Première pierre posée à Beauvais: Nous y étions!

Ce vendredi 17 mars avait lieu la pose de la première pierre de la future implantation du Service de l’Imagerie et de l’Aéronautique, service issu de la fusion du SAA et du SCOP.

Il convient pour la CGT de revenir sur ce qui a amené le service en charge de la mission d’acquisition des prises de vues aériennes, source d’entrée de la donnée et donc élément stratégique au cœur d’un établissement IGN producteur de données enrichies, à être obligé de déménager après 70 ans de présence sur la base de Creil.

A l’origine de ce déménagement est la décision de transférer la partie aérienne des activités militaires de la base de Creil vers la base d’Évreux. Nous ne saurons jamais si l’IGN aurait finalement pu continuer à exploiter la piste, par la mise en place de solutions alternatives d’aviation d’affaire ou d’un accord avec le Ministère de la Défense cadrant un modus vivendi nous permettant de rester sur site, cette solution n’a pu être réellement et sérieusement étudiée.

De réunions et en discussions, il était apparu que ce n’était pas que l’implantation géographique du service qui était sur la table mais aussi l’existence même de cette mission au sein de l’IGN car la tutelle ministérielle Écologie n’était pas persuadée que cela devait être une mission de service public réalisé par l’IGN. La solution bénie pour ceux-là étant bien évidemment la sous-traitance.

La CGT de l’IGN s’est alors mise dans la situation d’interroger les agents sur leurs volontés, sur leurs attentes et leurs inquiétudes. Il était impératif que les agents puissent s’exprimer ! Il en est ressorti à l’époque une volonté farouche de défendre ce service et un attachement presque viscéral aux missions d’acquisition et de traitement des prises de vues aériennes.

Et c’est bel et bien cela que la CGT a défendu! Le souhait des agents s’est exprimé à travers des pétitions, des questionnaires et des assemblées du personnel. Mais le semblant de choix proposé à l’époque par la Direction Générale ne pouvait à notre sens que produire ce résultat :

Ou un déménagement partiel à Nîmes, sur la base de l’Aviation Civile ; des pseudo-avantages à la clef dont on a toujours pas compris la réelle portée ( mais en fait, peu importe) et surtout des risques importants de casse sociale, de perte de compétences et de mise en difficulté de l’acquisition des PVA. Ce projet s’accompagnait aussi d’une réorganisation de la partie traitement, mêlant le SCOP à un projet déjà à notre sens très bancal. ( Cette réorganisation a finalement eu lieu en 2016, mais parce que nous avons combattu sa forme initiale nocive, sous une forme relativement différente).

Ou un déménagement à Beauvais, impliquant la construction d’une nouvelle base ; le sujet du financement des travaux dans un cadre budgétaire d’austérité imposé par nos gouvernants ne rendant pas l’affaire si simple, ce projet permettait pourtant à la majorité des agents du SAA de trouver une solution ne bousculant pas leur cadre familial et maintenait le cadre fonctionnel du service.

Ce ne fut pas un choix, mais une adhésion quasi-totale à la seconde solution.

Alors, à la vue d’élus se gargarisant de la venue de l’IGN sur le site de Beauvais-Tillé, élus développant tous par ailleurs une idéologie libérale anti-Service Public, un sourire nous vient. C’est une fois encore par la mobilisation des personnels, des personnels attachés à leur travail, à leurs emplois et à leurs missions que ce projet à abouti.

A la vue du représentant de l’État, en la personne du secrétaire général de la préfecture de l’Oise, se félicitant de la synergie d’action entre l’État et les collectivités territoriales, il nous revient à l’esprit que l’État vient d’annoncer une baisse de dotation pour l’établissement et que par conséquent, c’est l’IGN qui va devoir financer seul ces travaux ( alors que la tutelle Écologie s’y était engagée…au début ).

Ces opportunismes bon ton, entre deux verres de champagne, illustrent abondamment que la raison d’être de l’IGN ne va pas de soi pour tout le monde. La CGT se battra et luttera de toutes ses forces pour que l’IGN soit assuré d’une pérennité certaine et que les personnels puissent s’épanouir et prendre part à cette belle aventure que sont les missions de l’IGN.

Longue vie à l’IGN !  Longue vie au SIA ! Bien-être et liberté pour tous les agents de l’IGN ! Et gardons en mémoire que rien de durable ne se fait sans la lutte …

Après le CT de l’IGN du 7 mars 2017 – Situation réelle du RPG

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Lors du dernier CT, la CGT a demandé une présentation de la phase 2. Des chiffres, nous en avons eu, mais sur les conditions de production réelles, c’est par les agents que nous avons été informés. Et il semblerait que les bonnes conditions assurées officiellement ne sont pas au rendez-vous.

