de dommages et intérêts, qu’elle persiste dans cette attitude et elle finira par obtenir ce résultat …

Télétravail

M. le Président, les représentants des personnels vous avaient transmis une revendication qui disait cela : « réactivation du groupe de travail originel et le dénouement du dossier » Après avoir été présenté en comité technique, nous ne voyons pas se réactiver favorablement ce dossier et craignons de le voir remisé sous le fond de la pile. Si votre stratégie consiste à un jour nous dire que vous êtes favorable à ce dispositif et qu’il serait bien de l’étendre pour dans la foulée passer à un autre sujet, comptez sur nous pour ne pas lâcher le morceau. Allez au bout de ce dossier ! Ré ouvrez le groupe de travail ! Les personnels n’en peuvent plus de ne pas être entendus.

Quotas

Notre étude préalable des documents de la CPO nous pose un cas de conscience quant à la façon dont s’applique le mécanisme des quotas de proposition de passage en agent technique par direction.  De par le peu de possibilité de passage cette année (14), certaine direction se voit sans possibilité aucune et la masse d’agents proposables dans celles-ci s’en retrouve augmenté. Nous vous demandons à l’avenir, d’introduire un peu de souplesse dans l’application de ces quotas. Car le risque est grand de voir les agents des « petites » directions se démotiver. Nous nous avons pris en compte cette donnée dans nos propositions, et avons tenté de rééquilibrer notre sélection au vue de la multiplicité des agents et des directions.

Encore une somme de revendication, des nouvelles et des anciennes. Les saisons avancent décidément plus vite que l’administration.

La délégation  CGT O/M en Commission Paritaire Ouvrière

Appel à manifester le samedi 6 novembre 2010

Syndicat CGT OM IGN

5 novembre 2010

Retraites :

Sarkozy et le gouvernement prétendent nous imposer leur loi

Après deux mois d’intenses mobilisations sociales, malgré la participation répétée de 2 à 3 millions de grévistes ou manifestants selon les jours, le gouvernement prétend toujours imposer sa loi de casse de nos retraites. La promulgation est attendue pour la mi-novembre.

Mais pour autant, celle-ci n’interviendra pas comme Sarkozy l’aurait souhaité car, durant ces dernières semaines, des millions de salariés ont montré qu’ils n’avaient aucune envie de se laisser faire. Ainsi, le gouvernement a perdu la bataille de la légitimité.

Et pour cause, cette loi est anti-sociale et des millions de salariés et retraités l’ont bien compris ! Cette loi ne vise pas à « sauver nos retraites », mais bel et bien à faire baisser les pensions et, à terme, à fragiliser complètement le système de la retraite par répartition.

Cette loi est anti-sociale et toutes les manœuvres du gouvernement n’effaceront pas cette réalité. A défaut d’empêcher sa promulgation, il faudra arracher son abrogation, et enterrer dans la foulée les autres lois qui l’ont précédé sur le chemin du moins-disant social : la loi Balladur de 1993 comme la loi Fillon de 2003.

Alors, pour la CGT, il n’est pas question de baisser les bras. La mobilisation doit continuer, contre cette loi injuste, faite pour satisfaire le MEDEF.

Manifestation partout en France,samedi 6 novembre 2010

Paris : manifestation régionaleà l’appel de CGT, CFDT, CFE/CGC, CFTC, FSU, UNSA

Départ : 14H30, place de la République, direction : place de la Nation.

Il est d’autant moins question d’arrêter que des dizaines de mauvais coups sont en préparation contre les salariés, contre les assurés sociaux, contre les services publics :

  • blocage des salaires et suppressions massives d’emplois dans la Fonction publique,
  • remise en cause des 35H, donc danger potentiel sur les RTT et le règlement du temps de travail appliqué à l’IGN depuis 2002 (plage fixe, …),
  • effets de plus en plus palpable de l’application de la RGPP sur les services publics, avec des suppressions de postes et de services qui ne faciliteront pas la vie et les besoins des usagers
  • le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2011 prévoit un plan « d’économies » de 2,4 milliards d’euros dont 340 millions à la charge des malades par des baisses de remboursements obligatoires ou des restrictions de prise en charge,
  • hausse de la TVA sur les abonnements Téléphone+Internet+TV avec le passage à 19,6% au lieu des 5,5% actuels,
  • arnaque de masse avec le projet de loi d’ouverture à la concurrence du marché de l’électricité qui comporte l’obligation de faire payer aux abonnés le changement du compteur d’électricité, soit 300 euros par ménage pour le plus grand profit des trusts de l’électricité, loi qui amènera aussi EDF a augmenté ses tarifs…pour ne pas défavoriser ses rivaux !!!

A l’IGN, la CGT appelle les agents à préparer la suite, car si nous prenions le risque de nous démobiliser, de baisser la garde, nous ne récolterions que toujours plus de fruits amers de l’austérité appliquée aux services publics, à nos emplois, à nos salaires.

Ainsi, le lundi 8 novembre, l’administration reconvoque le Conseil d’administration, en lieu et place de celui annulé le 22 octobre par la mobilisation du personnel.

Les élus CGT de l’IGN ne siègeront pas à cette séance car aucune des conditions qui avaient motivé notre position de boycott pour la séance du 22 octobre n’a évolué :

  • le gouvernement veut toujours nous imposer sa loi de casse de nos retraites ;
  • le budget 2011 est toujours un budget d’austérité et de casse des services publics ;
  • le budget prévisionnel IGN pour 2011 est toujours basé sur la baisse des effectifs, le blocage des salaires et la restriction budgétaire, tandis que les tutelles visent toujours à entraver notre activité en direction des recettes complémentaires de service public.