Chers agents de la production RPG, prenez 5 minutes pour lire ce mail !

Entre un logiciel Isis, qui plante et dont l’ergonomie de travail ne fait rien pour améliorer le quotidien, et des cadences qui sont intenables, les inquiétudes des agents sont plus que légitimes et doivent être entendues.

Le mode dégradé, dont la DG nous avait dit que ce n’était pas ce qui était visé pour cette année, est pourtant constaté.  » Nous avons pu demander à l’ASP, et nous avons été entendu, quant à la création d’une page dans ISIS dédiée à la prod IGN. Cela va permettre de gagner en confort de production » nous avait assuré le DPR à l’époque. Bon bah c’est raté!

Et les réponses du type  » serrez les dents, c’est qu’un mauvais moment à passer, ne vous démotivez pas  » de la part de DPR ne sont pas du niveau de ce que nous pouvions attendre.
Il nous est rapporté une perte de sens du travail par les agents dans le cadre de ce chantier et de toute évidence un processus non efficient.

Tout cela avec une date de fin de chantier au 31 mars?! Ce n’est ni raisonnable, ni tenable.

Pour la CGT, il est de la responsabilité de l’employeur de mettre à disposition les outils adaptés pour que les salariés puissent tenir les délais.

Nous invitons tous les agents à discuter entre eux, à inscrire sur une feuille ou un tableau ce qui leur paraît insupportable et à les transmettre en retour de ce mail.

Méthodes de travail, cadences, délai, « outil » Isis, tout est discutable, ne vous censurez pas!

Nous allons demander audience rapidement pour porter ce sujet et exiger d’autres conditions de travail pour les agents.

Pour la CGT, Benjamin Briant

Poue

CA de l’IGN du 14 décembre 2015 : le SAA sera relocalisé à Beauvais

Communiqué des élus CGT au Conseil d’Administration de l’IGN

De nombreuses actions ont été menées depuis le début de l’été par les personnels du SAA et par le personnel de l’IGN pour défendre les activités de prises de vues aériennes de l’IGN. Malgré des rebondissements inattendus comme l’épisode ENAC, et le souhait non dissimulé de la tutelle d’externaliser la prise de vue, c’est la raison qui l’emporte, avec le choix du scénario « Beauvais », qui permet de maintenir le savoir-faire et prend le mieux en compte le besoin social des personnels.

Le conseil d’administration a délibéré hier, lundi 14 décembre, sur la réimplantation du SAA à Beauvais : vote pour à l’unanimité.

Pour les élus du personnel, cette implantation doit permettre de poursuivre durablement les activités aériennes à l’IGN.

Les élus du personnel ont proposé un vœu pour demander une dotation exceptionnelle de l’État, sur la durée de la convention d’occupation. La présidente a refusé de le soumettre au vote, sous prétexte que le CA n’a pas vocation à voter des vœux, et que le surplus financier n’interviendrait que pendant la durée transitoire de 3 ans. Il appartiendra à l’IGN d’inclure ces charges supplémentaires lors des discussions budgétaires annuelles.

La CGT agira pour que la relocalisation à Beauvais réussisse, dans la durée, tout particulièrement en ce qui concerne le financement, pour lequel l’État doit prendre clairement ses responsabilités, en investissant pour renouveler et moderniser les matériels, et en garantissant les effectifs. L’effectif cible de 48 agents est un minimum en dessous duquel on ne peut pas descendre, et les besoins à la hausse des effectifs doivent être pris en compte.

Point divers pour information : le directeur général nous a fait part de son inquiétude au sujet des lois Valter, Lemaire, Macron2 sur l’Open Data et la gratuité des données publiques. Pour l’instant, l’IGN peut encore percevoir des redevances, mais la gratuité des données, si elle était votée, impacterait sérieusement les finances de l’IGN. Ce vaste débat sera crucial pour l’avenir de l’établissement, et nous le mènerons avec l’ensemble du personnel.

Saint-Mandé, le 15 décembre 2015
Les élus CGT au CA de l’IGN

Déclaration CGT IGN du 04 novembre 2015 / RPG : les personnels ne doivent pas (une fois de plus) en payer le prix!

Ce mercredi matin, une grande messe va être donnée en salle Gènot devant les opérateurs réquisitionnés pour la phase de rattrapage du RPG.

Si la CGT reconnaît que la réalisation du RPG est un enjeu vital pour l’IGN, elle demande que la DG et les tutelles, plus particulièrement le MAAF (Agriculture), veillent à y associer les moyens budgétaires et humains suffisants.

Dans ce contexte, la CGT s’inquiète fortement sur les conditions de travail qui risquent d’être imposées aux opérateurs impliqués sur ces travaux dans un contexte technique difficile et peu stable :
– l’interface ISIS de l’ASP, sur lequel l’IGN n’a aucune maîtrise, n’est pas un SIG classique. Celle-ci risque d’alourdir considérablement la phase de réalisation du RPG,
– la valse des spécifications ne doit pas se faire au dépend de l’IGN et donner lieu à une surcharge supplémentaire de travail pour les opérateurs.