Au lieu de siéger en vain dans cette instance, la CGT appelle le personnel de Saint-Mandé à

une AG ce lundi 8 novembre 2010 à 10h30dans le hall de la photothèque

pour débattre et décider ensemble des modalités de poursuite de notre action revendicative.

Par ailleurs, la CGT OM IGN a lancé un appel à souscription pour soutenir les grévistes des différents secteurs qui ont prolongé leur action pendant plusieurs jours, voir plusieurs semaines : raffineries, ports, éboueurs de la Ville de Paris, etc …

Cette souscription n’est pas close et nous prenons contact avec les syndicats et salariés de ces secteurs pour leur transmettre avant la fin du mois le fruit de cette collecte. D’ores et déjà, nous saluons et remercions les collègues qui ont envoyé pour plus de 550 euros.

La leçon principale de cet automne, c’est bien que jamais rien n’est acquis définitivement pour les salariés dans ce système économique et social. Et que la seule façon de faire face aux mauvais coups, c’est de ne pas attendre isolé, fragilisé, désinformé. Il faut se syndiquer CGT !

Salariés, agents de l’IGN, quelque soit votre statut, votre catégorie, votre emploi : rejoignez la CGT ! Contactez les militants CGT de votre connaissance pour cela.

Rester informé pour rester mobilisé,: un blog syndical à conserver dans ses signets :

Tract CGT OM IGN daté du 25 octobre 2010

Le vote de la loi de casse de nos retraites par le Sénat n’efface pas son caractère inacceptable et illégitime, car anti-social !

CONTRE LA CASSE DE NOS RETRAITES !

Le Sénat a voté le 22 octobre, avec des procédés cherchant à brûler les étapes, le projet de loi consacré à nos retraites. Avant même que le texte ne repasse devant l’assemblée nationale pour son vote final, il est certain que le pouvoir et le MEDEF vont tenter d’étouffer la mobilisation en disant que désormais la légitimité du vote du Parlement implique la fin de l’histoire.

Vote du Parlement ou pas, cette loi n’a pas de légitimité car elle n’est pas faite pour « sauver nos retraites » comme le prétend la propagande gouvernementale. Elle vise, dans la continuité des lois de 1993 et 2003, à faire baisser nos pensions pour réduire la part des salariés dans le partage de la richesse créée (la valeur ajoutée comme disent les journalistes économiques …) pour le plus grand profit du patronat et des banques.

Malgré toutes les déclarations tendant à faire croire que des concessions auraient été faites aux demandes des organisations syndicales ou aux besoins de telle ou telle catégorie de salariés, il demeure les faits incontournables et inacceptables :

  • le recul de l’âge de départ en retraite de 60 à 62 ans, soit deux années durant lesquelles une grande partie des salariés sera en posture précaire car après 55 ans, plus de la majorité des salariés ne sont plus en situation d’activité…
  • le recul de la limite d’âge (c’est-à-dire l’âge auquel les pénalités de la décote disparaissent) passe de 65 à 67 ans.

Faire passer pour une grande avancée sociale le maintien de la limité d’âge à 65 ans pour les salariés handicapés et les mères de 3 enfants ayant interrompu leur activité professionnelle pour s’occuper de leurs enfants est une sinistre plaisanterie au regard de ce qui existe actuellement…

  • le passage de 40 à 41 annuités est un moyen parmi d’autres de faire baisser les pensions
  • la mainmise patronale sur la médecine du travail
  • la farce de la pénibilité qui enterre les corps actifs et l’insalubrité pour les corps qui en bénéficiaient…Le patronat peut être rassuré : les gars du bâtiment ne partiront pas d’office à 55 ans. Mieux, ils seront, comme avant, licenciés car devenus inaptes au travail. La pénibilité dans ce cas ne permettra d’avoir le droit de partir en retraite que sur la base d’un constat de la dégradation définitive de l’état de santé du salarié…
  • l’instauration du comité de pilotage des retraites qui sera la tour de contrôle de la descente vers le toujours moins du système des retraites.

De nombreux secteurs connaissent des mobilisations sous des formes diverses (grèves sectorielles, blocages, manifs, AG…) par delà les appels à la grève lors des journées d’action nationales. Contrairement à ce que la grande presse tend à minimiser, l’ampleur de la mobilisation des salariés et des jeunes est telle que Raymond Soubie, le conseiller en « relations sociales » de Sarkozy, est en train de perdre la face, lui qui pensait que le vote de cette loi passerait sans faire trop de vague dès septembre… Nous approchons du mois de novembre…

Alors, au-delà des manœuvres médiatiques, le gouvernement sort le gros bâton :

  • les travailleurs des raffineries en grève sont soumis à des arrêtés de réquisition qui dépassent le cadre de cette législation faite pour les temps de guerre ou de crise très grave, les piquets de grève sont dégagés par des interventions policières.
  • les incidents se multiplient lors de manifestations, où la dénonciation intéressée de la « racaille » ne peut plus dissimuler le recours à des méthodes de provocation par certains sur ordres d’en haut.

Le syndicat CGT OM IGN appelle les agents de l’IGN à participer massivement aux journées de mobilisation lancées par l’Intersyndicale nationale le jeudi 28 octobre et le samedi 6 novembre.

 

Les 28 octobre et 6 novembre :

TOUS EN GREVE ET EN MANIFESTATION

Saint-Mandé, le 25 octobre 2010

Alors, pour aider le mouvement à tenir et à rebondir, le syndicat CGT OM IGN propose de lancer :

Une collecte financière pour soutenir les secteurs en grève, notamment ceux des raffineries soumis aux réquisitions outrancières et aux actions policières de déblocage des usines et des dépôts.

(Etablir vos chèques à l’ordre de CGT OM IGN mention « solidarité avec les grévistes des raffineries »).