Si la Direction Générale et la Direction de la Production peuvent compter sur la mobilisation des personnels, elles doivent s’impliquer pour que les moyens matériels soient mis à disposition pour assurer un fonctionnement optimal.

Dans ce contexte, la CGT souhaiterait faire un certain nombre de rappels sur la réglementation en termes de temps de travail :
– le maximum quotidien d’heures travaillées est de 10h par jour sur une amplitude de 12h,
– il est possible de faire 44h par semaine en moyenne sur 12 semaines consécutives avec un pic de 48h pour cette période,
– le repos minimum entre deux services est de 11h, et le minimum garanti hebdomadaire est de 35h (24H + 11H) avec un maximum de 6 jours de travail consécutifs.
Sur les heures supplémentaires :
– pour les ouvriers de l’État, un samedi travaillé engage un taux horaire majoré à 50% et le dimanche à 100%.
– pour les fonctionnaires et les agents non-titulaires payés sur une base indiciaire, une récupération majorée selon les mêmes coefficients que ceux évoqués ci-dessus.

La CGT revendique de maximiser le nombre d’agents pour répondre à cette production afin que celle-ci se fasse dans le respect strict de cette réglementation. Le but étant que le risque de pression ne se fasse pas au dépend de la santé des opérateurs qui en assureront la charge.

La CGT demande que le seuil d’heures hebdomadaires déclenchant les heures supplémentaires corresponde à la première minute au delà du profil horaire hebdomadaire et que pour les fonctionnaires et les agents non-titulaires payés sur une base indiciaire, soit instaurée une prime exceptionnelle reconnaissant l’investissement humain nécessaire à la réalisation de cette production dans les délais, au delà de la simple récupération majorée.
Enfin, petit détail de fin d’année, la CGT demande que le droit aux congés soit garanti en cette veille des fêtes de fin d’année, que les agents requis aient déjà ou non posé leurs congés pour cette période.
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Déclaration CGT IGN / Point d’avancement du dossier SAA au 09 Octobre 2015

Assemblée du personnel du SAA le 8 Octobre 2015

Le jeudi 08 octobre au matin, s’est tenue sur la base de Creil une Heure Mensuelle d’Information Syndicale ( HMENS), a laquelle ont participé les agent du SAA.
Cette réunion avait pour but de transmettre les dernières informations en notre possession aux personnels, de réaffirmer le point de vue de la CGT (OM et PTA) sur les dangers liés aux multiples projets encore en lice.

Nous rappelons que l’avenir du SAA et l’avenir de l’IGN sont fortement liés : la maîtrise de l’acquisition des données images, leur qualité, leur disponibilité sont des éléments essentiels du fonctionnement des services de production de l’IGN et de la capacité de l’IGN à remplir ses missions fondamentales.

La sous-traitance n’a pas démontré sa fiabilité. Les satellites ne couvrent pas tous les besoins. Les drônes sont hors de tout financement raisonnable et seraient un système totalement nouveau à construire de toutes pièces. Les avions demeurent à l’heure actuelle indispensables.

Sur l’ENAC, nous avons rappelé notre ferme opposition pour plusieurs raisons

La lettre de mission confiée au secrétaire général de l’ENAC, cosignée par le DG de l’IGN et celui de la DGAC, comporte en plus de la partie « rapprochement sur un même lieu », l’étude du transfert de la mission de PVA, de la réalisation des pré-traitements, le transfert des avions, des caméras et des personnels. C’est une externalisation. Chose inacceptable pour nous car cela revient à une perte totale de la maîtrise de la donnée géographique, risquant de mettre à mal l’ensemble de la production. De plus, la situation des agents transférés ne serait pas si enviable que cela puisse paraître. Rien n’est prévu pour l’instant pour la mobilité des ouvriers de l’état, notamment en termes de garanties statutaires.

Sur Nîmes, nous émettons des doutes prégnants quant aux volontés affichées de la DG de développer des « synergies » et de mutualiser certaines compétences d’autant plus que la maintenance est sous-traitée et que les missions sont radicalement différentes.

A Creil, nous ne partagions avec les militaires depuis près de 70 ans que l’usage de la piste et de fait, nous subissons le risque lié au fonctionnement de la Défense : une fermeture brutale et sans appel de l’infrastructure. En quoi une mutualisation réalisée ailleurs avec d’autres partenaires nous procurerait une plus grande sécurité de fonctionnement ? L’argument de la mutualisation se résume pour nous à une mutualisation des risques et des inconvénients.

Par ailleurs, le syndicat CGT OM se base sur un questionnaire diffusé par ses soins aux agents du SAA et auquel 40 agents ont répondu en affichant clairement leur souhait de ne pas aller à Nîmes.

Sur Beauvais, la CGT défend effectivement ce projet comme étant d’abord celui souhaité par la majorité des agents ayant répondu au questionnaire (voir plus haut). De plus, s’il est certain que ce projet situé sur l’aéroport de Beauvais-Tillé a le mérite d’être porté par les élus locaux, il permettrait de garantir la pérennité des PVA sous maîtrise complète de l’IGN.

Mais point d’angélisme! La CGT va interpeller le ministère et a fait une demande d’audience pour que l’État soutienne financièrement l’IGN dans ce projet. Il serait aberrant de laisser l’IGN se débrouiller seul, sur son budget propre, alors que quoiqu’il arrive, cela coûtera à l’IGN.

La réunion des personnels a permis d’exprimer l’attente forte des agents quant aux entretiens personnalisés, notamment en terme de réglementation, mais aussi les doutes et les interrogations qui les percutent actuellement.

La CGT met en garde la DRH de l’IGN : les enjeux pour les agents du SAA sont grands, et il ne saurait être question de procéder de façon précipitée, brusque et expéditive. L’intervention de la DRH auprès des personnels de Creil, qui se fait dans une situation particulièrement sensible, impose de prendre en compte clairement l’absence de décision à ce jour et la difficulté à anticiper une situation de la part des agents. Nous serons très vigilants pour que des moyens conséquents, en termes notamment de formations et/ou de conditions de reconversion pour les agents exprimant un souhait de mobilité interne ou externe. Au minimum, il faut que chaque agent dispose d’une convocation en bonne et due forme à l’entretien.

Bonne nouvelle : l’investissement pour le projet Beauvais n’est plus un problème

Le projet de relocalisation sur l’aéroport de Beauvais n’est pas simple pour une chose : il faut tout construire. Hangar, bureaux, salle de réunion, taxiway … Pour un chiffrage de 5 millions d’euros, une base complète pourrait voir le jour. Hors dans le contexte d’austérité budgétaire appliquée actuellement à l’IGN et vue l’absence remarquée de nos tutelles, un tel financement est plus que délicat. Mais c’était sans compter la proposition du syndicat mixte qui gère l’aéroport de Beauvais-Tillé qui propose de réaliser l’investissement, en faisant payer un loyer d’à peu prés 300.000 euros par an sur 15 ans. C’est clairement une bonne nouvelle et s’il est certain que tous les sujets, notamment celui de la phase de transfert, ne sont pas traités, il faut se réjouir de cela.

L’ENAC à Melun, ou le tuyau percé

Si nous avons pu, avec les personnels du SAA, dire à quel point nous étions contre le projet de l’ENAC, c’est à la lumière des éléments qui nous sont parvenus récemment. Et nous conduisent à réaffirmer notre position. Nos contacts, confirmés à leur façon par le chef de service du SAA et le SG de l’ENAC, décrivent un état pitoyable des locaux. L’ENAC verrait bien l’IGN effectuer cette rénovation lourde de ses locaux à ses frais ! Le risque d’avoir à les reconstruire existe…

Mobilisation le 13 octobre pour le démarrage des entretiens personnalisés,
Mobilisation le 23 octobre pour le CA de l’IGN

Ces éléments sont à mettre en perspective avec les plus de 400 signatures à la pétition. Les agents de l’IGN se défendent en défendant les Prises de Vue Aériennes, la totale maîtrise de la donnée en entrée de chaîne de production et au SAA. Cette volonté de défendre l’IGN doit être entendue par notre direction générale et les tutelles. C’est par la mobilisation des personnels que cela doit prendre forme.

Tout d’abord le 13 Octobre, lors du début de la campagne des entretiens, une délégation CGT sera présente pour soutenir les personnels du SAA.
Ensuite le 23 Octobre, les syndicats CGT de l’IGN vont mobiliser les personnels de l’IGN pour aller remettre les pétitions aux membres du CA de l’IGN et défendre le SAA et ses personnels.

Pour le syndicat CGT OM,
Benjamin BRIANT

Pour le syndicat CGT PTA,
Pierre THOMAS

SAA en danger : tout l’IGN est menacé !

La fin de l’activité aérienne sur la base militaires de Creil, décidée par le gouvernement, au nom « d’un nouveau modèle d’armée, adapté aux ambitions, au contexte stratégique et à la situation des finances publiques » impose de trouver une solution viable pour assurer les missions de prise de vue aérienne de l’IGN !

Lire la suite dans le tract CGT IGN ci-joint.

La pétition lancée par les syndicats CGT.

Information syndicale parue aussi sur le site de la FNEE-CGT